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 Grignoti, grignotons, qui grignote ma maison ? * Daphnée

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Rebellion
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Message#Sujet: Grignoti, grignotons, qui grignote ma maison ? * Daphnée   Sam 4 Oct - 10:22

Daphnée

Grignoti, grignotons, qui grignote ma maison ?
Surnom : Daph
Age : ici
Lieu de naissance : Féerie
Sexe : Féminin
Groupe : La rébellion
CARACTERE

   Le temps et l’expérience vous change un homme, vous dira un vieil ermite depuis le fin fond de sa forêt. Ce ne pourrait être plus vrai, et Daphnée en est une preuve vivante. Avant, lorsqu’elle vivait encore au milieu des bois, en compagnie de son frère et de ses parents, elle était une jeune fille douce, innocente au possible, naïve, même. Elle accordait une foi et une confiance aveugle en sa famille, croyait en tout ce qu’ils lui disaient, et était convaincue que rien ne lui arriverait tant qu’elle les aurait à ses côtés. Elle était une jeune fille calme, qui ne s’énervait presque jamais, un peu timide, n’ayant pas l’habitude d’être confrontée au monde. L’enfant idéale, toujours obéissante envers ses parents, toujours prête à rendre service, généreuse… Ayant vécu dans un milieu pauvre, elle n’avait jamais eu l’occasion d’être capricieuse, elle était contente de ce qu’elle avait, et savait s’en contenter. Elle n’avait jamais reçu aucune éducation, elle ne savait donc ni lire ni écrire, mais elle était tout de même une petite fille polie et très gentille, qui n’avait peut-être pas l’intelligence de l’esprit, mais au moins l’intelligence du cœur. Elle ne savait malgré tout pas grand-chose de l’existence, il y avait beaucoup de lacunes dans ses connaissances. Daphnée était avant tout une enfant, elle aimait donc jouer, et des jeux, elle savait en inventer. La petite fille ne manquait jamais d’imagination, c’était d’ailleurs elle qui, la plupart du temps, initiait son frère aux jeux auxquels elle voulait jouer.
   Elle avait passé la première partie de son enfance isolée, à n’entendre au sujet de Féerie que ce que ses parents voulaient bien en dire. Découvrir ce que dissimulait réellement le monde extérieur fut un grand choc, pour elle.

   Car bien sûr, le comportement de Daphnée a bien changé, de douce et naïve, elle a gagné en maturité, la violence des événements dont elle a souffert l’ont obligé à grandir plus rapidement que la moyenne. Elle en est d’ailleurs ressortie avec une insensibilité totale. La violence ne lui fait plus peur, et il est particulièrement difficile de l’impressionner, elle en a trop vu. Il y a d’ailleurs longtemps qu’elle ne pleure plus. La dernière fois, c’était à la mort de son frère. Depuis, plus rien. Daphnée n’a jamais l’air triste. Et en vérité, elle ne l’est pas. Daphnée a choisi de dresser une barrière invisible entre elle et le monde extérieur. Elle ne laisse y entrer que ceux à qui elle accepte de parler. Rêveuse, elle s’est inventée un monde à part, où tout est plus simple, et c’est ainsi qu’elle tient, en inventant, en se créant un monde féérique… pas la féérie de Féerie. Une véritable féerie. Il n’est donc pas rare qu’elle ait l’air dans la lune, totalement en dehors des réalités… Elle possède beaucoup d’imagination, par ailleurs, ce qui ne l’empêche pas d’être capable d’immensément de maturité. C’est par ailleurs une petite fille très courageuse. Elle l’était déjà avant, mais aujourd’hui, elle a la conviction que plus rien ne peut lui faire peur. La vie lui a déjà réservé toutes les horreurs qu’il est humainement possible de vivre. Ceci dit, si elle devait un jour avoir à nouveau affaire à la sorcière, elle perdrait sûrement tous ses moyens.

   Daphnée est également quelqu’un de fidèle et de loyale. L’expérience lui a appris à ne pas faire confiance à tout le monde. Mais quand elle accorde sa confiance à quelqu’un, elle est prête à tout pour cette personne, et sa fidélité est sans limite. Il ne faut pas, par contre, s’aviser de trahir cette confiance, oui, Daphnée est capable de se mettre en colère, et il est d’ailleurs surprenant de la voir d’un seul coup se mettre en boule, elle qui semble si douce et imperturbable. Car oui, si elle ne l’était pas auparavant, Daphnée est à ce jour un peu… lunatique. Une expérience aussi traumatisante laisse des traces, et psychologiquement, Daphnée n’est pas toujours très stable. Cela se traduit par des sautes d’humeur qu’elle est la seule à comprendre. Heureusement, elles ne sont pas si courantes que cela, et il est fort possible que vous soyez épargnés… si vous savez-vous y prendre avec elle.
PHYSIQUE
Daphnée pourrait être une ravissante petite fille, vraiment, si la vie ne lui avait pas fait encaisser autant de coups durs. Elle a de jolis yeux marrons, extrêmement expressifs (en même temps, étant donné qu'elle ne parle pas, il faut bien qu'elle s'exprime d'une autre manière, et c'est donc par ses yex qu'elle se manifeste et se laisse comprendre). Ses cheveux sont bruns. Autrefois soyeux, ils sont aujourd'hui sales, emmêlés, désordonnés et fragiles. Elle est squelettique. Et pour cause, cela fait une bonne éternité qu'elle n'a pas savouré un véritable repas. Décharnée, plus petite que la plupart des enfants de son âge, elle a depuis longtemps oublié comme l'on peut prendre soin de soi, et se contente du strict minimum, tout comme elle ne s'habille plus que des chutes de tissus qui parviennent à lui tomber sous la main. Sa démarche est singulière, aussi, un peu aléatoire, donnant l'impression qu'elle ne sait pas exactement où elle veut mettre les pieds. Ce n'est pas le cas, non, juste une illusion de l'esprit, tout comme cet air innocent qu'elle porte avec lui, et qui donne l'impression d'une âme douce, qui n'aurait pas été blessée, alors que c'était véritablement tout l'inverse. Elle garde ses blessures à l'intérieur, c'est tout.
HISTOIRE

   -On ne peut pas faire une chose pareille.
   -Crois-tu que nous avons le choix? Nous parvenons à peine à nous occuper de Louis, nous ne pouvons pas…

   - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

   Assis sur son lit, le petit garçon attendait, à la fois impatient et agacé. Agacé d’entendre tant d’agitation dans la pièce d’à côté, et de devoir rester là, à fixer le mur. À côté, il entendait crier, hurler, même. Dans un premier temps, cela lui avait serré le cœur, puis il s’était dit que c’était bien fait pour eux, eux qui le laissaient là, en plan… Quelques secondes, les hurlements cessèrent, puis ils furent remplacés par un cri perçant, perçant et désagréable. Instinctivement, le garçon se leva, conscient qu’on ne le laisserait plus longtemps à l’écart. Et il eut raison de le penser, en effet. Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvrit sur un homme de forte carrure, mais au sourire ravi, il posa sur le garçon un regard bienveillant.
   -Tu veux rentrer, Louis?
   Le garçon acquiesça vigoureusement. Bien sûr qu’il le voulait, il voulait voir l’objet de toute ces attentions, qui volait les siennes, cet être inconnu et étrange qui avait provoqué tant de larmes, tant de colère, et ces discussions désagréables qu’il n’aurait pas voulu entendre. À la suite de son père, Louis entra donc dans la pièce. Sa mère était là, dans son lit, la petite créature entre ses bras, elle aussi, souriait, même si son visage blême et ses yeux encore humides trahissaient la souffrance qu’elle avait ressenti plus tôt.
   -On a décidé de l’appeler Daphnée.
   Lentement, il se rapprocha de cette boule rose, aux yeux marrons foncés, comme les siens. Toute sa réticence, toute la haine qu’il s’apprêtait à avoir à son égard s’évapora aussitôt.
   -Alors vous n’allez pas l’abandonner, pas vrai?
   Le père et la mère s’adressèrent un regard gêné.

   - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - - - - - -

   La petite Daphnée grandit, et devint une très jolie petite fille. Son père lui répétait souvent qu’elle avait hérité de la grâce de sa mère, et sa mère, qu’elle ressemblait à son père, de physique et de caractère. Et effectivement, elle avait les mêmes yeux marrons, la même chevelure brune et épaisse que son père, dont son frère avait hérité, lui aussi. Pour ce qui était du caractère, elle n’en savait trop rien, si elle avait effectivement un fort tempérament, elle préférait croire qu’elle ressemblerait davantage à sa mère, douce et aimante au possible, qu’à son père, qui se montrait souvent froid et ronchon. En dépit de ces défauts, elle l’aimait beaucoup. Elle aimait sa famille, tout simplement. Il faut dire qu’elle ne connaissait qu’eux. Son père était bûcheron, et la famille vivait sur de faibles revenus. Ils habitaient une petite maison perdue au milieu de la forêt, et ne côtoyaient jamais le monde. Il arrivait, bien sûr, aux parents de Daphnée et Louis de se rendre en ville, mais jamais ils n’amenaient les petits avec eux. Leur vie était simple, mais Daphnée s’en contentait, elle ne savait pas vivre autrement, de toute manière, elle aimait ses parents, elle aimait son frère…et elle se plaisait à croire qu’ils l’aimaient aussi. Tout aurait dû être pour le mieux.
   Mais vous vous en doutez, évidemment, ce ne fut pas le cas.

   - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

   « Tu es le loup! »

   Daphnée, tout sourire, courait à travers champs, son frère à sa poursuite. Elle se souvient de cet instant plus que de n’importe quel autre. Le dernier instant heureux. Le dernier souvenir qu’elle accepte d’avoir de son frère. Le soleil était au plus haut dans le ciel, bleu, bien sûr. Le tableau le plus parfait du monde. Louis avait alors onze ans, elle huit. Ils couraient jusqu’à la maison, ouvraient la porte de la maison, la maison était vide. Toute la journée entière, ils attendirent le retour de leurs parents. Leurs parents ne revinrent pas. Ni le jour suivant, ni celui d’après… Quoi que son frère ait pu en dire ou en penser, Daphnée ne voulut pas croire qu’ils ne reviendraient pas. Louis, lui, fut rapidement convaincu que leurs parents les avaient abandonné. Bien qu‘il n‘ait jamais eu le cœur de le dire à Daphnée, entendre ses parents discuter de la possibilité de les abandonner en pleine forêt l‘avait profondément marqué. Pendant plusieurs jours, la petite fille refusa de croire qu’ils aient pu partir. Elle attendait, obstinément, assise sur son lit, qu’ils lui reviennent, mais ils ne revinrent jamais. Son frère, plus lucide, étrangement résigné, n’avait fait qu’attendre que Daphnée entende raison, faisant preuve d‘une patience infinie. Durant tout ce temps qu‘ils passèrent enfermés, il prit infiniment soin d‘elle, s‘assurant comme il le pouvait qu‘elle ne manquait de rien. Ils restèrent plusieurs jours enfermés dans une maison vide… Puis ils eurent faim.

   - - - - - - - - - - - - - - -

   Louis parvint à forcer Daphnée qui, malgré sa faim ne voulait pas s’en aller, pensant que ses parents reviendraient encore, à quitter la maison, pour partir en quête de quelque chose à se mettre sous la dent. Ils se frayèrent un chemin à travers la forêt, sans véritablement savoir où ils devaient se rendre. La nuit était tombée quand, assommés de faim et de fatigue, ils aperçurent une lumière à l’horizon.
   Ils s’en rapprochèrent, il s’agissait d’une petite maison, toute de bois faite, bien que tiraillés par la faim, ces pauvres enfants eurent l’illusion qu’elle était en pain d’épice.
   Ce fut une dame plutôt âgée qui vint leur ouvrir, un grand sourire aux lèvres. Elle leur promit qu’elle prendrait soin d’eux, jusqu’au retour de leurs parents. Tous les jours, elle leur apportait des plats plus délicieux les uns que les autres, et leur promettait de vérifier régulièrement que leurs parents n’étaient pas de retour dans leur chaumière parentale. Evidemment, elle ne le faisait pas, les gamins s’en doutaient, d’ailleurs, mais ici ils étaient à l’abris, de la faim, de la fraîcheur de la nuits, des bêtes dangereuses qui peuplaient Féerie. Oui, une chose était certaine, cette femme mystérieuse, qui leur parlait à peine mais les gratifiait toujours d’un sourire enjôleur, ne tenait visiblement pas à ce qu’ils manquent de quoi que ce soit, et Louis et Daphnée mangeaient avec elle, bien plus qu’à leur faim, bien plus qu’ils n’avaient jamais mangé avec leurs parents, qui avaient rarement plus que du pain à leur apporter. Ce changement de nutrition ne manqua pas de se faire remarquer, la petite fille, dont l’apparence avait toujours été très fine et squelettique, s’était remplumée, de même pour son frère. Même si Daphnée savourait le fait que la chance les ait mené à une hôtesse aussi aimable, ses parents lui manquaient toujours, et elle ne pouvait pas à s’attacher à celle qui voulait leur faire office de nouvelle mère. Elle était bien trop distante… elle leur adressait de temps à autres un sourire, un mot gentil, mais dans son regard, il y avait sans cesse un mélange de crainte et de pitié. Daphnée comprenait, à présent, qu’elle ne voulait pas s’attacher.
   Elle s’occupa d’eux durant tout un mois.

   - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

   La suite se déroula très vite, et Daphnée n’eut pas vraiment le temps de comprendre ce qui lui arrivait, son frère non plus, sans doute. Ce soir là, ils s’étaient endormis dans le grand lit qu’ils partageaient tous les deux, et lorsqu’ils s’étaient réveillés, ils se trouvaient dans une pièce sombre, souterraine, mais ils ne pouvaient pas la voir, ils étaient pieds et poings liés, un bandeau leur recouvrait les yeux, un bâillon les lèvres. Le premier réflexe de Daphnée fut de vouloir crier, mais son cri se perdit dans le creux du tissus qui recouvrait sa bouche. Désespérément, privée de tous ses sens, elle cherchait la présence de Louis à côté d’elle, elle n’arrivait pas à le ressentir.
   On les laissa là plusieurs heures, puis finalement, la porte se rouvrit. Sentir le danger approcher sans pouvoir l’identifier était particulièrement désarmant. Elle devina seulement qu’elles étaient deux personnes… Mécaniquement, Daphnée s’agita, cherchant à se défaire de ses liens, comme si cela pouvait servir. À côté d’elle, Louis restait étrangement calme, mais elle pouvait l’entendre sangloter. On lui enleva son bandeau, et Daphnée put ainsi découvrir le visage d’une femme, très jeune, très belle… mais qui la fixait avec une telle convoitise que Daphnée en eut des frissons. Le reste, elle voulait tellement l’oublier…Mais ce moment demeurait imprimé dans sa mémoire.
   Une trappe s’ouvrit, à quelques centimètres de leurs pieds. La sorcière tira sur la corde qui maintenait son frère attaché. Et Louis tomba. Daphnée le regarda mourir. Mourir ébouillanté, dans une marmite gigantesque. Daphnée, toujours bâillonnée, tentait sans succès d’hurler le prénom de son frère, se débattant plus que jamais contre les liens qui la maintenaient captive. Il était mort. Et le pire n’était pas encore arrivé. Odelle, puisque tel était le nom de cette sorcière, extrayait l’enfant de son bouillon, et armée d’un hachoir, le coupait en morceau. Daphnée voulut fermer les yeux, mais saisie d’horreur face à un tel spectacle, chacun de ses mouvements semblait s’être interrompus. Incapable de se défendre, ou d’attaquer, elle assistait, impuissante, à l’acte le plus cruel qu’il lui ait jamais été donné de voir, le sang de son frère glissait le long de la table, goutait sur le sol de pierre… Elle avait envie de vomir. La sorcière mangea un morceau de son frère, puis un autre. Elle parvint à fermer les yeux. Mais entendre l’acte et le deviner était plus horrifiant encore. Elle rouvrit les paupières quand elle sentit la sorcière se rapprocher d’elle, elle détacha son bâillon. Son tour arrivait.. Retrouvant ses capacités motrices, elle agita ses bras, tentant désespérément de se défaire de ses liens, tandis que la jeune femme s’adressait à elle.
   « Réponds à mes questions petites veux tu?
   -Jamais, vous êtes une horrible sorcière, vous êtes méchantes je vous hais, je vous tuerais! »
   Les mots qu’elles avaient échangé ce jour là avaient été les plus durs que la petite fille ait jamais eu à prononcer. Elle s’était promis, dès lors, qu’elle n’offrirait sa voix qu’à ceux qui le mériteraient… Déphnée avait toujours été une petite fille courageuse, elle ne voulait pas mourir en pleurnichant, elle ne voulait pas mourir tout de suite, elle ne voulait pas être mangée. Elle gagnait du temps. En quelques mots qu’elles échangèrent, elle parvint enfin à glisser une de ses mains hors de la corde qui l’enserrait, puis l’autre. Poursuivant la conversation, la sorcière détourna le regard. Daphnée en profita pour détacher ses pieds. Elle ne réfléchit plus. Elle courut. Elle mourait de toute manière, autant d’essayer de vivre plus longtemps. Elle courut, courut…
   Elle échappa à la sorcière… mais pas aux gardes qui, une heure plus tard, vinrent la récupérer.

   - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

   Elle s’habituait à ne pas comprendre ce qui lui arrivait. Elle n’avait pas compris le départ de ses parents, elle n’avait pas compris la mort de son frère, elle n’avait pas compris ces gardes, qui l’avaient conduits jusqu’à une barque, au bord de la plage. À son bord, un vieil homme au regard effrayant, qui lui adressa à peine la parole tout le trajet (ce qui était en même temps compréhensible, puisque Daphnée avait choisi de ne plus parler, pas à lui en tous cas), le voyage dura plusieurs heures, ils avançaient si loin dans l’océan que le paysage de Féerie avait totalement disparu, il n’y avait entre eux plus que de l’eau. Jusqu’à ce qu’une île apparaisse. L’île des soupirs, l’île-prison. Elle devait y passer quatre années de sa vie. Elle vit sans les voir ces prisonniers en cage, qui eux-mêmes ne daignaient pas poser leurs prunelles sur elle. Elle avait abandonner de comprendre. Elle rejoignit une cellule sombre et crasseuse, s’y assit, et se laissa envelopper par l’ombre et le silence. Jusqu’à ce que…
   -Quelle ravissante nouvelle recrue. Il les prend de plus en plus jeunes, on dirait…
   Nathaniel occupait la cage qui faisait face à la sienne. Daphnée l’ignora longtemps, refusant toujours aussi obstinément de parler, mais le concerné semblait s’en moquer royalement, chaque jour, il parlait, parlait… Il était le seul de toute la prison, à se montrer aussi bavard. Comme s’il craignait de perdre l’usage de la parole. Daphnée ne comprenait pas, elle aurait tellement voulu ne plus parler… Nathaniel semblait apprécier son déni. Il insistait d’autant plus qu’elle refusait toujours de s’adresser à lui.
   Les jours passèrent, dans la prison… Daphnée, pour échapper à la cruauté de ce nouveau quotidien, choisit de s’isoler dans son propre monde, un monde où son frère serait encore en vie. Rêveuse, tournant en rond dans sa cage, il lui arrivait même de sourire, sans que qui que ce soit puisse comprendre pour toi. Nathaniel gagna le respect de Daphnée lorsqu’elle le vit tuer le premier gardien. Alors, elle accepta de lui parler. Un tel spectacle aurait dû l’épouvanter, mais elle ne semblait plus sensible à la moindre forme de violence, et elle haïssait tous les gardiens.
   Jusqu’à Eléonore.

   - - - - - - - - - - - - - - - -

   C’était la première fois qu’elle avait une jeune fille pour gardienne, Eléonore était différente. Daphnée l’avait tout de suite ressenti, Nathaniel aussi, apparemment. Il ne la tua pas. Daphnée aurait sûrement supplié pour qu’il ne la tue pas, s’il en avait eu l’intention. Elle aimait beaucoup Eléonore, même si à nouveau, elle mit longtemps à daigner lui parler, malgré tout le temps que la jolie blonde acceptait de lui consacrer. Daphnée était sa favorite, c’était évident. Elle passait beaucoup de temps face à sa cage, semblant patiemment attendre que Daphnée s’adresse à elle. L’étrange immédiateté de leur lien ne se comprenait d’une seule manière : Eléonore avait perdu une petite sœur, Daphnée un grand frère.
   La petite fille fut aux premières loges pour assister à l’évolution de la relation entre Nathaniel et Eléonore, qui devait les conduire à l’évasion de l’île, qu’ils organisèrent de concert, avec l’aide d’un troisième acteur qui allait prendre une grande place dans le cœur de Daphnée : Anthony.
   Une fois sortie de prison, il était hors de question pour Daphnée d’abandonner Eléonore. Elle choisit donc de rejoindre la rébellion. Où serait-elle allé autrement, de toute manière?
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Message#Sujet: Re: Grignoti, grignotons, qui grignote ma maison ? * Daphnée   Sam 4 Oct - 10:26

Daphnéééééééééééééééééééée

_________________
Peut importe ce qu'on fait, l'histoire fini toujours de la même manière.
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Message#Sujet: Re: Grignoti, grignotons, qui grignote ma maison ? * Daphnée   Lun 6 Oct - 9:56

Rebienvenue, grand chef Wink
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Message#Sujet: Re: Grignoti, grignotons, qui grignote ma maison ? * Daphnée   Mar 14 Oct - 13:22

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Message#Sujet: Re: Grignoti, grignotons, qui grignote ma maison ? * Daphnée   Mar 14 Oct - 16:36

Oooh Daphnéééééééééé *-*
Rebienvenue keupine

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Message#Sujet: Re: Grignoti, grignotons, qui grignote ma maison ? * Daphnée   

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