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 What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]

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Message#Sujet: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Mer 22 Jan - 11:22


 
What if we could turn back time ?



Le silence régnait dans ces lieux évités de tous ou presque. En journée la chaleur y était telle que rares étaient ceux à pouvoir la supporter. Ici, rien ou presque ne pouvait survivre longtemps... Et, à perte de vue, ce n'était qu'interminables étendues de sable fin et doux mais dont nul n'ignorait la létalité. Venir ici, cela ne se faisait jamais au hasard. Le désert était un monde à part où même les plus aguerris n'aimaient pas à venir sans la meilleure des raisons. La chaleur, la soif et les hallucinations... Ces vautours et autres rapaces charognards qui décrivaient des cercles au-dessus de vos têtes et vous toisaient de leurs yeux si vifs, n'attendant que le premier signe de faiblesse de votre part pour mieux fondre sur vous et se repaître de vos chairs... Non, le désert n'avait rien d'hospitalier et, moi, c'est pour cela que je l'aimais. Parce qu'il était le royaume de ma famille. Celui où nul n'était jamais venu et où, pendant si longtemps, mes frères avaient pu accomplir la tâche qui était la leur. Avant que le vent du malheur ne se lève et n'envoie à nous, à moi, son plus troublant émissaire.

Je n'aimais pas penser à cette période, si sombre, de mon existence. Non pas parce que je tentais de fuir cette responsabilité qui m'incomberait toujours mais parce que je me refusais à penser, ne serait-ce qu'une seconde, à lui... Lui dont le prénom n'avait plus jamais franchi la barrière de mes lèvres depuis le jour, plus que funeste, où il s'en était allé. Et, après lui, le Chaos … je le haïssais ! Le maudissais plus encore que je n'avais jamais pu l'aimer ! L'aimer... Oui, j'avais eu des sentiments pour lui. Et un soupir de frustration et de fureur m'échappa alors que je songeais à quel point j'avais pu me montrer naïve au point de m'imaginer que ces sentiments si purs étaient réciproques ! Lui ? Aimer ? Je réalisais avec amertume mon erreur. Il avait fait mon malheur et, plus encore, celui de tout mon peuple. Et, plus encore que ce cœur qu'il avait réduit en charpie, c'est la honte qu'il avait jeté sur moi que je ne lui pardonnais pas ! Mes poings s'étaient serrés avant que je ne me détourne de ce paysage où le soleil se faisait plus rougeoyant, moins ardent et commençait lentement à décliner derrière l'horizon des dunes qui entouraient cette maison que je quitterais bientôt. Pour me marier...

Les filles faisaient souvent ce rêve de ce jour où elles convoleraient avec cet homme qui aurait ravi leur cœur et auquel elles seraient fières et heureuses d'appartenir. Quelle idiotie ! Les mariages d'amour étaient rares. Et, le plus souvent, nous nous retrouvions mariées à des hommes plus âgés et laids qui ne voyaient en nous que des chairs dont ils se repaissaient pour leur plaisir des sens et pour mieux enfanter leur descendance. Un enfant... Si je parvenais à en donner un, de préférence un fils, à Adarsh alors rien ma victoire serait totale. Et même Satya ne pourrait rien contre moi et mon influence ! Je souris, regardant ce coffret où reposaient ces bijoux, ces joyaux que le sultan ne cessait de m'offrir comme si je n'étais qu'une vulgaire courtisane... Si je l'avais pu je les aurais tous venus, distribués à ceux de notre peuple qui souffraient et mourraient sans que jamais le Sultan ne s'en préoccupe ! Mais il me fallait me montrer patiente... Le temps viendrait où les choses changeraient. Où, je, les ferai changer ! Un frisson remonta le long de mon échine et, instinctivement, je fermais les yeux. Mon corps se tendit et je sentis mon cœur se mettre à battre un peu plus fort en mon sein. Je savais. Avant même que de me retourner je savais. Mes doigts se resserrèrent sur le manche de ce kriss que je gardais toujours à portée de mains...

Tu es comme les Djinns... Ou comme le mauvais génie d'une lampe... Serais-tu venu exaucer mon vœux ?
je me retournais brusquement et le toisais avec mépris Nathaniel... Que viens-tu faire ici ? Envie d'en finir avec ta vie ? S'il n'y avait que cela pour te faire plaisir...

Je parlais... Je parlais... Pourtant je ne bougeais pas. Pourquoi... Curieuse d'entendre ce qu'il avait à dire, peut-être... Parce que le voir me troublait, sûrement...

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Message#Sujet: Re: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Jeu 23 Jan - 14:00


What if we could turn back time ?
C'

était ce qui avait été le plus éprouvant pour lui, la première fois qu'il avait mit les pieds en ces contrées, cette chaleur accablante. Il ne l'avait guère oubliée, non, mais le temps avait minimisé le souvenir de l'impact que celle-ci pouvait avoir pour sa faible composition. Enfin, qu'importe. Certes assommé de chaleur (il avait heureusement, tout de même, prévu une tenue en conséquence, et apporté ce qu'il fallait d'eau avec lui), il ressentait néanmoins une profonde satisfaction, de celles qui siéent si bien à ceux qui crient victoire avant même que la partie ne soit achevé.  Ça avait été si simple au fond. Ignoblement long, certes, mais simple malgré tout, et voilà que, après dix-huit longues années qui n'avaient pourtant en rien modifié son apparence, il était à nouveau de retour en ces terres, celles par lesquelles tout avait commencé, et celles par lesquelles, également, tout s'achèverait sous peu. Alors que ses pieds s'enfonçaient dans le sable brûlant, il savourait ces décors exotiques, qu'il avait su si bien imprimer dans son esprit que, après presque deux décennies, il avait cette impression d'avoir foulé ce même sable la veille. Comme il était immuable, ce désert, cette étendue dorée, infinie, qui, pour l'heure, n'était pas dérangée de la moindre bourrasque. En ces lieux, le temps semblait figé. C'était une erreur, bien sûr, si l'endroit donnait l'impression que rien n'avait changé, tout était à présent différent. Et il ne pourrait jamais en nier la responsabilité. À vrai dire, il ne le voulait même pas. Les choses n'étaient les mêmes qu'en surface, donc. Il en serait de même pour Latika, à n'en pas douter. Puisqu'il l'avait décidé. Il la retrouverait sous ces traits qui avaient si bien su le séduire à l'époque. Mais en son sein battrait un tout autre coeur, s'il lui en restait encore quelques fragments parmi ceux qu'il lui avait arraché sans l'ombre d'un scrupule. Ou presque. C'était elle, oui, qu'il venait voir, et à l'heure où la réaction la plus logique eut été d'éprouver une saine appréhension, il manifestait surtout de l'impatience. Des retrouvailles, après toutes ces années de silence, ne serait-ce pas un merveilleux tableau ? Non, bien sûr que non... Il n'eut pas à frapper à la porte de cette demeure qui était encore la sienne, et c'était préférable, c'est elle qu'il vit en premier (il y avait plus de chances qu'elle le laisse en vie plutôt que ses frères), il la reconnut avant même qu'elle se retourne ou lui adresse la parole. Tout comme dans ses souvenirs : sa peau dorée, sa longue chevelure brillante, ses formes affolantes...

-Latika.
dit-il avec ce sourire qu'on adresse aux amis de longue date, tout sauf approprié à la situation. Tu devrais savoir que je fais mais jamais n'exauce. Il ajouta, du même ton inconséquent qu'il avait employé plus tôt : Tu n'as pas changé d'une once. Tu es toujours aussi belle.

Bien qu'emprunt d'un certain sarcasme (après tout, lui renvoyer sur le coin de la figure qu'il lui était impossible de vieillir - notez qu'il n'y était pas étranger - ce n'était pas particulièrement courtois de sa part), son compliment était tout de même sincère, elle était toujours aussi séduisante. Et elle le rappelait sans mal, en un rien de temps, à tout ce qu'il avait pu désirer - si ce n'est, qui sait, aimer - en elle.

-Pour répondre à ta question, je ne suis pas pressé de mettre un terme à mes jours.
Mais comme il pouvait comprendre que Latika, elle, désire plus que tout le voir mort ! C'était de bonne guerre, il ne le nierait pas. Même si cette forme exacerbée de confiance en lui qu'il possédait, mêlée de son incommensurable inconséquence lui laissaient penser qu'il ne craignait rien. Tu dois t'en douter, j'ai fais un long voyage. La moindre des politesses serait de m'inviter à boire quelque chose, tu ne crois pas ?


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Message#Sujet: Re: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Sam 8 Fév - 13:23


 
What if we could turn back time ?



Dehors le vent s'était levé comme pour mieux venir saluer le retour en ces dunes étouffantes de celui qui y avait fait naître le plus fou des espoirs avant que de mieux le piétiner, le fouler de son talon destructeur. Mon regard s'était perdu dans ce paysage fait de sable où les teintes les plus chaudes se mêlaient et se brouillaient devant mes yeux qui se fermaient pour mieux tenter de chasser ce trouble qui m'envahissait moi qui redoutais ce moment, si proche que cela en faisait palpiter mon cœur à une cadence effrénée, où il me faudrait me retourner. Lui faire face, l'affronter. Et, aussi, redécouvrir ces traits que je devinais aisément être demeurés les mêmes que ceux que j' avais jadis tant aimés. Puisque le temps semblait s'être figé au moment même où il avait piétiné mon cœur, arraché et déchiré mon âme pour ne plus me laisser que souffrance et désillusion... Puisque depuis ce jour là j'étais comme condamnée à rester prisonnière de ce corps que j'avais eu l'imprudence de lui offrir, de lui abandonner... Etait-il toujours aussi séduisant ? Je me retournais et ne pus que constater l'affolante vérité. Il l'était. Peut-être même plus. Comme si ces années qui avaient glissé sur lui sans en affaisser les traits, sans en gâcher le moins du monde la beauté insolente, avaient pourtant patiné son âme sombre, lui conférant un charme plus sulfureux que jamais. Déjà il me répondait. Avec sa verve habituelle et cette arrogance dédaigneuse que j'aurais du vouloir lui faire ravaler mais qui me fit, pour mon plus grand agacement, sourire.

Ton fiel est, lui aussi, demeuré le même. Je ne m'en étonne pas même. Tu as toujours su te jouer des mots pour en faire les plus meurtrières des armes. Celles que tu aimes tant à planter dans les cœurs qui ont commis l'erreur de battre pour toi.
puis, mes yeux illuminés des plus vifs des éclairs, je tournoyais sur moi-même laissant mon corps encore si jeune onduler en une danse lascive et sensuelle jusqu'à m'amener près de celui dont je pouvais presque sentir le souffle sur ma peau tant nous étions proches. La lame de mon kriss posé de la plus aérienne des façons sur la gorge du jeune homme je souris Pourquoi ne pas t'infliger à toi-même ce que tu sais si bien faire endurer aux autres ? Tu m'as condamnée à conserver ma jeunesse sans même te soucier une seule seconde de ce que pourrait devenir ce corps après que tu lui ais arraché tout ce qui en faisait un être humain ! Dis moi, mon djinn du désert, comment peut-on survivre sans âme et sans cœur ?

Puis je m'étais éloignée, bien trop proche soudainement. Ce feu que je sentais embraser chacune des fibres de mon être... Je l'aurais voulu fait d'ire et de rancoeur, je le découvrais bien plus tendre. Beaucoup trop tendre. Faisant voler dans ma main cette lame que je rangeais, pour le moment, je le toisais alors qu'il me réclamait à boire. Riant doucement je m'inclinais devant lui comme je l'aurais fait devant ce sultan qui serait bientôt mon époux et que je méprisais, et me retirais pour revenir, portant sur mon épaule une cruche emplie d'eau bien fraîche tout juste tirée du puits. Prenant de ma main libre un verre je m'apprêtais à le remplir quand je me ravisais et préférais lui jeter cette eau qu'il avait réclamée en pleine figure. Alors seulement, je m'éloignais, me rendant dans la cuisine d'où je ramenais un pichet de vin dont je nous servis deux verres. En posant un sur la table près de mon invité maintenant détrempé, j'allais pour ma part m'asseoir sur la banquette jonchée de coussins près de la fenêtre. Alanguie, ronronnant je levais mon verre et, le portant à mes lèvres, je lui demandais doucement

Parles ou vas-t-en Nathaniel... Si tu es venu de ton monde jusque dans mon désert tu dois avoir la pire des raisons de le faire... Alors je te conseille de parler avant que je ne me lasse déjà de nos retrouvailles et ne renonce à ma mansuétude pour mieux venir ouvrir ta gorge ! Et ne te fais pas d'illusions, celle que tu as si bien su berner il y a dix-huit ans est morte. Tu l'as tuée. Celle qui se tient devant toi aujourd'hui ne s'en laissera plus jamais compter ! Par personne et encore moins par toi.


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Message#Sujet: Re: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Sam 8 Fév - 23:00


What if we could turn back time ?
O

h ce qu'il pouvait y avoir de ressentiment dans la voix et les propos de Latika. Mais comment aurait-il pu en être autrement, après tout ? Il l'avait trahi, et sur bien des titres et menti plus encore. Rien de personnel contre elle, il mentait sans arrêts, comme un arracheur de dents, c'était comme une seconde nature chez lui. Déceler le fond de vérité qui se dissimulait sous le fiel de ses mots était d'une difficulté incroyable. Et à côté de ça, il reprochait à Edgar son hypocrisie ? Eh bien oui. Et vous savez quoi, il ne voyait pas le moins du monde en quoi l'un et l'autre ne pourraient pas être incompatibles. Le fait est que parmi la multitude de personnes qui avait des raisons d'en vouloir à Nathaniel et de le haïr, Latika était celle qui pouvait se vanter d'avoir remporté la palme, même si, contradictoirement (mais Nathaniel n'était fait que de contradictions), elle était sans doute celle avec laquelle il se soit montré, sur certains points du moins, le plus sincère. Oui, toute cette haine, cette rancoeur, étaient cent fois mérité, et si une personne au monde avait les meilleurs motifs possibles pour la tuer, c'était elle. Et pourtant, pourtant, quand la lame froide de son kriss vint se poser tout contre sa gorge, il n'eut aucun moment de recul, ni ne chercha même à se défendre. La vie, le jeu qu'elle lui semblait être, donnait souvent la part belle à la chance, et Nathaniel misait la sienne sans arrêt. Lui porterait-elle le coup fatal ? Ne le ferait-elle pas ? Il avait parié sans la moindre certitude (mais avec une fierté manifeste) sur la seconde option. Et les faits lui donnait raison, puisqu'elle s'éloignant de lui, rompant un contact qui, s'il devait être tout à fait honnête (ce qu'il n'était jamais) lui avait manqué. Bien que leurs échanges n'aient clairement jamais été à ce point musclés autrefois. Le verre d'eau qu'il lui avait demandé lui atterrit en pleine figure, et cela n'eut le don que d'agrandir le sourire du fugitif. C'était de bonne guère, après tout. Elle lui apporta par après un nectar quoi qu'il en soit bien plus à son goût. Il en bu une gorgée avant de prendre à nouveau la parole, son regard ne manquant pas de s'attarder sur les courbes généreuses de son hôtesse, que sa position actuelle laissait aisément deviner.

-Pourquoi tant de haine ?
demanda-t-il dans la plus parfaite des nonchalances. As-tu seulement idée de ce qui m'est arrivé au cours de ces dix-huit années ? T'es-tu seulement demandée pourquoi je ne suis jamais revenu te voir, te chercher ? Nathaniel empoigna son verre et se leva, pour mieux se trouver une place sur la banquette où se trouvait Latika, quand bien même elle y était étendue de tout son long. Après toutes ces années, j'espérais que nous rattraperions le temps perdu mais soit, puisque tu sembles attendre de moi que j'en vienne aux faits. Il afficha un sourire malicieux avant que de vider son verre d'une traite. Comme tu dois t'en douter, la barrière entre nos deux mondes est levée. Et j'entends à ce qu'ils se déclarent la guerre. ajouta-t-il comme s'il venait de prononcer une simple banalité.

Oui, la dernière fois qu'ils s'étaient vu, ils parlaient de paix entre leurs deux mondes. Les temps changent. Et les êtres, surtout.

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Message#Sujet: Re: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Sam 8 Fév - 23:36


 
What if we could turn back time ?



De la haine ? Te haïr serait encore bien trop t'aimer Nathaniel ! Et ce serait faire bien trop d'honneurs encore à ce mauvais génie que tu es...


Je voulais lui répondre sèchement mais mon ton était presque jovial et mon regard s'assombrit tandis que j'entendais ma voix chantante s'élever dans les airs pour mieux voler vers lui en une mélopée beaucoup trop douce pour celui qui n'aurait mérité que le plus parfait des dédains. Nathaniel... Il était là, si proche et pourtant si loin de moi. Je le regardais prendre son verre et venir à moi, réduisant pour ainsi dire à néant la distance entre nos deux corps. Encore ce trouble, cette chaleur diffuse qui irradie en mon être alors que je sens le tissu de ses vêtements frôler ma peau. Je frémis et me relève, si peu, pour lui permettre de me rejoindre. J'avais fait mine de ne pas entendre ces propos dans lesquels il me reprochait de ne pas m'inquiéter de ce qu'il lui était arrivé pendant ces années qui m'avaient paru éternité. Que pensait-il ? S'il savait ! Toutes ces journées et ces nuits où j'avais tenté de comprendre, de justifier et de pardonner ce qui ne l'était pas et ne le serait jamais quelque puissent être les si belles histoires que je le savais capable de me conter pour mieux me perdre, une fois encore. Aujourd'hui encore il n'y avait pas un jour où le soleil pouvait se lever et se coucher derrière mes dunes adorées sans que je ne me sois demandé pourquoi il avait agi ainsi et, aussi, ce qu'il était advenu de lui. A ce sujet là j'avais tout imaginé. Me surprenant et m'agaçant de parvenir à, encore, lui trouver les plus abracadabrantes des excuses ! Un cœur qui a soupiré est toujours stupide, même agonisant !

Je ne crois que ce je vois de mes propres yeux et, ce que je sais, c'est que tu n'es jamais revenu. Et, quand bien même tu tenterais de me dire que cela était dans tes intentions, je ne pourrais te croire. Tu as eu le choix que tu ne m'as pas même laissé. Celui de t'expliquer, celui de t'amender... Mais tu as fui... Tu as fui mon beau prince étranger...


Je m'étais approchée, lascive et sensuelle, laissant nos corps se frôler dangereusement. J'étais inconsciente, j'étais consciente. Je ne saurais dire en fait. Il parlait. Bien. Trop bien. Et ces propos sonnaient comme fol espoir à mes oreilles naïves. Et si, pour une fois, il disait vrai ? Non, il mentait ! Il ne savait faire que cela et je l'avais appris à mes dépends, non ? Je levais mon verre, le faisant doucement tinter contre le sien, me redressant cette fois de façon à ce que nos visages se trouvent, se frôlent eux aussi. Son souffle contre l'ambre de ma peau. Je ne cillais pas, ne montrais pas la moindre émotion. Mais ce cœur qui palpitait trop vite en mon sein, trahissait lui mon trouble. Lorsqu'il me parla du temps perdu je souris avant que de rire franchement. Portant mon verre à mes lèvres je bus lentement avant que de le baisser et de répondre, amusée

Le temps ? Mais le temps est le seul cadeau que tu m'ais jamais fait mon Prince ! Regardes nous ! Il glisse sur nous sans jamais nous atteindre... Le temps, c'est tout ce qu'il me reste. Et je compte bien en profiter. A ma manière, cette fois.


Je me penchais, posais ma main sur sa joue, la caressant de cette façon que j'avais jadis eue pour lui. Avec sincérité et tendresse. Avec envie aussi. Heureusement pour moi il me ramena à la réalité en me répétant ce que je ne pouvais ignorer. La barrière érigée entre nos deux mondes n'était plus. Et si j'en avais jamais douté sa seule présence aurait suffi à l'attester. Ce à quoi je ne m'attendais pas, en revanche, fut de l'entendre m'annoncer, avec cette placidité qui me rendait folle, son envie de nous voir nous déclarer la guerre. Là, je le sentais sincère. Terriblement sincère. J'aurais sans doutes du m'énerver, m'emporter. L'ancienne Latika l'aurait fait. Mais la femme que j'étais devenue avais appris à se maîtriser, à ne jamais laisser ses émotions l'emporter sur sa raison. Même si, devant lui, cela m'était plus que difficile. Je reposais mon verre avant que de prendre le sien et de les poser sur le rebord de la fenêtre. Puis, m'allongeant, je l'attirais à moi et, mes lèvres proches des siennes je murmurais doucement

Pourquoi ? Pourquoi le désirer ? Regardes ce que tu as déjà fait à mon monde Nathaniel ! Avant nous étions un royaume prospère et heureux ! Aujourd'hui tout n'est que pauvreté, misère et malheur ! Que reste-t-il à détruire ?
puis, lui arrachant un baiser aussi rageur que langoureux que je savourais plus que de raison, je conclus Et pourquoi me le dire ? A moi plus qu'à un autre ? Qu'attends-tu de moi ? Ne me dis pas que, cette fois, tu espères me voir devenir ton alliée éclairée et consentante ! je marquais une pause Tu es prétentieux petit Prince ! Trop sans doutes... Mais je suis curieuse... alors parles. Je t'écouterai. Et n'oublies pas de dire quel est mon intérêt à écouter un djinn de ton espèce !

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Message#Sujet: Re: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Dim 9 Fév - 12:47


What if we could turn back time ?
E

lle n'était plus tout à fait la même que celle qu'il avait quitté, il y a tant d'années. Elle avait conservé toute cette beauté qui l'avait tant attiré dès leur première rencontre, elle lui semblait même plus voluptueuse qu'autrefois, et pourtant, il était clair que, en termes de tempérament, elle avait changé. Si cette fragilité qui était sienne autrefois était en partie ce qui avait séduit Nathaniel (parce qu'il avait eu la conviction de pouvoir la mettre à profit, mais pas seulement, il faut croire qu'il était naturellement attiré par les être un tantinet influençables et délicats), elle semblait avoir pour de bon disparu, au profit d'un caractère plus fort, plus déterminé, et au final, bien loin de déplaire au fugitif. Son regard ancré dans celui de Latika, il savoura avec délice le baiser qu'ils échangèrent. Il était bien forcé d'admettre que ça lui avait manqué, et avant même que de répondre à ses interrogations, pour le plaisir de la faire mariner, bien sûr, mais plus encore pour savourer le contact de ses lèvres contre les siennes, il l'embrassa. Puis, laissant son souffle réchauffer son cou et ses lèvres en caresser les courbes.

-Je n'avais pas l'intention de partir sans laisser de nouvelles, j'avais l'intention de revenir. Il ne m'en a pas laissé l'occasion.
Ses doigts caressaient nonchalamment sa peau dorée. Edgar... Il m'a fait enfermer. Il se redressa légèrement. J'ai passé ces dix-huit années dans le noir, des barreaux pour seuls décors.

Bien sûr, cette fois, il était parfaitement honnête. en ce qui concernait la deuxième partie de son discours, tout du moins. Pour la première... Le fait est que même s'il avait payé chèrement le fait d'avoir fait confiance à ce très cher roi, ce qu'il avait fait à Latika demeurait malgré tout parfaitement impardonnable. Que se serait-il passé s'il n'avait pas été envoyé sur l'île des soupirs ? Serait-il véritablement revenu ? Peut-être, oui, mais pas forcément. Probablement que non, en fait. Ce que je veux, dit-il de ce ton déterminé qu'on lui connaissait si peu tant on le voyait habitué à faire preuve de légèreté dans sa façon de parler et d'agir au quotidien.

-Je ne veux pas la ruine de ce royaume... s'il reste quoi que ce soit encore à en détruire, je veux le sauver, bien au contraire.

À nouveau, ce n'était pas un mensonge éhonté. En définitive, le sort du royaume du bout de l'océan lui importait peu, ce qui comptait pour lui, était avant tout de lever le mensonge, de mettre un terme à ce règne du silence, peu importe le prix qu'il devrait payer pour cela. Ce qu'il voulait, ce n'était pas des effusions de sang, ou la répétition de ce qui avait eu lieu une vingtaine d'années auparavant, il voulait seulement placer les Féeriens en général, et Edgar en particulier face à la réalité, face à leurs erreurs. Mais il allait avoir besoin d'aide...

-J'ai cru comprendre que tu étais devenue très proche du sultan...



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Message#Sujet: Re: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Dim 9 Fév - 15:09


 
What if we could turn back time ?



Il y avait quelque chose de troublant, de perturbant même, à nous retrouver là et ensemble. En ces mus où je l'avais jadis accueilli, et aimé, comme s'il avait été chez lui. Chez nous même... Ce nous auquel j'avais été suffisamment naïve pour croire... Il avait été ma faiblesse mais, aussi étrange que cela puisse me paraître et que je n'étais pas prête de lui confesser un jour, il était aussi celui auquel je devais d'être devenue la femme forte que j'étais aujourd'hui. Il m'avait brisée, arraché et piétiné mon cœur, détruits mes rêves et mes illusions, forcée à ouvrir les yeux sur la monstruosité du monde et de ceux qui le peuplaient. Alors, oui, je lui étais reconnaissante. Lorsque nous nous étions connus je n'étais qu'une jouvencelle utopiste persuadée que les mots et les élans d'un cœur pur suffiraient à transformer le monde, à modeler la réalité en quelque chose de mirifique et de beau. Par sa faute, ou grâce à lui tout dépendait des points de vue, j'avais pris conscience de la réalité des êtres et des choses. Cela s'était fait dans le déshonneur et la souffrance mais ma transformation était désormais accomplie et, sur ce point là au moins, je ne voudrais pour rien au monde revenir en arrière.

La femme d'aujourd'hui était une femme dénuée de tous scrupules et de toute morale. Je me servais de mon corps et de mes atours pour séduire, et enflammer les corps avant que de mieux soumettre les esprits au joug de ma volonté devenue d'airain. J'étais un monstre de sensualité et de lascivité. Et, pourtant, alors que nos lèvres s'étaient unies en un langoureux et affamé baiser, je me sentais fondre. L'élève avait visiblement encore à apprendre, non pas de son maître, mais de son créateur. Déjà je sentais son souffle chaud embraser ma peau et mes sens me perdre. Mes mains venaient, si doucement encore, caresser cette étoffe qu'elles rêvaient d'ôter. Pourtant je me ressaisis au moment où les mots s'élevèrent et vinrent, heureusement encore une fois, interrompre ces retrouvailles décidément bien trop douces. Je m'étais juré de le tuer ? Je m'en sentais de moins en moins capable. Edgard ? Ce nom me ramena deux décennies en arrière, quand nos destins à tous s'étaient entremêlés, de la plus sombre des façons. Un sourire vint étirer mes lèvres. Ainsi celui qui m'avait dupée avait, lui aussi, été trahi... J'eus presque pu m'en réjouir si la suite ne m'avait pas fait éprouver la plus sourde des ires. La prison ? Ainsi donc en était-il de la loyauté dans leur royaume ? Guère joli mais pas plus étonnant non plus. Dire que cela ne me touchait aurait été mentir. Dire que cela m'attristait ? Sans doutes. Dire que j'étais heureuse de savoir que, même si je n'y étais pour rien, Nathaniel avait lui aussi souffert et payé ? Un peu aussi je l'admets. Je ne cillais pas, ne ris ni même ne m'emportais.

Nous avons donc tous les deux payer pour notre trahison. Les tiens t'ont dupé et t'ont enfermé... Pardonne moi mon indifférence mais Edgar et toi êtes faits du même bois et celui qui hier t'as trompé je ne doute pas que, demain, tu lui feras payer. La vengeance... N'est-ce pas là la meilleure et la plus folle des énergies mon Prince ?


Je m'étais avancée vers lui, laissant doucement mes mains venir le débarrasser de sa veste et commençais à m'attaquer à sa chemise. Curieusement ses mensonges, parce que chacune de ses paroles en étaient jalonnées, sa sincérité, parce qu'il en faisait aussi preuve au détour de quelques mots... Nathaniel aussi avait changé. Ou pas, je n'en savais encore rien mais, déjà, je savais qu'il avait réussi une chose. A capter mon attention. Et rien que pour cela je lui accordais la plus attentive des oreilles. Il prétendait ne pas vouloir détruire le peu qu'il restait encore debout de mon royaume et, bien que je peinais à le croire, je le laissais dire, plus que jamais curieuse de voir où il voulait véritablement en venir.

N'emballes pas tes propos de papier de soie mon Prince... Nous n'en sommes plus là depuis longtemps toi et moi. Je pourrais jurer que le sort de mes terres et des miens t'indiffère comme le mien ne t'a nullement préoccupé jadis. Mais, soit... Admettons que je souhaite t'accorder ce vœu que tu ne mérite pas le moins du monde, je ne vois toujours pas où se trouverait mon intérêt. Pas plus que le tien, d'ailleurs ? Simple vengeance ou y aurait-il autre chose ?


Puis, quand il avait parlé de cet homme que je comptais en effet épouser bientôt, mes prunelles scintillèrent tandis que ma lame froide revenait se poser sut sa gorge chaude tandis que je basculais au dessus de lui, à présent à califourchon sur lui. De gestes rapides et agiles je lacérais ses vêtements et, un sourire sibyllin à ces lèvres que je penchais pour mieux venir les lui offrir, je l'embrassais de nouveau avant que de laisser tomber mon arme.

En effet, tu es bien renseigné. Je l'ai amené à faire de moi sa catin mais, bientôt, je deviendrais sa femme. Et, si maintenant, tu me disais ce que tu attends précisément de moi ?


Mes mains faisaient doucement glisser l'étoffe me couvrant, lui dévoilant ce corps qu'il avait jadis si bien su honorer. Affaires et plaisirs, haine et amour... Pourquoi pas ? Cette fois, au moins, je demeurerais lucide.
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Message#Sujet: Re: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Lun 10 Fév - 15:03


What if we could turn back time ?
U

n nouveau sourire s'accrocha aux lèvres de Nathaniel tandis que Latika commentait son emprisonnement avec cette distance en rien similaire à celle, si faible, que leurs deux corps maintenaient l'un à l'égard de l'autre. Edgar et lui étaient fait du même bois, disait-elle, c'était là une information qu'il ne pouvait entendre sans vouloir la démentir. Et pourtant, était-ce faux ? Pas le moins du monde, ils se ressemblaient, et leur association, à l'époque, s'était fondée sur ces similitudes qu'il prenait tant de soin à renier à présent... Féerie n'aurait en rien ressemblait à ce qu'elle était devenue s'il avait été à sa tête. S'ils avaient été à sa tête. Sa trahison était leur point de divergence, et il l'avait chèrement payé. La vengeance, en définitive, n'était-elle donc pas en définitive ce qu'il pouvait vouloir de plus intensément ? Oui, elle était un moteur ce qu'il y a de plus efficace, une source d'"énergie" inépuisable, ainsi que le définissait si bien sa superbe interlocutrice. C'était cette soif de vengeance qui l'avait préservé d'une folie plus grande que celle qui l'habitait déjà, c'était elle également qui lui avait permis de vivre, ou tout du moins survivre, toutes ces longues années passées à l'ombre de ces cages. Il devait à Edgar, ou tout du moins à ses projets de vengeance, le fait d'être encore là aujourd'hui, plus déterminé que jamais à en découdre. Bien sûr, c'était elle, plus que tout le reste, qui justifiait ses actes, s'ils étaient seulement justifiables tant ils paraissaient inconsidérés, surprenants, fous... à son image, somme toute. Il se moquait bien de l'avenir du royaume de Latika, il pouvait bien être rayé de la carte qu'il n'en éprouverait pas de remords, s'il fallait le rayer de la carte pour parvenir à ses fins, il n'hésiterait pas la moindre seconde, d'ailleurs. L'avenir de Féerie lui importait peu également... Il n'agissait pas le moins du monde par altruisme, il voulait simplement obtenir ce qu'on ne lui avait pas accordé, ce trône qui aurait dû lui revenir de droit. Et la tête de ce cher Edgar sur un plateau. Pour le reste ? Eh bien... il aviserait en temps voulu. Pensez-vous qu'il planifiait tout très en avance ? Pauvres fous. Oui, bien sûr, il avait eu le temps de peaufiner un plan complet, mais sa partie reposait tout de même en grande partie sur le hasard, et il ne cherchait même pas à le cacher. Ces rencontres sur lesquelles reposaient ses projets n'engageaient jamais à un succès certain, qu'Odelle l'ait appuyé, c'était un coup de poker (dont Daphnée finirait sans doute par payer le prix), que Latika finisse par l'aider en était un autre, moins certains encore. Car alors même que leurs corps semblaient dors et déjà prêts à s'offrir l'un à l'autre, comme ils l'avaient autrefois, les négociations, elles, étaient loin de toucher à leur terme. Avant même que de répondre quoi que ce soit, Nathaniel déposa plusieurs baisers, qui n'avaient rien de chastes, au creux de son cou, avant de lui dispenser ces caresses qui lui semblait si familières encore, en dépit du temps écoulé.

-Ce que je veux, c'est que tu ailles convaincre le sultan de mener cette guerre pour moi.
dit-il avec le plus parfait détachement, comme s'il lui demandait le plus simple et le moins déplacé des services. Ou alors... Ses lèvres retrouvèrent celle de Latika, qu'elles honorèrent d'un baiser langoureux. Tu pars pour Féerie avec moi...

Rien de planifié à l'avance. Non.

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Message#Sujet: Re: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Dim 16 Fév - 16:36


 
What if we could turn back time ?



Je me dénudais, laissais les étoffes couvrant mes courbes généreuses choir, avec une lenteur toute calculée. Je voulais qu'il voit, qu'il se souvienne de ces trésors qui, jadis, n'avaient été qu'à lui et que, désormais, je partageais et faisais mine d'offrir et d'abandonner avec une facilité aussi déconcertante qu'intéressée. Et si la lame de mon kriss reposait maintenant sur le sol mon arme la plus létale, je la lui montrais, le laissait y déposer ses lèvres pendant que s'échappaient de mes lèvres des soupirs langoureux et avides. Si Nathaniel était venu, ce n'était que parce qu'il pensait bien y trouver son intérêt et ces étreintes auxquelles nous menacions déjà de nous abandonner n'en était que l'un des aspects. Il eut été aussi stupide que déraisonnable de ma part que de caresser l'espoir que j'eus pu être la raison de son retour. Il était venu à moi. Non pas pour me reconquérir, ni encore moins s'excuser mais je n'aurais pas eu l'inconscience béate de l'espérer, mais pour tenter de m'arracher une promesse d'alliance que je n'étais vraiment pas décidée à accepter.

Le convaincre me sera aisé dès lors que je serais officiellement devenue sa femme. Mais, vois-tu mon beau et sulfureux Prince
avais-je dit tout en laissant ma main venir caresser sa joue avant que mes lèvres ne viennent trouver les siennes et ne lui arrache le plus inconvenant des baisers Je ne vois pourquoi je devrais accepter de mener ce peuple qui sera un jour mien, dans une guerre qui ne ferait que le détruire un peu plus encore...

Et puis je m'étais tue, préférant laisser la douceur de mes lèvres venir redessiner ce torse contre lequel je glissais doucement, m'affairant à le débarrasser de tous ces vêtements que je jugeais de trop maintenant. Arrivée à cet endroit où je ne pus que me flatter de sentir palpiter sous mes mains audacieuses ce désir que Nathaniel ne pouvait dissimuler, je fis glisser le long de ses jambes ces habits qui me gênaient. Puis, sans jamais le quitter des yeux, je flattais de ma langue taquine et de mes lèvres chaudes et caressantes son trésor d'intimité. M'éloignant cependant aux propos suivant, laissant mes mains poursuivre ces audacieuses et impatientes préliminaires, je ris doucement

Partir avec toi ? Tu m'emmènerais dans ce monde qui est le tien et que je réduirais en cendres si seulement cela pouvait rendre le mien plus prospère ? Rien ne trouvera donc jamais grâce à tes yeux n'est-ce pas mon Prince ? Tu détruirais ton monde comme je ne doute pas un seul instant que tu détruiras le mien si cela peut te permettre d'assouvir ta vengeance...


Puis, d'un mouvement souple je le fis basculer sur moi, m'abandonnant cette fois totalement à lui. Mes mains expertes glissaient sur sa peau à présent aussi parfaitement dénudée que la mienne et je ne me redressais légèrement que pour mieux lui arracher un autre baiser. Plus appuyé, plus affamé encore que les précédents. Je le désirais et ne cherchais plus à lutter pour le nier ni encore moins à le cacher. Mes hanches se soulevaient doucement venant agacer les siennes, les mettre au défi de mieux me posséder si seulement elles l'osaient. Si seulement, lui, l'osait ! Mes seins pressés contre son torse je passais ma main à sa nuque et l'attirait à moi pour un autre baiser. Avant que de lui répondre, finalement

Soit, je consens à te suivre en ton royaume... Mais ne te réjouis pas encore... Mon soutien est encore très loin de t'être acquis. De ce que je verrais là-bas je forgerais mon opinion. Et, si jamais cela parvenait à me convaincre de te suivre alors je parlerai au sultan et je le pousserai à la guerre. Mais, sois en conscient Nathaniel, cette fois nous jouerons la même partition toi et moi. Et quoique tu trouves dans cet accord je compte bien y gagner plus encore. Et... si jamais l'envie de me trahir à nouveau venait à t'effleurer saches que je ne ferais pas preuve d'autant de mansuétude qu'Edgard. Je détruirais tous tes rêves comme tu as brisé les miens, je m'allierais à tes pires ennemis pour mieux te détruire... Trahis moi et je te tuerais. Lentement et avec un plaisir aussi cruel que sadique. Parviens à me séduire, à me conquérir, et peut-être bien t'offrirais-je sur un plateau jusqu'à la tête de ce cher Edgar si c'est ce que tu souhaites.


Et, pour l'instant, qu'il se taise ! J'avais assez parlé. J'avais envie de toute autre chose maintenant. Pas lui ? Bien sur que si... Nathaniel était un homme. Et, moi, une femme que l'on ne pouvait qu'apprécier posséder. Même si, en fait, tout n'était jamais qu'illusion...
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Message#Sujet: Re: What if we could turn back time ? [Pv Nathy d'amour :3]   Mar 18 Fév - 23:08


What if we could turn back time ?
L

atika était, aux yeux de Nathaniel, l'incarnation même de la luxure, tout en elle était une invitation aux plaisirs les moins innocents et les plus charnels, était-ce seulement lui qui voyait cela en elle ? Non, ils devaient être des centaines, de milliers... Pour l'heure, ça lui était parfaitement égal. Ses charmes pourraient bien être une arme redoutable sous peu, et Nathaniel comptait en partie après eux, il est vrai, même si Latika avait toujours très bien su imposer en lui un sentiment de possessivité que nulle autre ne lui inspirait à ce point. Alors que ses lèvres glissaient le long de son torse, avant que de venir honorer ses trésors d'intimité qui saluaient sa beauté surnaturelle avec insistance, Nathaniel ne la voulait plus que pour lui. Son habituel tendance à l'inconscience la plus totale lui faisait presque oublier tous ses beaux projets. Mais au-delà des plaisirs qu'elle lui procurait si bien, et que quelques soupirs satisfaits ne pouvaient que lui confirmer, il restait une priorité, le seul objectif qu'il ne perdrait jamais de vue. Parce qu'il avait ourdi sa vengeance depuis bien trop longtemps pour la délaisser au profit de ce corps qui, cela étant, lui faisant tourner les sens avec la même aisance qu'autrefois. Oui, leurs gestes et leurs actes n'étaient pas en harmonie, mais ils s'en satisfaisaient bien. Là où la négociation se faisait incisive, leurs corps eux, témoignaient une impatience, une attirance qui trahissait chaque menace, et presque chaque close de leurs petits jeux. Cependant, Nathaniel, tout obnubilé qu'il soit par la perfection physique (et morale - il appréciait plus encore son caractère de maintenant que celui d'autrefois) savait pour autant que Latika serait bien capable de le tuer s'il trahissait encore sa promesse... Était-ce pour autant qu'il s'empêcherait de le faire ? Rien n'était moins sûr. Nathaniel était un joueur, ne l'oublions pas. Et plus le jeu était risqué, plus il le savourait. Alors pour l'heure, pensez-vous, il était aux anges, quand bien même il n'avait nulle idée de l'accueil qui serait réservé à Latika à Feerie (par Eleonore, surtout - quoique la perspective de la rencontre de ces deux-là l'amusait grandement), de sa capacité à la convaincre de se joindre à sa cause. Pour lui, tout cela, ce n'était jamais que des détails annexes, le Grand Plan ne serait pas perturbé pour autant. Et il se trouvait être plus agréable encore qu'il ne l'aurait soupçonné. Les lèvres de Nathaniel se perdirent en baisers passionnés au creux du cou de la jeune femme, avant qu'il ne vienne souffler à l'oreille de celle qu'il avait depuis si longtemps posséder, et brûlait de posséder à nouveau.

-C'est un marché honnête.
Un nouveau baiser sur ses lèvres. L'honnêteté est la valeur que je préfère. Un sourire amusé accroché sur son visage, il appréciait l'ironie et le cynisme de son propos.

Il y avait encore beaucoup à dire, c'est certain. Il restait pour eux bien des points à soulever, et pour la part des vagabonds, bien des choses, des actes dont il fallait qu'il se justifie, que ce soit avec son habituelle désinvolture ou un tantinet plus de sincérité... Mais tout cela serait pour plus tard. Pour l'heure, il ne demandait qu'à satisfaire un désir devenu s grand qu'il était impérieux. Presque vingt années sans toucher à la chair d'une femme rendrait n'importe qui fou. Dans le cas de Nathaniel, une seule chose avait su le faire tenir, et elle ne faisait plus franchement le poids à présent que le corps offert de Latika monopolisait presque toute son attention. Et alors que chacun de ses gestes l'y invitait, il prit possession d'elle avec une fougue qu'il n'était que trop heureux de retrouver.

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