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 Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony

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Message#Sujet: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Dim 13 Aoû - 21:04

Une animosité maîtrisée  
 
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Aurore était assez tranquille. Elle n’avait pas de journée particulièrement éprouvantes ou remplies, elle les laissait à Edgar. Elle, elle pouvait demeurée assez libre dans ce qu’elle voulait faire mais en général, cela ne changeait pas beaucoup. En tant que reine, elle n’avait tant de responsabilités que ça. Elle pouvait vaquer à ses occupations, se promener où elle le désirait, tant que les endroits restaient des lieux fréquentables, mais Aurore préférait de loin rester à l’intérieur du château. Se mêler au peuple ne faisait pas parti de ses envies ou de ses habitudes, bien au contraire. Elle n’avait rien à dire à ces gens, après tout, elle valait bien mieux qu’eux. Elle était leur reine et elle n’avait aucunement le devoir de sympathiser avec la foule. Qu’ils s’occupent de leurs affaires et elle s’occuperait des siennes, c’était bien mieux comme ça. Tout le monde restait content au final.

De toute évidence, il n’y avait pas beaucoup de personnes dont Aurore appréciait la compagnie. Il y avait Edgar, bien entendu, ainsi que Jocaste sa dame de compagnie. Elle aurait voulu pouvoir dire qu’elle appréciait être avec son fils, Gabriel, mais cela lui était impossible en ce moment. Il y avait trop d’interrogations, trop de doutes. Gabriel changeait de camp, elle le sentait s’éloigner. Cela ne lui plaisait pas mais elle n’avait aucun point sur lui et le prince restait en permanence sur la défensive. Cela ne lui faisait pas plaisir, loin de là. Elle n’avait peut-être pas été une mère irréprochable mais elle avait fait ce qu’elle avait pu et elle aimait sincèrement son fils. Comme toute mère aimait son enfant. Pourtant, elle ne pouvait pas qualifier leur relation de fusionnelle. Malheureusement. Elle préférait ne pas espérer que cela s’arrange, ne voulant pas courir de désillusion même si elle aimerait que cela se passe.

Mais bon, elle n’avait pas spécialement envie de penser à tout cela pour le moment. La journée était plutôt belle en plus de cela, il serait dommage d’entacher cela. Cela ne lui donnait pas pour autant l’envie de sortir, ne serait-ce que pour aller dans les jardins. Elle ne savait pas quoi faire pour s’occuper mais décida de se rendre à la bibliothèque, elle pourrait peut-être trouver quelque roman distrayant. Elle entra dans la grande salle emplie de livre et d’étagères. Elle parcourut les rayons les mains croisées derrière le dos et plissa légèrement les yeux en découvrant Anthony, le sous-fifre de son époux. Elle n’avait jamais aimé cet homme qu’elle qualifiait de petit crapaud. Elle n’avait aucune confiance en lui et ne l’appréciait aucunement, comparé à Edgar. Elle s’approcha doucement de lui.

« Vous ici. Encore à fouiner je suppose ? Cela semble être un de vos passe-temps. »

Elle lui sourit, elle avait dit cela sur un ton enjoué et amusé, sans que cela ne paraisse être une attaque ou une critique d’emblée, même si elle n’en pensait pas moins au final.

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Dernière édition par Aurore Basiel le Ven 27 Oct - 23:03, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Mar 26 Sep - 21:35

Une animosité maîtrisée.
Depuis son voyage dans le royaume du bout de l’océan, Anthony avait repris ses activités de serviteur auprès de son roi. Rien de plus normal en même temps, le vieil homme devait continuer de servir Edgar du mieux qu’il pouvait, afin de préserver les apparences. Ce n’était pas facile, plus le temps passait, plus Anthony trouvait son rôle difficile. En même temps, ça n’avait jamais été facile non plus. Après avoir été un ami proche du roi, il était devenu un simple serviteur. En même temps, il ne pouvait pas en attendre beaucoup plus de celui qui était devenu roi. Anthony ne savait pas exactement comment les choses allaient se passer bientôt, mais pour le moment, il devait tenir son rôle afin que personne ne découvre ce qu’il faisait dans le dos de la royauté. Même s’il trainait quelque peu de la patte. Par moment, Anthony ne pouvait pas s’empêcher de se demander comment les choses allaient se passer ensuite, quand Edgar ne sera plus roi. Est-ce que le monde allait être mieux ? Peut-être pas non, mais il n’y aurait plus de mensonge. Et après ce qu’il avait vu au royaume du bout de l’océan, Anthony ne pouvait que considérer qu’il ne fallait pas faire autant de mensonge et d’illusion. Féerie n’avait rien de beau, en apparence peut-être, mais quand on creusait un peu, ce royaume était aussi souillé que celui du bout de l’océan.

Anthony se trouvait dans la bibliothèque, à la recherche d’un livre bien précis. Ce n’était pas pour lui, comme ce n’était pas pour Edgar. Quand on parcourait un peu les livres qui se trouvaient sur ces étagères, on se rendait quand même bien vite compte qu’il n’y avait pas autant de chose qu’il faudrait. Il manquait des informations. Anthony aimerait bien que certain livre raconte la vérité, raconte réellement l’histoire telle qu’elle était. Mais c’était impossible. Il y avait si peu de personne qui était véritablement au courant de la vraie histoire. Des vraies histoires. Il était concentré sur les livres, quand il fut surpris par la voix de la reine qui lui adressa la parole. Anthony ne put s’empêcher de sursauter d’ailleurs. Il n’aimait pas être surpris de la sorte, encore moins par cette personne. Le ton de la femme fut agréable, mais Anthony ne se sentait jamais à l’aise quand il était question de l’épouse de son ancien ami. Il y avait quelque chose, il ne savait quoi. Comme si elle se méfiait de lui, ce qu’elle aurait raison. Il n’aimait pas l’entendre lui dire qu’il fouillait partout, comme souvent.

« Ma reine, je me contentais simplement de chercher un livre. » Dit-il sans être complètement à l’aise donc. Il n’avait aucune affinité pour Aurore, en même temps elle était bien trop du côté de son époux à son goût. C’était normal, puisqu’il était son époux. Mais s’il avait eu de l’affection autrefois pour Edgar, n’en aillant beaucoup moins maintenant, il n’en avait jamais eu pour la reine. Même s’il ne le montrait pas évidemment. « Je peux vous être utile ? »  
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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Ven 27 Oct - 23:03

Une animosité maîtrisée  
 
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Les jugements n’étaient pas toujours fondés et précis. On n’attendait pas toujours d’avoir des preuves conséquentes avant d’accuser quelqu’un de quoique ce soit. On pouvait tout à fait se faire sa propre opinion, qu’elle soit juste ou non, juste comme ça, en observant, par intuition. Ce n’était peut-être pas ce qu’il y avait de plus appréciable, mais c’était ainsi. Les gens jugeaient en permanence ceux qui les entouraient, de façon positive ou non. Dès qu’il y avait une tentative de socialisation, il y avait des jugements de faits. C’était quelque chose que l’on savait, on se montrait délibérément face aux regards et aux avis des autres, parfois on y faisait attention et d’autres fois on pouvait totalement en avoir cure. Cela dépendait des personnalités en fin de compte. Aurore ne se montrait pas spécialement aux autres, et en toute sincérité, les avis du peuple elle s’en passait très bien. Ce n’était pas comme s’ils étaient aptes à pouvoir émettre des commentaires sur elle, et même s’ils le faisaient, ils n’avaient aucune valeur à ses yeux. Quant à ceux qui résidaient au château, elle n’accordait pas la même importance à tout le monde. Certains étaient beaucoup plus haut dans son estime que d’autre. En général, les gens le devinaient assez bien quand ils n’étaient pas appréciés de la reine, elle n’avait même pas besoin de leur dire pour qu’ils s’en aperçoivent, il y avait des signaux qui ne trompaient pas. Et le serviteur d’Edgar en faisait partie.

Elle n’avait jamais réussi à apprécier Anthony depuis qu’elle le connaissait. Edgar pouvait le considérer comme un ami s’il le souhaitait, mais cela ne serait pas son cas. Elle l’avait toujours trouvé un peu étrange. Oh bien sûr, elle n’avait aucune raison ou preuve de douter de lui ou de sa sincérité. Il avait toujours servi le roi avec entrain, mais c’était comme ça. Cela ne passait pas. Elle ne pensait pas qu’elle était très appréciée par le serviteur non plus. Mais elle faisait avec, ce n’était pas comme s’il se permettrait de dire quoique ce soit de toute façon. Ou alors il était bien sot. Même s’il avait un peu de la confiance d’Edgar, cela ne le rendait pas plus haut placé qu’un autre ici. Elle n’avait jamais compris les sentiments d’Edgar pour lui, mais elle ne l’avait jamais dissuadé de quoique ce soit. Ni n’avait essayé de discréditer l’homme. Chacun avait son avis, et celui d’Aurore sur Anthony était bien tranché. Elle ne pleurerait pas sa disparition si elle devait avoir lieu. Et elle ne pourrait jamais lui faire confiance, elle lui avait toujours trouvé quelque chose de louche. Et elle l’avait souvent considéré comme un fouineur. Parce que parfois il lui semblait que c’était ce qu’il était, même s’il était probable que son jugement soit totalement affecté par son animosité envers lui.

« Ma reine, je me contentais simplement de chercher un livre. »

Elle haussa un sourcil, le toisant un peu du regard avec neutralité. Elle ne comptait pas l’attaquer ou être désagréable, mais puisqu’il était là, elle n’allait pas faire comme s’il n’existait pas ou n’était qu’une poussière sur son chemin. Elle avait bien plus de savoir-vivre que cela. Bien heureusement.

« Vraiment. Il y a un sujet qui vous intéresse en particulier ? »

Elle n’essayait pas de lui faire la conversation, ni à obtenir quoique ce soit de lui. Mais il fallait bien admettre qu’elle ne le connaissait pas beaucoup malgré toutes les années qu’il avait passé ici à servir Edgar. Il restait un homme qui possédait une petite partie intrigante et mystérieuse. Elle aurait bien envie de creuser par simple curiosité.

« Je peux vous être utile ? »

Elle secoua négativement la tête. Elle ne lui avait jamais demandé grand-chose, elle avait ses habitudes et elle demandait toujours les choses aux mêmes personnes, celles en qui elle avait plus confiance, même si le cercle était restreint étant donné qu’elle restait très méfiante avec les autres.

« Non merci, je n’ai nul besoin de vos services pour le moment. »

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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Mar 19 Déc - 12:01

Une animosité maîtrisée.
Au fond, Anthony aurait bien aimé tomber sur n’importe qui d’autre… autre que la femme de son ancien ami. Il ne savait pas vraiment pourquoi au fond, mais il y avait quelque chose qu’il ne parvenait pas à apprécier chez l’épouse de Edgar. En même temps, cela semblait réciproque. Et autant dire que Aurore Basiel ne l’appréciait pas et n’avait pas confiance en lui, Anthony n’avait aucune raison de l’apprécier. Surtout au vu des circonstances. Il n’y pouvait rien, depuis toujours c’était le cas, il se demandait même ce que son ancien ami pouvait bien lui trouver. Mais cela faisait longtemps que le serviteur ne se permettait plus de dire réellement ce qu’il pensait à son roi. Si à une époque, ils avaient été à peu près égaux – et au final, tout cela n’était que faux semblants – ce n’était plus réellement le cas. Maintenant, il était simplement le serviteur du roi et de la reine bien évidemment, quand bien même par chance Aurore ne faisait pas souvent appel à ses services. Même si, dans tous les cas, Anthony ne refuserait pas un ordre de la femme.

Celle-ci lui demanda alors s’il y avait un sujet particulier qui l’intéressait. Anthony se demanda bien pourquoi cela semblait soudainement intéresser la reine, il ne se sentait pas forcément à l’aise par conséquence. Il n’aimait pas quand la femme lui posait des questions, il n’aimait pas quand elle lui parlait tout simplement. Parce qu’il craignait tout le temps de se faire découvrir. Avec Edgar, Anthony parvenait plus ou moins à taire ses craintes – même si c’était de moins en moins facile – mais c’était différent avec Aurore Basiel.

« Pas réellement. » Dit-il alors, pour répondre à la femme. « Je me contente de chercher un ouvrage pour mes temps libre. »

Ces temps libres qui étaient quand même peu nombreux, il fallait bien le dire. Même sans la résistance qu’il aidait, Edgar avait tant besoin de lui qu’il avait peu de temps pour réellement souffler. Cependant, il en avait quand même – ne serait-ce que quelques minutes avant d’aller se coucher – et lire était un passetemps qu’il affectionnait. Il espérait que la reine n’allait pas le questionner plus à ce sujet. Qu’elle allait simplement prendre la tangente puisqu’elle n’avait visiblement pas besoin de lui.

« Très bien. »
Dit-il en s’inclinant légèrement, parce qu’il devait un énorme respect à la femme après tout. « Si vous avez besoin de moi, vous savez où me trouver. »

C’était le cas, elle pouvait tout lui demander, Anthony n’avait aucune raison de lui refuser de lui rendre le moindre service. Elle était la femme de son roi, c’était dans ses obligations. Obligation oui… dire qu’à une époque, ils étaient amis avec Edgar. Mais c’était une époque qui avait disparu il y a bien longtemps, que nombre était ceux qui ignorait même sa réelle existence.
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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Mer 31 Jan - 19:42

Une animosité maîtrisée  
 
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Aurore ne pouvait dire précisément pourquoi elle n’avait aucune confiance en lui, et de ce fait, n’avait aucune preuve de quoique ce soit qui pourrait incriminer le domestique. Pourtant, il ne lui viendrait pas à l’idée une seule seconde de lui confier quoique ce soit, peu importe le sujet ou l’importance. Pour elle, Edgar avait déjà bien trop fait l’erreur, mais elle n’y pouvait pas grand-chose. Elle avait pourtant déjà tenté de lui en toucher quelques mots. Mais il avait toujours refusé de l’écouter, prétextant qu’elle n’avait aucun fondement pour l’accuser de quelque trahison. Elle avait donc abandonné à force, lui disant même parfois qu’il regretterait de ne pas l’avoir écoutée plus tôt. Mais elle devait bien constatée que pour le moment, il n’avait rien fait de nuisible, ou alors personne ne l’avait remarqué. Il était probable qu’elle soit un peu trop parano sur la question, mais les temps ne prêtaient pas à la sérénité en même temps. Même si elle avait confiance en son époux, elle était tout de même plutôt inquiète. Entre son fils et Nathaniel, il y avait de quoi avoir des préoccupations.

Mais bon, de toute façon, lui cracher à la figure ou l’insulter n’aurait rien d’intelligent ou de royal. Elle préférait rester polie avec une once de cordialité, bien qu’elle ne doute pas qu’il ressente son hypocrisie, il ne fallait pas être un géni pour le voir. Mais comme elle avait la réputation de n’aimer personne à part les siens alors, cela n’était pas plus interrogateur au final. Ce n’était pas comme si elle allait se lier d’amitié avec quelqu’un de son espèce en plus de cela. Il ne fallait pas trop abuser tout de même.

« Pas réellement. Je me contente de chercher un ouvrage pour mes temps libre. »

Tiens donc, la petite fouine avait le temps de lire, il y avait pourtant tant à faire dans le château. S’il manquait d’occupation, elle pourrait toujours lui trouver quelques activités à effectuer, bien qu’il n’y prenne pas forcément beaucoup de plaisir à les effectuer. Mais il était censé contenter ses souverains alors il n’avait pas non plus son mot à dire. Elle se contenta de le fixer, un léger sourire supérieur ourlant ses lèvres. Se demandant encore s’il avait des choses à cacher comme elle le pressentait.

« Très bien. Si vous avez besoin de moi, vous savez où me trouver. »

Certes, elle n’avait aucune tâche à lui faire faire dans l’instant, mais elle ne le congédiait pas pour autant. En fait, elle se disait que c’était peut-être le bon moment pour le cuisiner un peu. Elle le savait proche de son fils, était-ce lui qui lui avait mis des idées bizarres en tête ? Ou bien était-il totalement innocent dans le comportement du prince, ce qui était tout à fait probable, mais elle avait l’irrépressible envie d’avoir un coupable. Un coupable qui signifierait qu’elle n’est pas coupable de cette rébellion et cette attitude que Gabriel avait adopté vis-à-vis de ses parents.

« Tant que vous êtes là, très cher, je vous sais proche du prince. N’avez-vous rien remarqué d’étrange le concernant ? Je ne le trouve pas dans son état normal depuis quelques temps, peut-être vous en a-t-il toucher quelques mots ? »

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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Jeu 29 Mar - 15:46

Une animosité maîtrisée.
La manière que Aurore avait de le regarder, de lui sourire, ne plaisait pas du tout à Anthony. Bon, en même temps, il fallait bien avouer que le serviteur du roi (et du roi, pas de la reine, il était surtout proche de son ancien ami… mais bon, il devait faire avec son épouse aussi, malheureusement) n’avait jamais vraiment apprécié Aurore. Sans savoir pourquoi au fond. Sans doute parce qu’elle n’était pas Esther. Mais bon, tout cela était une si vieille histoire, le ramenant à des temps lointains où leur vie était bien différente ou il était juste ami tous ensemble (lui, Edgar et bien évidemment Nathaniel) où le roi n’était pas Edgar mais Dorian et où… eh bien où son cœur ne s’était pas brisé en mille morceaux. Une période qui lui manquait bien souvent, mais puisqu’il ne pouvait rien y faire de toute façon. Aurore avait donc le don de l’agacer, parce qu’elle le prenait toujours de haut. Ce qu’elle avait de bonne raison de faire, puisqu’elle était la reine après tout. Lui, il n’était qu’un serviteur, un conseillé, mais du tout un roi (pour le moment). Elle n’avait aucune raison de l’apprécier, de se rabaisser pour lui. De le regarder comme Gabriel le faisait par exemple, comme un humain. Et comme Edgar le faisait aussi par moment, quand il savait qu’il pouvait se reposer à lui. Sans savoir que ce soutien et cet ami n’était pas vraiment sincère. Mais ça c’était parce que Edgar avait cette part si sombre, il s’était perdu, il les avait tous perdu.

Il avait envie de voir la reine s’en aller, quitter la bibliothèque et le laisser fouiller. Sauf qu’elle ne s’en alla pas, elle resta là et le questionna à propos de Gabriel. La manière dont elle l’appela « très cher » le fit tiquer un peu, mais ce ne fut rien en comparaison du fait qu’elle précisa qu’il était proche du prince. Il savait que c’était quelque chose qu’elle ne devait pas apprécier, mais en même temps c’était comme ça. Anthony et Gabriel étaient proches, plus que le prince n’était de ses parents. Normal, quand on voyait ses parents. Elle le questionna en plus sur l’état du prince…

« Effectivement, j’ai remarqué aussi qu’il n’allait pas très bien ces derniers temps. » En même temps, Anthony avait envie de croire que ce n’était pas bien difficile de se rendre compte que le jeune prince n’était pas dans son assiette depuis quelque temps. Malheureusement, Anthony ne pouvait pas révéler tout ce qu’il avait pu dire au jeune homme, le fait que ce jeune homme en savait bien trop sur la rébellion que Aurore et Edgar devaient ignorer tous les deux. « Il me semble qu’il souffre beaucoup de la situation dans laquelle il se trouve. » Dit-il avec précaution. « Il est… bien trop amoureux de Eleonore. »

Il usa du vrai non de celle qui faisait battre le cœur du prince. Il était évident que quand il disait Eleonore, il ne parlait pas de celle qui se faisait passer pour sa sœur aux bras de Gabriel.
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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Mer 25 Avr - 17:50

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Edgar aurait pu avoir les meilleurs arguments qui soient pour la convaincre de la bonne foi et la fiabilité d’Anthony, cela ne passait pas. Il y avait quelque chose qui clochait, qui n’allait pas dans le comportement du serviteur et qui la gênait, sans qu’elle arrive à mettre un mot dessus. Elle ne pouvait l’accuser de rien, puisque pour le moment, elle ne faisait que se méfier, mais peut-être que de le faire surveiller un peu ne serait pas une mauvaise chose. Il n’avait peut-être rien à se reprocher mais au moins, elle serait fixée et n’aurait plus de raison de douter de lui. Le fait que Gabriel en soit proche était un souci et peut-être qu’il avait sa part de responsabilité dans l’état du prince et de ses nouvelles interrogations. Cela valait peut-être la peine de creuser un peu plus de ce côté-là, elle n’avait rien à perdre de toute façon, elle était la reine. Elle était consciente que de son côté, Anthony ne devait pas beaucoup l’appréciée, et pour être honnête, elle s’en moquait complètement, elle n’était pas là pour faire ami ami avec le personnel du château, à part Jocaste, ils ne représentaient pas grand-chose à ses yeux. Quoiqu’il en soit, Antony n’était pas prendre à la légère. Elle l’observa, se demandant s’il était aussi honnête qu’il le prétendait, s’il était vraiment l’ami qu’Edgar pensait avoir. Il lui faudrait mettre tout ça au clair dans les prochains jours, elle n’était pas très appréciative des affaires non résolues. Et puis elle préférait voir ses soupçons inutiles plutôt qu’ils s’avèrent être vrais.

Elle le toisa du regard, sans chercher à cacher son mépris, si cela ne lui plaisait pas et bien… C’était pareil. Dans tous les cas, elle savait pertinemment qu’il n’oserait pas dire quoique ce soit, il ne prendrait pas le risque de lui manquer de respect ou de la contrarier, du moins s’il avait une once de bon sens et d’intelligence, mais Aurore ne doutait pas qu’il en était plein. Sinon il n’occuperait plus sa place actuelle depuis longtemps. Elle avait choisi de lui parler de Gabriel parce qu’elle voulait le tester et qu’elle voulait vérifier certaines choses. Depuis sa discussion avec Gabriel, elle se posait de nombreuses questions, dont celle de savoir où il avait entendu parler de Nathaniel.

« Effectivement, j’ai remarqué aussi qu’il n’allait pas très bien ces derniers temps. »

En même temps, il n’était pas difficile de s’en apercevoir pour ceux qui le connaissaient bien. Gabriel était préoccupé et ce n’était pas bon signe, mais Aurore n’était pas dans sa tête, et même si elle se doutait un peu de ce qui pouvait s’y trouver d’après ce qu’il lui avait dit, ce n’était pas suffisant.

« Il me semble qu’il souffre beaucoup de la situation dans laquelle il se trouve. Il est… bien trop amoureux de Eleonore. »

Elle tiqua légèrement, comprenant son allusion aisément mais ne se démonta pas pour autant, ce n’était pas un secret pour elle. Elle sourit légèrement et croisa les mains lentement, semblant réfléchir quelques instants alors qu’elle savait déjà ce qu’elle allait dire.

« Oui, je sais. Mais je ne pense pas que ce soit tout. En fait, certaines personnes lui ont révéler certaines choses qu’il n’aurait pas dû savoir et je pense que ça l’a perturbé. Et cela me contrarie beaucoup. Gabriel m’a posé des questions qui étaient loin d’êtres anodines et je me demande bien qui a pu lui parler de tout cela. Vous n’auriez pas une idée, vous qui êtes si proches ? »

Elle posa sur lui un regard perçant, malgré son ton calme et doucereux, elle ne le considérait absolument pas comme un allié dans cette « affaire ». Il serait d’autant plus à sa place dans le rôle du cafteur. Après tout, Anthony était une des rares personnes au courant de tout. Et même plus au courant qu’elle.

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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Sam 30 Juin - 20:45

Une animosité maîtrisée.
Anthony ne savait que trop bien que mentionner Eleonore, en parlant du fait que Gabriel était encore bien trop amoureux d’elle, ne pouvait que faire tiquer la reine. Il avait conscience qu’il devait faire attention, qu’il ne devait pas prendre de risque et en un sens, il ne cherchait pas à en prendre dans tous les cas. Mais en même temps, il se doutait aussi que la reine cherchait peut-être un peu à l’impressionner, à le pousser dans ses retranchements. Dans tous les cas, le vieil homme ne savait pas exactement ce qu’il devait répondre, mais il n’avait pas l’intention de se laisser démonter pour autant. Il ne savait pas pour autant comment il allait faire pour s’en sortir, mais il n’avait pas l’intention de se laisser surmonter par ses appréhensions. Ce n’était pas pour autant évident, parce qu’on ne pouvait pas dire que Anthony était le plus confiant des hommes, cependant, il avait quand même tenu pendant des années au service de Edgar, gardant tous ses secrets, et maintenant il tenait en tant que rebelle… il n’avait pas le choix dans tous les cas.

Mais il comprenait bien que plus le temps passait, plus Aurore avait des soupçons à son sujet. Ce n’était guère étonnant en soit, au vu de la situation, mais Anthony n’apprécia pas pour autant d’entendre ces mots. Elle affirma que certaines personnes lui avaient révélé des choses qu’il n’était pas censé savoir, parce qu’il avait posé des questions non anodines. Anthony ne bougea pas, il ne baissa pas son regard, il fit en sorte qu’on ne devine pas le fait que les paroles de la reine le troublaient. Parce qu’il savait que la femme sous-entendait qu’il était la cause de ces questions, que c’était lui qui avait trop parlé au prince. Et elle avait raison. Anthony avait pris un risque en mettant dans la confidence le jeune prince sur certaine chose, même s’il en savait déjà plus qu’il n’aurait cru avant qu’il ne lui en parle.

« Je ne vois personne, non, j’en suis désolé. » Il ne l’était pas, évidemment, mais il ne se voyait pas dire la vérité à l’épouse du roi. « Êtes vous certaine que quelqu’un lui ait parlé de quelque chose ? » Demanda-t-il en jouant sur le ton d’inquiétude, comme si cette situation l’inquiétait réellement. Ce n’était pas bien difficile de le faire, d’ailleurs, parce qu’en réalité, le vieil homme ressentait réellement de l’inquiétude. Alors ce n’était pas bien difficile de faire comme s’il était inquiet en cet instant précis, puisqu’il l’était réellement. « Gabriel a beaucoup de ressource, il ne faut pas le sous-estimer. » Et ça, c’était juste une façon pour lui de dire à la mère du jeune homme qu’il le connaissait sans doute plus qu’elle. « Il a pu découvrir certaines choses tout seul. »

Ce qui n’était pas faux, il le pensait sincèrement. Gabriel avait découvert des choses par lui-même, ou du moins il les avait cherchés par lui-même. Anthony n’avait pas eu besoin de tout lui dire. Et encore, il ne lui avait clairement pas tout dit.
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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Mer 18 Juil - 20:58

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Petit insecte. Voilà ce qu’il était. Un insecte. Mais pas le genre d’insecte insignifiant et inoffensif, non, le genre agaçant, horripilant, dont on voulait à tout prix se débarrasser mais qui résistait tant bien que mal. Qu’à cela ne tienne, Aurore allait bien finir par trouver un moyen de l’expédier au loin, comme cela aurait dû être fait il y a déjà longtemps, mais Edgar avait confiance en lui, elle n’avait jamais vraiment compris cela, Anthony ne lui inspirait absolument aucune confiance. Même si elle n’avait aucune preuve d’une quelconque culpabilité, elle pressentait quelque chose de louche. Le nom de Nathaniel n’était pas apparu dans l’esprit de Gabriel tout seul, quelqu’un le lui avait forcément soufflé à l’oreille, et il ne restait plus énormément de personnes ici qui le connaissaient. Ou qui seraient assez bêtes pour en parler librement au prince. Aurore ne comptait pas passer au-dessus, c’était bien trop important pour qu’elle s’accorde ce genre de choses. Si les choses stagnaient trop ou qu’elle découvrait que les choses étaient bien plus complexes qu’elle le présageait, elle serait forcée d’en informer Edgar, et avec tout ce qui se passait en ce moment, et connaissant ses rapports déjà tendus avec son fils, elle préférait éviter cela.
Cela pourrait être Anthony, comme quelqu’un d’autre, mais il fallait bien commencer quelque part. Elle posa la question indirectement, mais elle le savait assez intelligent pour comprendre. Il pourrait très bien avouer qu’il lui en avait parlé innocemment, en pensant qu’il était au courant, ou au contraire, dire que ce n’était pas lui. Mais la liste des suspects n’était pas des plus longues, alors si tout le monde affirmait qu’ils étaient hors de causes, c’était qu’il y avait forcément des menteurs dans le lot. Et les menteurs étaient des traitres, surtout dans cette affaire-là, et les traitres ne restaient jamais très longtemps dans l’enceinte du château de Féerie. Elle était tout de même curieuse d’entendre la réponse d’Anthony. De toute façon, ce n’était pas comme si elle le croirait sur parole.

« Je ne vois personne, non, j’en suis désolé. Êtes vous certaine que quelqu’un lui ait parlé de quelque chose ? »

Tiens, comme c’était arrangeant, il ne voyait personne. Elle ne s’attendait pas à autre chose. Mais tout le désignait, il était le confident d’Edgar et il avait assisté à de nombreuses choses, que peut-être elle-même ignorait, et il était proche de Gabriel. Cela faisait beaucoup, il ne s’en sortirait pas comme ça de toute façon, elle ne comptait pas lâcher l’affaire, elle le laisserait tranquille que quand elle aurait la preuve qu’il est innocent.

« Selon vous il se serait réveillé comme ça un matin, en connaissance d’informations dont personne n’est censé parler ? Bien sûr, pourquoi n’y ai-je pas penser plus tôt. J’ignore si vous êtes incroyablement naïf, ou si vous vous payez ma tête, mais je crois avoir ma petite idée là-dessus. »

Aurore donnait dans le sarcasme, mais l’atmosphère ne prêtait pas vraiment au calme. Tout le monde soupçonnait tout le monde et c’était épuisant à force. Alors oui, elle pseudo-accusait Anthony sans vraie raison valable, mais il fallait bien que quelqu’un soit accusé, parce qu’il fallait un coupable. Elle voulait vraiment savoir qui avait parlé à Gabriel, elle savait que son fils ne dirait rien, borné comme il l’était.

« Gabriel a beaucoup de ressource, il ne faut pas le sous-estimer. Il a pu découvrir certaines choses tout seul. »

Non, elle n’aimait pas du tout ses insinuations. De quel droit se permettait-il ce genre de commentaires sur son propre fils ? Comme si elle ne le connaissait pas. Décidément, Anthony n’arrangeait pas son cas auprès d’elle. Mais ce n’était sûrement pas son intention, elle savait bien qu’il ne devait pas l’aimer beaucoup, tout comme elle ne l’appréciait pas, mais ils devaient bien faire avec chacun de leur côté.

« Je connais mon fils bien mieux que vous ne semblez ne le penser. Je n’apprécie pas vraiment vos insinuations monsieur. »

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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Jeu 20 Sep - 15:08

Une animosité maîtrisée.
Il y avait en réalité plusieurs personnes que Anthony savait capable d’avoir informé le jeune prince de détail… comme Nathaniel en haut de la liste, ou encore Eleonore. Il le savait, ce n’était pas impossible que le jeune prince se soit débrouillé pour rencontrer le « jeune » homme et revoir son ancienne fiancée. Anthony savait dans tous les cas que Gabriel avait obtenu des informations avant même de lui parler, parce qu’il connaissait déjà l’existence de Nathaniel avant qu’ils ne discutent tous les deux. Il ne mentait donc pas réellement, même si forcément Anthony comprenait les sous-entendu de la reine.

Définitivement, le serviteur du roi ne comprenait vraiment pas la reine, encore moins ce que Edgar pouvait bien lui trouver. Enfin si, il savait ce qu’il lui trouvait, ils se complétaient plutôt bien, mais Anthony avait toujours préféré Edgar dans leurs jeunesses. À moins que ça soit simplement parce qu’il était incapable de voir derrière les divers masques de ses amis. En tout cas, Aurore ne sembla pas apprécier ses propos, sans grande surprise, elle mentionna même le fait qu’il puisse se moquer d’elle. Ce qui n’était pas entièrement le cas. Il se contentait simplement de se couvrir, sans non plus mentir de trop. Anthony avait beaucoup parlé à Gabriel, il lui avait appris certaine chose – mais évidemment, il ne lui avait pas tout dit, il y avait encore beaucoup de chose que Anthony gardait pour lui et il valait mieux que ça continue –, mais il avait quand même trouvé des informations par lui-même, comme un grand. Ce que la reine ne semblait pas apprécier de découvrir non plus. À moins que ça soit simplement le fait que le serviteur de son mari semble lui donner le sentiment qu’il connaissait mieux son fils qu’elle ? Oui possible. En même temps, Anthony avait envie de croire qu’il connaissait bel et bien mieux Gabriel que sa propre mère. L’aimait-il plus ? La question pouvait se poser. En tout cas, c’était sûr que Anthony lui apportait plus d’affection et de soutien que ses parents.

« Je suis navré Ma Dame, je ne faisais aucune insinuation. Je ne voulais pas vous offenser, loin de moi cette idée. » Il se rabaisser, il n’avait pas le choix. Aurore pouvait bien penser ce qu’il voulait, de son côté Anthony devait se forcer à être le parfait petit serviteur du couple royal. Et si c’était facile concernant Edgar – parce que malgré tout, l’homme continuait d’avoir de l’affection pour son ancien ami –, c’était un exercice réellement difficile quand il était question de la reine. « Je me demande également comme votre fils a-t-il bien pu apprendre certaine chose. » Et il était sincère pour le coup. « Voulez vous que je me renseigne ? Que je le surveille de plus près ? »

Il se contentait simplement de jouer son rôle de serviteur, offrant ses services, comme si de rien n’était.
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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    Lun 15 Oct - 14:54

Une animosité maîtrisée  
 
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Aurore n’accusait pas Anthony, même à demi-mot. Parce que malgré tout, Aurore n’avait aucune preuve d’une quelconque culpabilité, juste quelques doutes et son instinct qui lui intimait que cet homme n’était pas clair, qu’il y avait quelque chose d’étrange en lui. Elle n’était pas capable d’être plus précise. En revanche, ce dont elle était certaine, c’était que quelqu’un avait parlé à Gabriel, et lui avait révélé certaines choses qu’il n’aurait pas dû savoir. Accident ou acte conscient, elle n’en savait rien. Mais ce qu’elle savait, c’était qu’il n’y avait pas énormément de monde au courant de tout cela, et certains étaient loin d’être des alliés des Basiel.Anthony n’avait peut-être rien à voir dans tout cela, mais Aurore n’avait pas non plus la preuve qu’il était blanc comme neige. Elle ne savait pas pourquoi Gabriel et Edgar lui accordaient tant d’importance. Enfin, pour Gabriel, ce n’était pas bien compliqué, son fils était bien trop naïf, et il connaissait Anthony depuis sa naissance.

Quoiqu’il en soit, ce n’était pas du tout le cas d’Aurore. Et elle savait bien que de son côté, Anthony ne l’appréciait pas beaucoup non plus. Mais il lui devait tout de même respect et obéissance. Et elle comptait bien veiller à ce qu’il en soit ainsi. Mais elle n’appréciait pas beaucoup son ton, ni les allusions à demi-mot qu’il laissait entendre. Comme s’il pouvait lui apprendre des choses sur son propre fils. Elle ignorait quel statut il pensait avoir pour Gabriel, mais elle ne tolèrerait pas qu’il dépasse les limites. Gabriel pouvait l’apprécier aujourd’hui, ou même Edgar, Aurore avait bien plus de poids que lui auprès de ce dernier, si elle voulait qu’il arrive quelques bricoles à Anthony. Mais nul besoin d’en arriver à de tels actes pour le moment. Même si elle avait un peu l’impression qu’il se fichait d’elle, il ne lui avait porté aucun vrai préjudice. Mais elle le garderait à l’œil, ça il n’y avait pas de doutes à avoir. Il était temps de toute manière, de porter un peu plus d’attention à ceux qui peuplaient le château, il y avait trop de choses étranges qui se passaient pour que personne ne soit impliqué dans une affaire de trahison.

« Je suis navré Ma Dame, je ne faisais aucune insinuation. Je ne voulais pas vous offenser, loin de moi cette idée. »

Elle ignorait s’il était sincère ou non, mais peu importe. Au moins il avait l’intelligence de s’excuser. Elle voulait bien passer outre pour cette fois, mais il devrait faire plus intention à la façon dont il lui parle. Enfin, c’était surtout pour lui. S’il ne voulait pas qu’il arrive des bricoles, il devait être plus minutieux là-dessus.

« Je me demande également comme votre fils a-t-il bien pu apprendre certaine chose. Voulez vous que je me renseigne ? Que je le surveille de plus près ? »

Mais bien sûr. Si elle devait faire surveiller Gabriel, Anthony serait la dernière personne qu’elle choisirait. Certes il était proche du prince, mais elle n’avait pas confiance en lui. D’autant plus qu’elle avait déjà demandé à Jocaste de le faire. Jocaste qui était tout aussi proche de Gabriel et qui avait toute sa confiance. Alors vraiment, elle n’avait nullement besoin des services d’Anthony.

« Je vous remercie de vous proposer, mais ce n’est pas nécessaire. Je ne doute pas que vous devez être occupé si je ne m’abuse. Du moins, je l’espère. Si le roi vous donne sa confiance, c’est sûrement pour vous confier des tâches importantes qui ne laissent pas de temps pour fouiner. Du moins, si vous souhaitez le soutenir comme vous le devez. »

black pumpkin
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Message#Sujet: Re: Une animosité maîtrisée | Aurore & Anthony    

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