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 Le pays désenchanté //feat Latika

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Message#Sujet: Le pays désenchanté //feat Latika   Lun 28 Déc - 20:25

Le pays désenchanté

 

 
Le désenchantement est plus à craindre que le désespoir. Le désenchantement est un rétrécissement de l'esprit, une maladie des artères de l'intelligence qui peu à peu s'obstruent, ne laissent plus passer la lumière.
 
 
A peine arrivé au palais que Nahel avait ressenti le besoin de partir en exploration. Dans sa province d'origine, il avait depuis longtemps prit l'habitude de se mêler anonymement à la foule pour aller écouter les conteurs ou profiter des marchés et il avait bien la ferme intention de faire pareil ici. Mais alors que durant le voyage il s'était imaginé une capitale à l'image de ce qu'on lui avait raconté du palais du sultan, il avait déjà eu un choc lors de son arrivée en voyant les rues mal entretenues et les enfants courant autour d'eux en haillons. Alors maintenant, il voulait avoir le coeur net, savoir si ce n'était qu'un mirage dû à la fatigue de la longue traversée depuis Adhabja.

Mais alors qu'il s'aventurait dans les rues après s'être esquivé discrètement du palais, Nahel devait se rendre à l'évidence. Une fois sortie des splendeurs du palais, la ville était en ruine. La pauvreté se ressentait dans chaque rues, se lisait dans chaque regards. Veillant à garder la capuche de sa tunique sur son visage, le prince avançait au hasard des bâtiments, une main posée sur la dague passée à sa ceinture. Comment le Sultan pouvait-il accepter cela ? Nahel était horrifié et le mal du pays le prit soudainement. Certes, Adhabja ne croulait pas sous l'or et les pierres précieuses, comme il était le cas du palais du sultan, mais grâce à l'abondante eau des oasis qui poussait les marchands à s'arrêter là, la ville était colorée, la vie y était agréable et en imaginant Barbãda, Nahel avait toujours imaginé une ville encore bien plus grandiose. Autant dire que le désenchantement était grand.

Après une bonne heure d'exploration, Nahel retourna au palais, se faufilant parmi les ombres pour entrer comme il était sortit. La splendeur des décoration du palais s'étalèrent alors douloureusement devant ses yeux. Nahel était un prince, fils d'un prince régent, il savait qu'il serait obligé de toujours gardé pour lui ce que le sultan lui inspirait en cet instant sous peine d'être condamné et exécuté pour trahison mais il n'en pensait pas moins pour autant.

C'était avec cette pensée en tête qu'il se dirigeait d'un pas rapide vers le couloir menant aux appartements qui étaient siens le temps de sa formation. La dernière chose qu'il voulait était de se faire surprendre par un garde ainsi vêtu de vêtements digne d'une classe sociale bien inférieur. Non pas par honte mais parce qu'il n'avait pas envie d'avoir a expliquer pourquoi il était ainsi habillé.

C'est pourquoi il sursauta lorsqu'il entendit un bruit derrière lui et se retourna vivement. Devant lui se tenait une femme à qui Nahel aurait bien été incapable de donner un âge. Mais ce dont il était sûr en tout cas, c'était de sa grande beauté qu'il devinait à la lumière des chandelles éclairant le couloir. Prenant conscience que son propre visage était toujours caché par l'ombre de sa capuche, Nahel rejeta sa capuche en arrière

N'appelez pas les gardes, lui demanda-t-il d'une voix douce mais légèrement tendue. Il n'avait pas vraiment envie que sa première nuit au palais soit déjà l'occasion d'un scandale. Je sais que ma tenue peu porter à confusion mais je suis le prince Nahel, l'invité du Sultan.

Il ne manquerait plus qu'il finisse dans les cachots, confondus avec un vulgaire voleur.

 
 
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Message#Sujet: Re: Le pays désenchanté //feat Latika   Dim 7 Fév - 16:48

Nahel & Latika
Le pays désenchanté
Latika passait le plus de temps possible au palais, afin de poursuivre son œuvre auprès du sultan. Pour l’instant, elle n’était que sa maîtresse, mais le « jeune » femme avait bien l’intention de devenir plus que cela. Même si elle parvenait, un peu, à avoir de l’influence sur le sultan, elle en voulait bien plus. Et pour cela, elle devait devenir officiellement l’une des épouses de cet homme, même si elle comptait s’épargner d’ajouter quelques marmots à toute la quantité d’enfant qu’il avait déjà. Latika attendait donc ce moment, encore plus depuis le retour de Nathaniel dans sa vie. Il était évident que les évènements allaient changer radicalement bientôt. Celui qui avait brisé son cœur autrefois, le rendant aussi froid qu’il l’était maintenant, avait l’intention de provoquer une guerre entre les deux anciens royaumes en conflit. Latika n’avait que faire d’un nouveau conflit entre eux, ce n’était pas ce qui l’importait le plus dans cette histoire. Ce qu’elle voulait, c’était récupérer ce qu’on avait volé au royaume et plus précisément à sa famille autrefois. Elle avait bien l’intention de la récupérer, afin de racheter son honneur. C’était l’une des autres solutions, en plus de devenir l’épouse du sultan. Elle n’avait pas l’intention d’abandonner son but premier, parce qu’elle était incapable de faire entièrement confiance à son ancien amant. Elle n’était pas bête, elle était tombée dans le panneau dans le passé, il ne se moquerait pas d’elle encore une fois. Et si au passage, elle pouvait lui arracher le cœur, c’était encore mieux.

La femme aux apparences de jeune femme, sans en avoir l’âge vraiment, marchait donc tranquillement dans les couloirs du palais. Elle venait de passer un moment très agréable, et particulier, en compagnie du sultan. Maintenant, elle faisait simplement comme chez elle. Après tout, elle l’était un peu, chez elle. Même si ça agaçait fortement la première femme du sultan, la mère de Minati, mais ça lui donnait encore plus envie de le faire. Soudain, alors qu’elle marchait, Latika remarqua la silhouette d’une personne dans le couloir. Sur le moment, elle crut à une personne du peuple s’étant infiltré dans le palais. Mais l’homme, en la voyant, retira rapidement sa capuche avant de lui demander de ne pas aller les gardes, précisant son identité. Un prince invité du sultan ? Vraiment. Latika ne savait pas encore si elle devait le croire, mais elle aimait d’avance cette information si elle s’avérait véridique. Surtout que ce Nahel était quand même un très beau jeune homme.

« Et comment pouvez-vous me prouver que vous êtes bien le prince invité du sultan et pas seulement un usurpateur ? » Elle marqua une pause avant de reprendre. « On ne peut pas vraiment dire que vos habits parlent d’eux même. »

Pour un prince, il était bien trop vêtu comme un homme du peuple. Mais Latika voulait bien lui laisser le bénéfice du doute, parce qu’elle aurait bien plus d’avantage à se retrouver devant un prince que devant un voleur.
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Message#Sujet: Re: Le pays désenchanté //feat Latika   Mer 17 Fév - 16:00

Le pays désenchanté

 

 
Le désenchantement est plus à craindre que le désespoir. Le désenchantement est un rétrécissement de l'esprit, une maladie des artères de l'intelligence qui peu à peu s'obstruent, ne laissent plus passer la lumière.
 
 
Décidément, sa venue au palais était plutôt du genre chaotique. Et visiblement, pas grand monde avait été mit au courant de sa venue en dehors des serviteurs et, bien entendu, de ses instructeurs au sein de l'armée.

Ce n'était pas que Nahel était friand des entrées fracassantes et fastueuses, au contraire il préfère les choses plus simples, mais il était vrai que cela lui aurait sans doute facilité un peu la vie si le Sultan avait prit la peine d'annoncer officiellement sa venue auprès de ses proches, tels que sa fille par exemple typiquement. Ou la jeune femme qui se tenait en face de lui et dont il ignorait tout de l'identité.

A l'observer un peu plus en détail malgré la pénombre du couloir, il remarqua la finesse et la richesse de ses vêtements. Elle était trop bien apprêtée pour une servante. Qui pouvait-elle donc bien être par conséquent ? Bonne question. Une soeur non-officielle de Minati ? Ou alors, peut-être plus probablement, une des épouses du Sultan. Et si c'était le cas, Nahel devait avouer que son hôte avait alors vraiment très bon goût en matière de femme. Elle faisait clairement partie des femmes les plus séduisantes qu'il ai pu rencontrer jusqu'à présent et il songea qu'elle devait certainement faire tourner bien des têtes. Elle devait faire partie de ses beautés empoisonnées pour lesquels des amis de longues date n'hésitaient pas à se battre.

Ne vous a-t-on jamais dit qu'il ne fallait pas juger un livre à sa couverture ?, répondit-il du tac-au-tac non pas avec insolence mais avec humour tout en lui adressant un sourire désarmant.

Se montrer ainsi sur de lui ne lui avait pas vraiment été d'une grande aide plus tôt dans la journée mais Nahel avait été élevé dans l'idée qu'un Prince ne devait jamais, en aucun cas, se laisser déstabiliser. Une éducation plus que rude qui avait portée ses fruits sur le jeune homme.

Si vous ne me croyez pas, nous pouvons aller demander confirmation auprès de la Princesse Minati, dit-il ensuite avant de s'approcher de la jeune femme et de se pencher légèrement sur elle pour ajouter sur le ton de la confidence. Mais de vous à moi, j'ai toujours appris qu'il fallait craindre le dragon endormit que l'on voudrait réveiller.

Ce n'était sûrement pas un secret pour qui que ce soit que Minati n'était pas exactement la princesse la plus facile à vivre après tout. Enfin, sauf pour le Sultan lui-même à voir. De plus, au peu qu'il en avait vu de la princesse, Nahel craignait un peu que cette peste refuse de le reconnaître juste pour le plaisir de le voir croupir en cellule jusqu'au réveil du Sultan au matin. Il ne savait pas pourquoi mais une petite voix en lui lui disait que c'était tout à fait le genre de la demoiselle.

Et si j'avais été un voleur, j'aurai certainement profité de ce couloir sans le moindre garde pour vous attaquer, non ? Demanda-t-il avant de reculer d'un pas sans pour autant quitter la ravissante jeune femme du regard. Mais vous avez raison sur un point, la sécurité mériterait d'être renforcée. Je suis sorti et rentré sans grandes difficultés. Je veux bien croire que je sois doué pour me faufiler silencieusement mais tout de même...

 
 
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Message#Sujet: Re: Le pays désenchanté //feat Latika   Jeu 31 Mar - 9:40

Nahel & Latika
Le pays désenchanté
La première remarque de l’inconnu – Latika ne savait pas encore si elle devait le considérer comme le prince Nahel – eut le don de l’amuser. Il ne fallait pas juger un livre à sa couverture en effet, Latika était bien placé pour le savoir. Qui pouvait croire en la voyant qu’elle avait arrêté de vieillir il y a plusieurs années déjà ? Qu’elle ne devrait, normalement, pas ressembler à la jeune femme qu’elle semblait être. Et pourtant, c’était bien le cas. Latika savait donc parfaitement qu’il ne fallait pas se fier aux apparences, mais il ne fallait pas non plus accorder sa confiance à n’importe qui. La « jeune » femme avait déjà eu des mauvaises expériences dans le passé en donnant trop rapidement sa confiance (et son cœur d’ailleurs), elle ne commettrait plus jamais la même erreur. Alors, elle ne pouvait pas croire cet homme sur parole, même s’il avait un visage d’ange. C’était surtout ceux-là qui étaient dangereux. Mais Latika devait quand même reconnaitre que le jeune homme sous ses yeux avait de la répartie, ça lui plaisait assez. Et puis, il fallait bien avouer, de ce qu’elle voyait, il n’était vraiment pas mal.

L’homme affirma alors qu’ils pouvaient aller trouver Minati pour confirmer son identité si elle voulait. Latika apprécia cette information encore une fois, la princesse avait donc rencontré l’invité de son père ? Bien, elle ne manquerait pas de la questionner sur ce sujet la prochaine fois qu’elle verrait la jeune femme. La maîtresse du sultan ne dit rien alors que Nahel s’approchait d’elle pour lui confier quelques propos dans un murmure, son sourire s’agrandissant au passage. Elle lui répondit sur le même ton, son regard ne lâchant pas son visage.

« Le sultan sait que vous parlez de sa fille préférée de cette manière ? »
Latika marqua une pause, souriant toujours. « De vous à moi, si vous ne voulez pas avoir d’ennui, ne vous mettez pas la princesse Minati à dos. »

S’il y avait bien une des princesses de ce royaume (prince et princesse compris) à ne pas se mettre à dos, c’était la belle Minati. La jeune femme savait parfaitement comment se comporter pour obtenir tout ce qu’elle désirait de la part de son père. Ce n’était pas pour rien d’ailleurs que Latika faisait tout pour l’avoir dans ses papiers. Elle l’appréciait parce qu’elle aimait son caractère, mais il était évident qu’elle cherchait surtout à s’en faire une alliée. Surtout que cela dérangeait aussi sa mère – la première femme du sultan – alors ça ne faisait que l’amuser encore puisque celle-ci n’appréciait pas l’idée que Latika puisse devenir une des épouses de son mari. L’homme se recula alors, affirmant qu’il aurait profité du couloir pour s’en prendre à elle, s’il était vraiment un voleur.

« Soit, je veux bien vous donner le bénéfice du doute. »
Dit-elle finalement, se disant qu’elle avait sans doute raison de croire qu’il était le prince Nahel. Mais de toute façon, la « jeune » femme savait parfaitement qu’elle aurait confirmation rapidement auprès du sultan. « Mais si jamais le sultan m’apprend que vous m’avez menti, je ne voudrais pas être à votre place. »
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Message#Sujet: Re: Le pays désenchanté //feat Latika   Mar 26 Avr - 14:02

Le pays désenchanté

 

 
Le désenchantement est plus à craindre que le désespoir. Le désenchantement est un rétrécissement de l'esprit, une maladie des artères de l'intelligence qui peu à peu s'obstruent, ne laissent plus passer la lumière.
 
 
Malgré le fait qu'il soit habillé comme un vulgaire paysan ou villageois d'une tenue faite de tissus brun et grossier, Nahel se tenait ferme et droit, les bras croisés et ne quittait pas la jeune femme de ses yeux noirs. Une attitude plutôt à l'opposé de ce que l'on pouvait attendre de quelqu'un portant ce genre de vêtements. Quoi qu'il en soit, il ne semblait pas du tout nerveux alors soit il disait la vérité et était réellement le Prince, soit il était le voleur le plus culotté de l'histoire de ce royaume.

Et non, le Sultan ignorait que Nahel parlait ainsi de Minati. À dire vrai, durant le repas du soir, Nahel avait bien veiller à ne pas évoquer la Princesse tout court même s'il ne doutait pas que la jeune femme n'attendrait sûrement pas bien longtemps pour aller se plaindre de lui à son Sultan de père. Mais si Nahel était assez fou pour tenir tête à la demoiselle, il ne l'était pas encore assez pour dire ce qu'il en pensait à son père. Il avait tendance à ce montrer parfois un peu inconscient et tête brûlé, mais pas à ce point tout de même.

De vous à moi, reprit-il exactement sur le même ton que celui employé par la magnifique femme se tenant face à lui, je crains que ce ne soit déjà trop tard...

Nahel adressa un sourire embêté à la jeune femme, son regard pétillant de malice, avant de reprendre en acquiesçant doucement de la tête.

La Princesse et moi avons eu une rencontre pour le moins... Distrayante.

Et ça ce n'était pas rien de le dire. Nahel avait déjà rencontré plusieurs autres princesses mais jamais encore de la sorte. Déjà parce que leur rencontre, au final, n'avait rien eu d'officiel comme cela était généralement de coutume. Et aussi parce que Minati... était Minati. Aussi loin qu'il s'en souvienne, Nahel n'avait pas le souvenir d'avoir déjà rencontré une fille comme elle, à savoir aussi jolie qu’insupportable. Car oui, elle avait beau lui sembler particulièrement invivable, Nahel était bien forcé d'admettre qu'elle avait pour elle certaine beauté. Un point que d'ailleurs semblait se partager finalement les femmes vivant entre ses murs à en croire l’apparence de son interlocutrice.

La jeune femme semblait rester méfiante mais au moins, elle lui accordait le bénéfice du doute ce qui était plutôt une bonne chose car Nahel n'aurait vraiment pas voulu devoir en arriver à réveiller le fameux dragon.

Si le Sultan vous apprend que je vous ai menti, il y a fort à parier que je ne serais déjà plus dans les environs, vous ne pensez pas ?, répondit-il du tac au tac avec un certain aplomb et un sourire d'ange. Mais maintenant que bous savez qui je suis, puis-je à mon tour savoir à qui j'ai l'honneur ?

Elle n'était clairement pas une servante. Ou alors une servante particulièrement effrontée. Se pourrait-il qu'elle soit elle aussi l'une des filles du Sultan ? Une des princesses du palais et donc, par logique, une des soeurs de Minati ?

 
 
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Message#Sujet: Re: Le pays désenchanté //feat Latika   Mar 24 Mai - 11:47

Nahel & Latika
Le pays désenchanté
S’il y avait une chose que toutes personnes vivant dans le palais devaient savoir, c’était qu’il ne fallait pas se mettre Minati à dos. Ce n’était pas pour rien que Latika faisait en sorte d’être dans les petits papiers de la jeune femme, autant que dans ceux de son père (même s’il était évident qu’elle n’utilisait pas les mêmes méthodes). Minati était la princesse préférée de son père, le diamant, il l’écoutait sans doute plus qu’il n’écoutait ses nombreux autres enfants. Elle savait y faire en tout cas pour qu’il cède à tous ses caprices (ou presque tous), alors il fallait éviter qu’elle exige son départ quand on avait l’intention de rester dans le palais pendant un moment. Latika afficha un sourire quand l’homme se trouvant sous ses yeux lui affirma que c’était un peu trop tard pour lui, puisqu’il avait eu une rencontre « distrayante » avec Minati. Eh bah, on pouvait dire qu’il commençait fort ce prince. En même temps, la « jeune » femme n’était pas vraiment étonnée d’apprendre que la rencontre entre le prince et Minati ne s’était pas forcément bien déroulé. Le jeune homme avait l’air d’avoir un caractère fort, il semblait sûr de lui, ça ne pouvait que faire des étincelles avec le caractère de la belle princesse. Latika regrettait juste de ne pas avoir assisté au spectacle, mais elle osait croire que ce dernier se déroulerait encore prochainement. Elle aurait surement l’occasion de croiser les deux jeunes gens ensemble, ne serait-ce que dans un diner officiel. Et si Minati parlait du jeune homme à son père, elle espérait qu’il lui en parlerait en retour. Ils avaient des conversations vraiment intéressantes par moment, quand la « jeune » femme avait réussi à le divertir comme elle savait si bien le faire.

Le sourire de Latika s’agrandit quand le prince lui répondit du tac au tac, avec un grand aplomb. Au moins, on pouvait dire qu’il avait vraiment du répondant et qu’il n’avait pas froid aux yeux. Parce qu’avec tout cela, le jeune homme n’avait pas encore la moindre idée de qui elle était. A moins qu’il ne pense qu’elle soit une simple servante. Si c’était le cas, elle le prendrait particulièrement mal, elle avait bien plus de classe que ces dernières. Il semblait juste être le bon moment pour elle de se présenter. Elle plongea donc son regard dans celui du prince Nahel, un sourire en coin.

« Je me nomme Latika. » Evidemment, la « jeune » femme ne pouvait pas juste se contenter de cela. Le prince allait forcément avoir envie de savoir quelle était sa place dans le palais. Et elle n’avait pas l’intention de se retenir de le lui apprendre. « Je suis la future femme du sultan. »

La future femme oui, avant qu’elle ne devienne l’une des femmes de l’homme puisqu’elle était loin d’être la seule à avoir attisé son intérêt. Sauf que Latika espérait qu’elle aurait quand même une place de choix parmi toutes ces femmes. Même si sa première épouse, la mère de Minati, ne l’appréciait guère.
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Message#Sujet: Re: Le pays désenchanté //feat Latika   Ven 10 Juin - 10:41

Le pays désenchanté

 

 
Le désenchantement est plus à craindre que le désespoir. Le désenchantement est un rétrécissement de l'esprit, une maladie des artères de l'intelligence qui peu à peu s'obstruent, ne laissent plus passer la lumière.
 
 
La discussion était bien plus facile avec la belle inconnue qu'avec Minati. C'était même le jour et la nuit et ce n'était pas pour lui déplaire. Le fait que la jeune femme soit plus âgée que la princesse devait y être pour quelque chose. Il se demandait d'ailleurs quel âge elle pouvait bien avoir. Elle était peut-être plus âgée que lui ou alors du même âge mais plus jeune, il en doutait. Cela n'était cependant pas pour lui déplaire, les femmes un peu plus âgées étaient généralement plus intéressantes que les plus jeunes. En tout cas, elle était vraiment intéressante, et également séduisante, à ses yeux. Peut-être que Minati deviendrait ce genre de femme avec le temps. Belle et mystérieuse.

Et ainsi donc la belle inconnue se prénommait Latika. C'était un prénom plaisant, mélodieux qui lui allait à ravir. Alors qu'elle se présentait, Nahel l'observait avec un petit sourire. Petit sourire qui se changeait en expression surprise quand elle termina sa phrase suivante.

La future femme du Sultan ! Il était entrain d'admirer la beauté de la future femme du Sultan ! Des hommes par le passé s'étaient déjà fait décapiter pour moins que cela. Il avait ce souvenir en tête de lorsqu'il n'était encore qu'un jeune enfant. Il devait avoir 6 ou 7 ans à l'époque mais il se souvenait de ce pauvre homme qui avait été fouetté devant leur demeure pour avoir osé faire des avances à la première épouse de son père – sa mère donc – avant de passer 2 semaines en prison. Adhker était reconnu pour sa dureté mais il n'était qu'un Prince régent. Nahel n'osait pas imaginer quel sort le Sultan réserverait à quiconque oserait convoiter l'une de ses épouses.

Oh..., fut tout ce qu'il fut capable de répondre durant quelques secondes. Secondes durant lesquels il perdit malgré lui un peu ce masque de jeune futur chef de guerre sur de lui pour laisser place au jeune homme de 19 ans. Mais il se reprit bien vite, par la force de l'habitude. Et bien, le Sultan a dans ce cas excellent goût en matière de femmes, la complimenta-t-il tout en s'appliquant à ne pas dépasser la limite que la décence lui ordonnait face à une future épouse du Sultan. Il garda bien pour lui le fait qu'à la vue de la différence d'âge, il avait plutôt imaginé la jeune femme comme étant l'une des Princesses. Et à choisir, lui-même aurait presque préféré. Pas uniquement parce qu'elle était séduisante mais aussi parce que depuis son arrivée, elle était la première personne avec qui il semblait plutôt bien s'entendre. Mais tout prince qu'il était, il ne pouvait se permettre le même genre de relation – même amicale – avec une princesse qu'avec l'une des épouses du Sultan.

Quand est-ce que les festivités auront lieu ?

Nahel avait toujours entendu dire que les festivités pour les noces royales n'avaient pas leurs pareilles. Rien de comparable avec les mariages auxquels il avait assisté dans les provinces ou au sein même de sa famille.

 
 
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Message#Sujet: Re: Le pays désenchanté //feat Latika   Mar 19 Juil - 2:14

Nahel & Latika
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Latika remarqua bien la surprise du prince Nahel quand il découvrit qu’elle était la future épouse du sultan. C’était un peu son effet recherché oui. Elle trouvait ce jeune homme (elle avait bien le droit de le qualifier de jeune homme, au vu de l’âge réel qu’elle avait) particulièrement à son goût, elle devait bien l’avouer. Cependant, elle ne pouvait pas se permettre de faire n’importe quoi avec n’importe qui au sein même du palais, alors qu’elle devait s’efforcer de garder une bonne influence sur le sultan. Elle n’était pas encore sa femme après tout et même quand elle le saurait, il fallait qu’il continue d’avoir confiance en elle pour écouter ses propos quand ils avaient la possibilité d’être seul tous les deux. Comme cela arrivait déjà avant même qu’ils ne soient encore mariés. Parce que pour le moment, elle était surtout sa maitresse, mais le mariage était bel et bien prévu. Latika afficha un grand sourire quand le prince affirma que le sultan avait vraiment de bon goût, elle trouvait aussi. Elle ne pouvait pas considérer que toutes les femmes de l’homme étaient aussi belles et jeunes (du moins en apparence) qu’elle, bien au contraire. Surtout les premières, qui avaient quand même pris beaucoup de bouteille depuis le jour de leurs noces. Latika avait la chance d’avoir la jeunesse et la beauté de son côté et en prime, cela allait durer un moment normalement. Cela poserait peut-être des soucis au bout d’un moment, mais la femme n’avait pas l’intention de perdre trop de temps. Bientôt, le sultan allait être complètement à ses pieds et elle n’aurait plus besoin de jouer la comédie.

« Je confirme qu’il peut avoir de très bons goûts. » Dit-elle sans aucune pudeur et surtout sans aucune honte envers les autres femmes du sultan. Mais ces femmes ne l’aimaient pas, Latika ne voyait pas pourquoi elle devrait faire l’effort de les aimer. Surtout concernant la mère de Minati, la première épouse du sultan, celle qui se sentait privilégier du coup. « Mais ce n’est pas toujours le cas. Je vous confirme que vous ne regarderez pas toutes ses femmes de la manière dont vous me regardez. »

Parce qu’elle voyait bien la manière dont il avait posé ses yeux sur elle, dont il l’avait détaillé. Et celle qui le retenait de faire quoi que ce soit maintenant qu’il était au courant de son lien avec le sultan. Il était évident que si Nahel ne voulait pas avoir d’ennuyer avec le sultan du royaume, il valait mieux qu’il évite de se faire preuve à regarder ainsi sa future épouse.

« Prochainement, croyez-moi, vous n’allez pas les rater. »

Il y avait peu de chance que Nahel n’apprenne pas quand les festivités allaient avoir lieu, puisque ça serait une grande fête. Si elles avaient lieu bien sûr, c’était normalement prévu, mais bizarrement certaines personnes n’avaient pas forcément envie de voir le sultan la prendre comme nouvelle épouse. La jalousie était vraiment un vilain défaut, qui touchait beaucoup de personne.
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Message#Sujet: Re: Le pays désenchanté //feat Latika   Sam 30 Juil - 14:29

Le pays désenchanté

 

 
Le désenchantement est plus à craindre que le désespoir. Le désenchantement est un rétrécissement de l'esprit, une maladie des artères de l'intelligence qui peu à peu s'obstruent, ne laissent plus passer la lumière.
 
 
Quand Nahel regardait la femme qui semblait si jeune et repensait au Sultan qui n'était plus vraiment de toutes premières jeunesse, il ne pouvait s'empêcher de penser que la vie était mal faite parfois. Bon lui même n'avait pas de raisons de trop en prendre de l'ombre car son statut de Prince lui permettait à lui aussi de prendre plusieurs épouses et donc d'en épouser une aussi jeune quand il aurait l'âge su Sultan mais l'idée même lui donnait un peu envie de grimacer. Son père serait capable de se moquer de lui ou de même le punir pour cela mais Nahel était plus du genre à préférer n'avoir qu'une seule épouse qu'il aimerait que 3 épouses de plus en plus jeunes.

Mais tout de même, c'était frustrant de savoir que cette femme si séduisante était réservée au Sultan bien plus âgé et qui avait déjà un certain nombre d'épouses.

Alors que Latika lui faisait gentiment remarqué la manière dont il la regardait, Nahel fut intérieurement soulagé que l'éducation des plus sévère de son père lui avait permit de cesser de rougir régulièrement sinon quoi, il aurait viré au pivoine. Ce n'était pas toujours facile de garder un masque d'assurance quand on était en réalité loin d'être ainsi. A la place, il lui adressa un petit sourire complice mais tout de même respectueux.

Il va falloir que je fasse attention, répondit-il avec sincérité avant d'ajouter avec une touche d'humour. La princesse Minati pourrait en prendre de l'ombre et se sentir jalouse.

Il avait effectivement l'impression que Minati pourrait ne pas apprécier de passer au second plan dans le regard d'un jeune homme mais après, de là à dire qu'elle pourrait être jalouse de Latika... Impossible à dire. Il était par contre presque sûr qu'elle ne serait pas jalouse de le voir regarder une autre qu'elle. Ou alors elle en serait capable juste par frustration de ne pas être l'objet de ses désirs, aller savoir avec elle.

J'ai hâte de voir les festivités en tout cas, répondit-il cette fois-ci avec une vraie sincérité. Il avait déjà vu des mariages princiers, ne serait-ce que ceux de son père et de ses frères, mais un mariage du Sultan, cela devait être quelque chose de complètement fou à voir.

 
 
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Message#Sujet: Re: Le pays désenchanté //feat Latika   Jeu 15 Sep - 12:47

Nahel & Latika
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Latika afficha un sourire quand Nahel affirma qu’il devait faire attention, ce qui était vrai. En soit, la « jeune » femme n’avait aucun souci à voir le jeune homme la regarder comme il l’avait fait. C’était quelque chose qu’elle appréciait d’ailleurs, parce qu’elle ne pouvait pas nier se servir de son physique pour arriver à ses fins. Si les hommes tombaient sous son charme, c’était une très bonne chose pour elle. Autant qu’elle profite de ce physique de jeune femme qu’on lui avait offert que la trahison de Nathaniel ait quand même servi à quelque chose. Si Latika pouvait revenir en arrière, il était évident qu’elle ne ferait pas autant confiance à Nathaniel qu’elle l’avait fait. Elle ne se laisserait pas berner (et briser le cœur au passage, il fallait dire les choses telles qu’elles étaient) par le jeune homme. Mais en même temps, elle ne pouvait pas nier qu’elle appréciait après tout ce temps d’avoir encore le même physique. C’était grâce à lui que la « jeune » femme se trouvait près d’épouser le sultan. Il n’y avait donc aucun mal à ce que Nahel la reluque, même s’il était évident que certaines personnes n’apprécieraient pas vraiment. Mais Latika devait bien avouer qu’elle n’aurait pas songé à Minati. Latika ne parvint pas à cacher sa surprise quand Nahel mentionna la princesse en affirmant qu’elle pourrait prendre ombrage. Tient donc, avait-elle raté une information croustillante sur Minati ? Il ne lui semblait pas pourtant, puisque la princesse lui racontait tout.

« La princesse Minati jalouse ? A moins que vous aillez décidé de jouer avec l’un de ces jouets, il n’y a pas vraiment de raison qu’elle soit jalouse. A moins que j’ai quelque information à apprendre concernant la fille de mon futur époux ? »

Et en ces mots, la jeune femme avait évidemment envie de pousser Nahel à plus de confidence. S’il y avait bien une chose qui tenait à cœur à Latika, c’était de tout savoir concernant la famille royale. Elle avait besoin de ces informations pour obtenir ce qu’elle voulait, se servant tout autant de l’homme qu’elle charmait avec son physique de rêve, que de la jeune princesse pour qui elle jouait – avec plaisir – les confidentes. S’il y avait quelque chose que Latika devait savoir, il était impératif qu’elle le sache en effet. Qui a tirer les vers du nez à Nahel, comme elle savait si bien le faire. Et ce détail était bien plus intéressant à ses yeux que ces noces à venir avec le sultan. Elle n’avait pas besoin de s’attarder trop longtemps sur les festivités qui approchaient et qui devaient la lier au père de Minati.
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Le pays désenchanté //feat Latika
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