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 Quel drôle de destin (PV Minati)

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Royaume du bout de l'océan
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Message#Sujet: Quel drôle de destin (PV Minati)   Mer 15 Oct - 23:30

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Il savait bien que ce n’était pas raisonnable, qu’il ne devrait pas se trouver dans les parages. Mais l’homme ne pouvait pas s’empêcher, il avait décidé de venir faire un tour près du palais. Il n’avait pas encore concrètement de plan de vengeance, il ne savait pas encore comment il pouvait arriver à son but. Mais il allait trouver, il allait forcément trouver. Gorav n’avait plus sa place à cet endroit depuis qu’il avait été renvoyé par le sultan, mais cela ne l’empêchait pas de traîner un peu dans les parages. Cela n’allait le mener à rien, mais il avait l’impression de faire quelque chose d’utile. Peut-être qu’avec un peu de chance, il allait trouver une manière d’atteindre le sultan. Au fond, il savait déjà comment l’attendre, mais il n’avait pas en tête tous les détails. Il devait encore les peaufiner, avant de réellement passer à l’action. C’était difficile pour lui d’être patient de la sorte, mais il n’avait pas le choix.  Gorav savait bien qu’il n’aurait pas plusieurs chances, il n’en aura qu’une seule. Une seule et unique chance qu’il ne devait pas rater. S’en prendre ainsi au sultan du royaume était suicidaire, l’homme savait parfaitement qu’il risquait gros. Mais il avait envie de prendre le risque, même s’il devait perdre la vie ensuite. Au pire, il ne perdrait pas grand-chose au final, mais il aurait récupéré son honneur.

Cela faisait depuis le début de la matinée que Gorav se trouvait dans le coin du palais. Il restait assez loin des gardes qu’il pouvait croiser, il n’avait pas spécialement envie de se faire arrêter. Même s’il n’y avait pas non plus énormément de raison, l’homme n’était pas un criminel après tout. Il s’était contenté de renversé un vase devant le sultan, qui n’avait pas apprécié. Il n’y avait donc pas mort d’homme. Cependant, il se voulait tout de même prudent. Il n’avait pas l’intention de laisser le sultan s’en sortir, heureusement que les gardes ne pouvaient pas lire dans son esprit. Alors qu’il évitait les différentes personnes qu’il croisait, il percuta quelqu’un qu’il n’avait pas vu. Son regard se porta sur la femme, qu’il ne reconnut pas de suite.


« Excusez-moi. »

Dit-il d’une voix grave. On ne pouvait pas réellement dire qu’il était de bonne humeur ces derniers temps, alors il n’était pas vraiment doué pour les contacts humains. Il s’apprêtait à partir, s’éloigner de cette inconnue, quand il la reconnue. Il se demandait même comment il n’avait pas pu se rendre compte que c’était elle. D’ailleurs, cette rencontre était forcément un signe. Il avait envie de la considérer comme cela, parce qu’il ne pouvait pas nier le fait qu’il appréciait de rencontrer cette jeune femme maintenant et tout de suite.

« Princesse ? »
Sa voix avait immédiatement pris un tout autre timbre, maintenant qu’il s’adressait à la jeune femme. Il parlait bas, pour ne pas être entendu d’autres personnes. « Que faites-vous ici ? »

Il se posait réellement la question, on ne pouvait pas vraiment dire qu’elle se trouvait à sa place de princesse. Gorav ne savait pas pourquoi, il l’avait toujours plus ou moins apprécié. Elle était une gamine capricieuse, mais il l’appréciait tout de même. Cependant, ce n’était pas pour cette raison qu’il était heureux de la voir.
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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Sam 18 Oct - 13:51


Quel drôle de destin
M

inati poussa un soupir d'ennui tandis qu'elle réactivait pour la nième fois le mécanisme de la boîte à musique posée sur sa table de chevet. La vie pouvait être d'un ennui, parfois... souvent. Il n'y avait jamais grand chose à faire, au palais, et une fois que ses précepteurs avaient fini leur travail, il ne lui restait plus qu'à s'enfermer dans sa chambre et à attendre que le temps passe... ce qui ne tardait jamais à l'exaspérer. Et lorsqu'elle s'exaspérait, rien d'autre ne lui venait en tête sinon de chercher à obtenir quelque chose qu'elle n'avait pas encore. En effet, on ne pouvait pas dire que Minati manquait de jeux, de livres, d'animaux à dorloter... et toutes ces sortes de choses qui auraient dû suffire à intelligemment l'occuper. Il n'en demeurait pas moins qu'elle se lassait trop rapidement des cadeaux qu'on lui faisait (ne songeant à les apprécier que durant un millième de seconde), et qu'elle était toujours à l'affût de cadeaux supplémentaires, supposés la combler enfin pour de bon, et qui ne remplissaient jamais leur tâche comme il se devait.

Cette boîte à musique avait été l'une des dernières exigences de la fille du sultan. Elle l'avait reçu le matin même, et les hommes de son père avaient dû traverser la moitié du pays pour l'obtenir, mais à peine en avait-elle observé la mécanique et apprécié la mélodie deux fois qu'elle souhaitait déjà passer à autre chose. C'était finalement moins drôle et distrayant que ce qu'elle aurait cru. Armée de son habituelle facilité à passer à autre chose, Minati comptait trouver son père, et réclamer qu'un cithariste vienne les distraire pour égayer son dîner et lui ôter de la tête la répétitive mélodie que la boîte à musique avait ancré dans son cerveau. Sauf qu'elle ne le trouva nulle part. Il était en déplacement, lui avait-on finalement dit. Nouveau soupir d'ennui. Bon, si c'était comme ça, elle allait prendre l'air. Il ne lui était pas véritablement autorisé de quitter les murs du palais, mais elle s'en foutait complètement, elle voulait prendre l'air. Donc elle prendrait l'air.

Toute affairée à sa mini évasion (mini, car évidemment, elle comptait bien retrouver très vite son petit confort) elle ne regarda pas où elle marchait. Et percuta quelqu'un. Elle s'apprêtait à râler, à exiger de la personne qu'elle se confonde en excuse devant sa princesse mais ses mots se perdirent au fond de sa gorge quand elle reconnut la personne en face d'elle. Elle n'en revenait pas ! Gorav ! Un large sourire illumina son visage. C'était la dernière personne qu'elle s'était attendue à voir ici. Et qu'elle était heureuse de le voir !

-Et vous, que faites-vous ici ? Si mon père apprend que vous êtes dans les parages...


Minati obtenait tout de son père. Mais quand elle avait demandé (exigé, donc) au sultan de réintégrer Gorav au palais, il avait refusé. Alors s'il le retrouvait dans le coin...







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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Ven 24 Oct - 18:28

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
En traînant ainsi autour du palais, Gorav ne s’attendait évidemment pas à tomber sur la princesse chérie à son papa. L’homme devait bien avouer que cela était une bonne surprise. En réalité, il n’avait rien contre la fille du sultan. Il l’avait bien apprécié, même si elle était clairement une capricieuse. Mais au final, sa naissance aidait sans doute son caractère à prendre cette direction. Puisque son cher Papa lui offrait tout, il était logique qu’elle demande tout. Au final, son comportement, Gorav le mettait plus sur l’éducation qu’elle avait reçue dans sa vie. Evidemment, l’homme était clairement bien placé pour avoir un avis sur l’éducation d’un enfant. Il n’en avait pas et on ne pouvait pas réellement dire qu’il avait eu l’occasion de vraiment connaitre ses parents. Il n’avait plus que de faibles souvenirs de ses parents, qui avaient perdu la vie coup sur coup. Mais il avait quand même un avis, il trouvait que c’était de la faute du sultan sur Minati se montrait aussi capricieuse. Enfin, en soit, Gorav n’avait donc rien contre la jeune femme. Il regrettait même de ne plus pouvoir la côtoyer maintenant qu’il ne travaillait plus au palais. Gorav était donc surpris de croiser cette jeune princesse en dehors du palais, elle n’y avait pas sa place normalement. Nul doute qu’elle risquait d’avoir des ennuis si quelqu’un la voyait dehors. Comme lui en même temps, ce qu’elle ne manqua pas de préciser.

« Il n’apprendra rien, si personne ne le lui dit. »

Gorav afficha un sourire complice pour Minati, sous entendant évidemment qu’elle ne devait pas mentionner sa présence. Effectivement, si le sultan apprenait qu’il traînait dans les parages, il allait avoir de gros ennuis. Pour le moment, l’homme se trouvait juste incapable de travailler au palais, ce qui pouvait vite changer en fonction de l’humeur du sultan. L’homme n’était pas idiot au point de prendre le risque que son ancien maître découvre qu’il se promenait dans les parages. Alors, il espérait bien que la princesse ne dirait rien. Techniquement, elle ne pouvait rien dire sans préciser qu’elle avait quitté l’enceinte du palais, c’était sa chance.

« Comment allez-vous ? »

Réellement, l’homme s’intéressait à la réponse de cette question. Mais il n’y avait pas que pour connaitre son état qu’il posait la question. Minati, la fille chérie de son ennemi juré, celui qu’il voulait voir tomber le plus bas possible. Il ne pouvait donc pas laisser passer cette chance. L’homme avait bien l’intention de se venger, il n’aurait peut-être pas d’autre moment pour recroiser la jeune femme. Et il n’y avait rien de mieux pour toucher un homme derrière sa carapace que de trouver son point faible. Et clairement, l’un des points faibles du sultan était la jeune femme qui se trouvait juste devant Gorav. Il ne pouvait pas la laisser partir, il ne pouvait pas perdre cette chance. Alors, même s’il s’intéressait réellement au sort de Minati, il ne pouvait pas nier l’idée qu’il avait derrière la tête. En avait-il honte ? Non, clairement non.
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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Ven 24 Oct - 22:14


Quel drôle de destin
M

inati répondit au sourire complice de Gorav par un autre. Elle ne l'admettrait pas si aisément, parce qu'elle trouvait que c'était une faiblesse sans nom que de s'avouer dépendant affectivement de quelqu'un, mais il lui avait manqué. Elle avait toujours eu beaucoup d'affection pour cet homme que son père avait si cruellement condamné à une faible condition... il se pouvait même que, en bonne adolescente un rien midinette, elle ait eu un léger faible pour lui. Ce qui était certain, c'est que l'homme n'avait rien à craindre d'elle. Minati n'avait pas la moindre intention de dénoncer Gorav à son père. Elle avait beau être très naïve sur de nombreux aspect, elle avait pertinemment conscience du châtiment qui attendrait l'homme si l'on savait qui l'avait rôdé autour du palais. Il serait décapité, ni plus ni moins, c'était une certitude. La princesse ne le supporterait pas, encore moins en sachant que cela était de sa faute. Non, la jeune femme ne dirait rien à son géniteur, et elle doutait fort que son géniteur se rende compte de quoi que ce soit. Il vivait dans le plus pur ostracisme, dans son palais, tout ce qui se déroulait hors ces murs, il semblait ne pas en avoir conscience, et même Minati avait comprit qu'il se souciait davantage d'accumuler les épouses que de faire de leur société et de leur royaume une véritable utopie. Il n'avait pas répondu à sa question, en définitive, mais elle ne s'en rendit pas compte, il avait su parfaitement la contourner, au point qu'elle ne se méfia pas un seul instant. Il faut dire que Minati était quelqu'un d'extrêmement crédule. Elle ne savait pas ce que complot pouvait dire, et imaginait le règne de son père comme une réalité parfaitement immuable. De toute façon égoïste qu'elle était, elle préféra rapidement se satisfaire du fait que son interlocuteur lui demandait comment elle allait. Mieux encore, il avait l'air de vraiment se soucier de savoir comment elle allait. On s'enquerrait de son état à longueur de journée, au palais, mais ça n'avait jamais l'air sincère, là, au moins, et même si c'était peut-être faux, elle y croyait.

-Je vais...
elle hésita à la réponse à donner. En soi, on ne pouvait pas dire qu'elle allait mal, difficile d'aller mal quand on vous accordait tout ce que vous demandez, mais elle avait souvent tendance à dire que ça n'allait pas, pour attirer l'attention sur elle, tout simplement, parce qu'elle aimait que l'on se fasse du soucis pour elle. Mais à lui, elle ne pouvait pas servir exactement les mêmes salades. Ça peut aller... Voilà, un juste milieu. Mais le fait est que c'était un peu cela qu'éprouvait Minati au quotidien : une sorte de latence. Elle n'était pas malheureuse, non, et il y avait de quoi l'envier, mais elle n'arrivait pas à se sentir heureuse pour autant. Elle avait toujours ce sentiment de vide, quoi qu'elle fasse. Elle n'y pouvait rien. Gorav... est-ce que vous savez s'il se passe quelque chose de... différent, ces derniers temps ? J'ai l'impression que mon père n'est plus le même.

Il avait l'air effectivement plus soucieux. Mais évidemment, Minati, enfermée dans sa bulle, ne pouvait rien savoir de plus.







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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Jeu 30 Oct - 22:35

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Gorav savait bien que c’était dangereux pour lui de trainer ainsi autour du palais, ce n’était pas rien ce qu’il risquait. Si jamais quelqu’un le reconnaissait et prévenait les gardes, l’homme risquait tout simplement la mort. Le sultan ne pourrait pas accepter qu’il soit dans le coin et encore moins qu’il parler à sa fille chérie. Mais l’homme avait confiance en Minati, même s’il ne pourrait pas dire pourquoi il lui faisait confiance à ce point. Malgré qu’elle soit clairement une princesse comme beaucoup d’autre (il ne connaissait pas d’autres princesses que ceux de son royaume mais bon), il ne l’imaginait pas aller le trahir en allant prévenir son père de sa présence dans le coin. Parce qu’après tout, il avait le sentiment qu’ils s’entendaient bien. L’homme n’était pas idiot au point de penser qu’une jeune femme de son rang puisse réellement apprécier la présence d’une personne comme lui, mais ils n’avaient pas de raison de ne pas s’entendre. Gorav en réalité l’appréciait bien, même si elle était la fille de son pire ennemi. En tout cas, le sourire qu’elle afficha sur son visage le rendait confiant, elle n’allait rien dire. Et en passant, il n’avait même pas pris la peine de répondre à sa question. Volontaire bien sûr, il n’avait aucune envie de lui dire ce qu’il faisait dans le coin. Parce que si elle savait qu’il désirait s’en prendre à son père, elle risquait au contraire de le dénoncer. Ce n’était pas son but, il n’avait aucune envie de perdre l’estime que la jeune femme pouvait bien avoir pour lui. Raison pour laquelle il prit le temps de lui demander comment elle allait, même s’il s’intéressait réellement à cette réponse. Mais il ne pouvait pas s’empêcher d’y voir un intérêt dedans, comme toujours. Minati sembla hésiter quelque peu avant de répondre qu’elle pouvait aller bien. Gorav se demandait bien pourquoi cette jeune fille pouvait-elle ne pas vivre tout simplement le bonheur, ils n’avaient clairement pas la même vision du monde. Il ne répondit pas, se contentant d’afficher un faible sourire à la jeune femme. Il ne voyait pas vraiment ce qu’il pouvait faire de toute manière pour l’aider, à moins lui faire découvrir un peu la vraie vie.

« Cela ne doit pas être évident de diriger un royaume comme le nôtre, il doit avoir énormément de préoccupation ces derniers temps. » Evidemment, Gorav ne croyait pas une seule seconde aux paroles qu’il prononçait. Il ne pensait pas que le père de la jeune femme puisse être un bon sultan et pas simplement parce qu’il avait une dent contre lui (bon si clairement, il n’était pas objectif pour le coup). « Ou alors, nos vieux démons sont de retours. »

Gorav se doutait bien que la jeune femme ne risquait pas vraiment de comprendre ce qu’il voulait dire. Après tout, elle était née après la guerre et n’avait pas eu l’occasion de réellement voir les résultats de cette guerre. C’était la chance de pouvoir vivre dans le luxe, ce que tout le monde n’avait pas.
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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Sam 1 Nov - 17:54


Quel drôle de destin
D

iriger un royaume tel que celui dans lequel ils vivaient, Minati voulait bien croire que ce n'était pas simple, en effet, par moment, elle entendait son sultan de père discuter politique avec ses hommes, et elle n'y comprenait pas un traître mot. Elle était bien contente qu'il y ait un héritier mâle parmi la multitude de ses frères et soeurs (et d'eux, elle n'avait cure, c'était ELLE la favorite), ainsi elle n'avait pas le moins du monde à se soucier de tous ces aléas techniques, ennuyeux et rébarbatifs. En fait, enfermée comme elle l'était dans sa petite bulle bien confortable, elle ne comprenait pas combien dangereuses et complexes étaient les arcanes du monde des puissants, tout comme elle ne devinait pas à quel point au-dehors, l'autorité de son père était contestée et critiquée. Au palais, on vous enseignait à n'avoir d'yeux que pour votre sultan, et il n'était pas bien difficile d'en oublier ou même de ne pas en voir la vérité. Minati vivait dans la plus parfaite illusion, et s'il n'y avait pas des individus tels que Gorav pour, qui sait, à la réalité, elle finirait poupée de porcelaine dans une cage dorée. Des gens comme Gorav, ou encore Latika, l'obligeait à observer le monde, son monde, sous un angle complètement différent. Enfin, il y aurait encore du travail, quand même, car pour le moment, elle était sans doute la demoiselle la plus naïve de tout le royaume du bout de l'océan... Pour preuve, elle était incapable, parfaitement incapable de savoir de quels vieux démons il pouvait bien parler.

-De quoi est-ce que vous parlez ?

Minati n'était pas forcément la personne la plus curieuse du monde. Si elle l'était davantage, elle songerait peut-être à s'échapper plus souvent du palais, pour aller voir le monde et le comprendre mieux, si elle l'était davantage, elle aurait peut-être conscience de tout ce qui allait mal dans le royaume de son père, elle qui ne voyait rien, aveugle à la plus parfaite évidence. Sauf que là, même sans faire preuve de la curiosité la plus élémentaire, on ne pouvait être qu'intrigué. Quels étaient ces démons. De toute évidence, Gorav était extrêmement sérieux, et Minati en éprouvait un mélange d'excitation, à l'idée de découvrir une chose nouvelle, et de frayeur, parce qu'elle comprenait que ce qu'elle allait apprendre était grave, et même très grave. Et oui, elle l'apprendrait, puisqu'elle le voulait. Et quand Minati voulait quelque chose, elle s'arrangeait toujours pour l'obtenir. Par déduction, elle n'arrivait pas à deviner quoi que ce soit... On lui avait épargné bien des horreurs, à l'abri de toutes les richesses qu'on lui octroyait sans cesse. Son père lui avait parlé de cette guerre lointaine, cette guerre d'avant sa naissance qui lui avait permis d'accéder au pouvoir, mais il s'était toujours épargné les détails, et elle s'était contenté de se dire que ça avait été une chose certes horrible, mais lointaine, et une bonne chose malgré tout, puisque au final, c'était pour cela qu'elle était princesse aujourd'hui. Elle allait peut-être apprendre enfin que c'était une vision réductrice et une conclusion hâtive.







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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Dim 9 Nov - 13:12

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Gorav n’était même pas surpris que la jeune femme qui se trouvait dans ses yeux ne comprenne pas sa référence. Elle n’était pas née encore lors de la guerre qui avait réduit le royaume en ce qu’il était devenu, quand son père le sultan avait pris son rôle. Lui, il n’avait été qu’un jeune homme à l’époque de la guerre, il s’en souvenait parfaitement. Il avait vu tous ces mots, il avait même en partie participé. Sa situation à lui n’avait pas énormément changé au bout du compte, mais celle du royaume entier si. Il n’y avait pas besoin de beaucoup de temps pour découvrir l’état du royaume, quand on savait poser des yeux curieux autour de nous. Minati n’avait pas la « chance » de pouvoir réellement se faire sa propre opinion sur ce qui l’entourait. Elle vivait dans le luxe du palais. Gorav avait eu l’occasion de constater par lui-même ce que cela donnait à l’intérieur, de la vie qu’ils pouvaient avoir. Cela ne ressemblait évidemment pas à ce qu’il y avait dehors. L’homme n’était donc pas étonné que la princesse ne comprenne pas sa référence.

« Je parle de la guerre bien sûr. » Il répondit comme si c’était une évidence, comme si elle aurait dû le comprendre de suite. Il n’avait rien contre elle, il savait qu’elle n’avait pas spécialement choisit son destin. Même si nombreux devaient l’envier, Gorav en partie il fallait bien l’avouer, elle n’avait pas non plus que de la chance. Elle vivait dans l’ignorance et la chute risquait d’être bien plus brutale. « Le royaume ne s’est toujours pas remis de la guerre… »

Malheureusement, il ne mentait pas. Gorav aurait bien aimé pourtant, mais il suffisait de regarder un peu autour de soi pour le constater. Le royaume, qui avait été si prospère autrefois, ne ressemblait plus à rien depuis le passage de ces autres. Ces autres qu’on n’avait pas revus depuis toutes ces années. Du moins en principe, l’homme avait eu l’occasion de discuter avec l’un d’entre eux dernièrement. Le peuple du royaume faisait en partie confiance à Adarsh Raddhal afin de rendre les jours meilleurs, mais Gorav n’y croyait pas une seule seconde. Cela faisait des années maintenant qu’il était sultan et rien n’avait changé, et même s’il n’était clairement pas objectif il n’avait pas l’intention de lui faire confiance.

« Cela vous intéresserait-il de venir avec moi découvrir un peu plus le monde, de le voir par vos propres yeux. » Gorav avait bien l’intention de faire diminuer cette image de père parfait aux yeux de Minati, parce qu’il savait à quel point le sultan aimait sa fille, mais il devait y aller doucement. Cela ne lui servait en rien de dire toutes les mauvaises choses qu’il pensait de l’homme à sa fille. Il avait envie qu’elle ouvre un peu d’elle-même les yeux. « Vous ne craignez rien avec moi. »

Lui assure-t-il dans un sourire, se montrant parfaitement confiant. Puisqu’elle était de sortie, autant mettre les choses à profits non ?
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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Dim 9 Nov - 23:22


Quel drôle de destin
L

a guerre... Pour Minati, ce mot (oui, car elle se permettait de réduire cela à un simple mot) était tout bonnement abstrait, elle savait que ces combats avaient eu lieu, on ne lui en avait pas davantage dissimulé la violence (le tout pour présenter l'ennemi sous son jour le plus odieux, cela va de soi), mais elle n'arrivait pas à intégrer ce triste épisode à sa réalité. C'était un sujet que personne n'abordait jamais avec elle, ni ses parents, ni ses frères et soeurs, ni ses serviteurs. Elle vivait dans une petite bulle de confort qui lui laissait envisager cet épisode de son histoire comme n'importe lequel de ces contes des mille et une nuit qu'on lui lisait à l'époque avant de s'endormir. Elle n'avait pas d'idée concrète de ce qu'était la vie de son peuple, ou de la désolation dont avait souffert ce peuple qui pourtant, en tant que princesse du royaume du bout de l'océan, était plus que jamais le sien. Quand Gorav lui disait que le royaume ne s'était pas remis de la guerre, elle ne comprenait pas, et elle était d'autant moins à même de comprendre qu'on avait dissimuler avec soin les ruines, la misère, et la désolation... Elle ne quittait le palais que pour faire quelques mètres à l'extérieur, rien de plus. Et à l'intérieur de sa cage doré, tout était si riche et si fastueux ! Comment aurait-elle pu se douter le moindre instant de ce qui se tramait à l'extérieur ? ... En faisant preuve de plus de curiosité, peut-être. Il est vrai qu'elle ne s'était jamais sentie concernée par le bas peuple, elle était bien trop égoïste pour cela. Il était peut-être temps qu'on lui ouvre les yeux.. Gorav était certainement le mieux placé pour cela. Il savait avoir sur elle une influence que très peu d'autres pouvaient se vanter de posséder la concernant.

Quand il lui proposa de s'échapper le temps de voir le monde avec des yeux neufs, elle écarquilla ces yeux qui ne l'étaient pas encore. Elle ne s'était pas attendue à une telle proposition, mais c'était loin de lui déplaire. Les ambitions de Gorav n'étaient certainement pas celles de Minati, là où la princesse ne voyait jamais que l'occasion de faire un pied de nez à son père et de s'amuser un peu, sans l'ombre d'une conséquence, Gorav espérait certainement une prise de conscience de sa part. Elle devait bien admettre que si elle était loin d'incarner la forme la plus parfaite de la curiosité, découvrir pour de bon ce qu'il y avait au-delà des murs était une perspective plus que tentante, surtout si c'était en si bonne compagnie. Gorav, c'était un peu le béguin insouciant d'adolescente de Minati, l'idée qu'il veuille passer du temps avec elle, par conséquent, n'avait aucun mal à la toucher.

-Je sais que je n'ai rien à craindre de vous.
dit-elle sans le devoir un seul instant. Elle aurait eu toutes les raisons du monde de craindre l'ancien serviteur du sultan, et pourtant, elle était prête à lui accorder une confiance aveugle. Je vous suis !







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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Jeu 13 Nov - 11:42

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Gorav se doutait bien que Minati avait tout à découvrir du monde et il avait bien envie d'être celui qui allait le lui montrer. Au fond, il se disait que c'était une bonne chose pour cette princesse que de décourir un peu son royaume, de quitter sa cage dorée. Même si la jeune femme semblait se plaire dans cette cage, elle ne méritait pas d'être bercée d'illusion. Du moins, c'était son avis. Sauf que malheureusement, ce n'était pas non plus la seule raison qui le poussait à apprécier l'idée de lui ouvrir les yeux. L'homme avait envie que la fille chérie à son père découvre un peu ce que le sultan était capable de faire, ou de ne pas faire en définitif. Le palais était beau, riche, mais cela ne reflétait pas le peuple du royaume. Pendant que de nombreuses personnes (comme lui) souffraient, la famille royale avait le loisir de vivre dans le luxe. Et c'était encore pire quand on constatait le nombre impressionnant de personne appartenant à cette famille royale. Gorav espérait donc que Minati puisse avoir une image moins idyllique de son père. Il avait bien compris qu'il avait une certaine influence sur la jeune femme. Elle n'était qu'une princesse adolescente avec des étoiles dans les yeux, l'homme était donc clairement en train de jouer avec cela. Il devrait sans aucun doute regretter de se montrer ainsi, d'être à ce point manipulateur, mais il n'en était rien. Même si tout au fond de lui pouvait se trouver une pointe de culpabilité, sa cause prenait le dessus. Il devait détruire le sultan et il avait bien l'intention de se servir de son bijou pour cela.

Gorav afficha un sourire en voyant le regard de la jeune femme s'ouvrir en entendant sa proposition. Il avait en effet l'intention de l'emmener avec lui afin de lui faire découvrir le monde. Quand elle affirma qu'elle savait qu'elle n'avait rien à craindre de lui, Gorav su qu'il avait gagné. En même temps, il n'en avait pas douté une seule seconde. Minati avait le droit de découvrir le monde après tout, de sortir un peu de sa cage dorée. Elle ne tarda donc pas à lui annoncer qu'elle le suivait. Le sourire bienveillant de l'homme ne quitta pas son visage.


« Bien, allons-y alors. »

L'homme savait faire preuve de toutes les manières possible devant une jeune princesse, mais il savait aussi se montrer discret afin de ne pas attirer l'attention de la foule. Personne ne devait découvrir qu'il se trouvait en présence de la princesse (de l'une des princesses plus précisément). Ils se mirent donc en route, sans que Gorav n'ajoute quoi que ce soit. Il n'avait pas spécialement besoin de parler à son avis, le mieu était de laisser la jeune femme ouvrir ses yeux. Ils s'aventurèrent sans aucun doute bien plus loin que jamais elle n'était allée avant. Ils arrivèrent dans un marché, qui semblait être normal aux premiers abords quand on ne faisait pas attention aux détails. Mais il y avait des détails. Gorav décida de briser le silence à ce moment-là.

« Regardez. »

Dit-il simplement désignant un coin du marché, près d'une étale de poisson. Un jeune garçon d'à peine dix ans mandiait espérant obtenir quelques pièces afin de pouvoir manger. Etrangement, cette vision rappela à Gorav son enfance.
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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Ven 14 Nov - 17:39


Quel drôle de destin
M

inati resserra sa cape autour d'elle, afin qu'elle la recouvre presque complètement, et laisse ignorer le luxe de sa tenue. Ce n'est pas qu'elle éprouvait une honte ou des scrupules quelconques à l'idée d'afficher ses richesses (la concernant, ce serait plutôt le contraire) mais elle comprenait bien que la discrétion était de mise. Elle avait d'ailleurs prit cette cape avec elle, en dépit de la chaleur ambiante afin de pouvoir mieux se fondre dans la masse et qu'on ne vienne pas l'importuner, quand bien même elle n'avait pas eu l'intention de s'aventurer bien loin, de prime abord. Elle sentait son coeur s'emballer sous l'effet de l'excitation. Elle ne savait trop à quoi elle devait s'attendre, tout comme elle ignorait jusqu'où Gorav choisirait de la mener, mais elle voyait son goût pour l'inconnu s'exacerber... Très certainement parce que c'est Gorav qui l'y initiait. Elle suivit l'ancien serviteur aveuglément... il aurait pu lui tendre le plus dangereux des pièges que, très clairement, elle s'y serait aussi aisément précipiter. Elle savourait seulement ce sentiment nouveau de curiosité qui l'animait, convaincue (à tort, cela va de soi), qu'elle n'allait jamais que se satisfaire d'une petite escapade aventureuse qui n'irait en rien changer sa vision de l'existence, sa manière d'appréhender la vie... Une vie dont, en définitive, elle ne savait absolument rien, leurrée comme jamais par l'or que l'on faisait briller sous ses yeux, n'allant pas chercher plus loin, incapable de chercher plus loin.

Ils marchèrent, plusieurs longues minutes, et aucun d'eux ne prononça le moindre mot, pas même Minati qui savait être un véritable moulin à parole quand elle choisissait de monopoliser l'attention... Ce qui, pour une fois, n'était pas le cas, son attention, elle la focalisait plutôt sur chaque détail de ces lieux dans lesquels elle n'avait jamais jusqu'alors foulé le pied. Elle souriait, au début, moins à présent, elle n'aurait su définir exactement ce qui la gênait, mais quelque chose la dérangeait bel et bien. L'atmosphère, là, dehors, semblait lugubre et pesante, et surtout, elle était tout à coup une anonyme, et elle n'appréciait pas franchement ce sentiment de se fondre dans une foule hautement déprimante. Ils arrivèrent aux abords d'un marché. Ce pouvait sembler étrange, mais Minati n'y avait jamais mis les pieds. Elle savait ce qu'était un marché, bien sûr, on lui en avait déjà parlé, mais c'était la première fois qu'elle voyait cela de ses propres yeux... Là, son impression de malaise n'alla qu'en grandissant, il y avait pour de bon quelque chose d'oppressant en ces lieux. Elle qui s'était attendue à accompagner Gorav vers quelques paysages exotiques... On ne pouvait pas vraiment dire que c'était ce à quoi elle s'était attendue. Il y avait là une odeur insupportable, et les individus tout autour semblaient si... pauvres... Elle suivit le regard de Gorav quand celui-ci lui désigna un garçon, tout jeune, qui ne devait pas avoir plus de dix ans, pitoyablement vêtu de vêtements déchirés, qui haranguait tous les passants en tendant la main. Minati fronça les sourcils. Finalement, cette sortie lui déplaisait... Ça n'avait rien de follement excitant, et le spectacle qu'il l'invitait à regarder était même dérangeait, d'autant que la princesse n'avait pas à sa disposition toutes les clés pour le comprendre.

-Que fait-il ?
demanda-t-elle d'un ton un rien méprisant, mais surtout contrarié. Il y avait intérêt à ce qu'il y ait un but à tout cela.







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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Dim 23 Nov - 2:54

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Gorav devait bien avouer qu’il appréciait le fait de conduire la princesse dans son royaume, de lui montrer un peu la vraie vie. Il avait eu l’occasion de passer un peu de temps dans le palais, il savait donc parfaitement que la vie à l’intérieur et à l’extérieur de cette prison dorée n’était pas la même. L’homme était bien placé pour montrer la souffrance du peuple de ce royaume à une jeune femme qui ne connaissait rien, comme Minati. Outre le fait que cela l’amusait d’ouvrir les yeux d’une jeune femme ignorante, il ne faisait pas cela sans but. Si même sa fille se retournait contre le sultan, Gorav considérait qu’il aurait gagné une bataille contre l’homme. Sa vengeance était ce qui lui permettait d’avancer dans la vie, le nouveau but de son existence. Sans, on ne pouvait pas vraiment dire que l’homme était quelque chose malheureusement. Le silence régnait entre les deux êtres, alors qu’ils avançaient ensemble dans ces lieux que Minati n’avait jamais eu l’occasion de voir. Gorav lançait régulièrement des regards vers la princesse pour lire l’expression de son visage qu’il distinguait à peine sous sa cape. Il se doutait bien qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’il allait lui montrer. L’homme aurait aimé faire découvrir le monde que le royaume était autrefois à cette jeune femme, mais il ne pouvait pas parce qu’il n’existait tout simplement pas. La guerre avait laissé un royaume pauvre, tout simplement.

« Il fait la manche. » Dit-il naturellement, comme s’il n’y avait rien de surprenant dans l’action de ce petit garçon. Gorav se retint de sourire en sentant la contrariété dans la voix de la jeune femme. Elle ne devait bizarrement plus apprécier cette sortie, mais Gorav n’avait pas l’intention de s’arrêter là. « C’est un orphelin comme tant d’autre, il n’a rien pour se nourrir en dehors de la charité des pauvres habitants du royaume. Mais la charité est… rare ici. »

Gorav plongea sa main dans la poche de son pantalon, fouillant au fond afin d’en sortir une pièce. Ce n’était pas grand-chose comparé aux richesses du palais, mais c’était déjà pas mal en dehors. L’homme s’approcha doucement du jeune garçon, lui tendant la pièce. Il hésita quelques secondes avant de la prendre, d’afficher un énorme sourire et de partir en courant de peur qu’on ne la lui reprenne sans doute. Gorav savait parfaitement ce que cela faisait de recevoir une pièce ainsi, quand on avait l’estomac complètement vide. Gorav reportant son attention sur la princesse, qui ne devait pas aimer ne pas être au centre de l’attention de ce marché. Mais elle était une inconnu parmi d’autre.

« Les enfants comme lui sont nombreux ici et ce n’est pas récent. J’étais l’un des leurs dans ma jeunesse. » On ne pouvait pas réellement dire que sa situation s’était réellement amélioré depuis sa jeunesse, mais au moins maintenant il était un homme fort. « Ce n’est pas parce que la nourriture arrive en abondance dans vos plats d’argents, que c’est le cas pour le royaume princesse. »

Il ne la quittait pas des yeux, il attendait une réaction de sa part. Se préparant même au pire.


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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Lun 24 Nov - 16:23


Quel drôle de destin
"I

l fait la manche"... Ce pouvait sembler étonnant, et bon nombre d'habitants de son royaume pourraient très clairement le lui reprocher, mais Minati n'avait pas la moindre idée de ce que cette expression pouvait bien signifier. Évidemment, et comme tout un chacun, elle connaissait le verbe "faire", et en dépit de la chaleur ambiante, elle savait tout de même ce qu'était une manche, mais l'un et l'autre ensemble... ça ne lui disait rien, et elle aurait préféré que cela continue de ne rien lui dire, puisque le spectacle de ce garçon qui, donc, "faisait la manche", lui était tout sauf agréable à observer. L'on pouvait même dire qu'il la révulsait. Cet enfant n'avait donc pas de parents, et, pour se nourrir, pour survivre, même, il lui fallait quémander l'aide du plus offrant. Ce genre d'attitude agaçait et révoltait Minati. Si ce gosse en était où il en était, c'était peut-être qu'il l'avait mérité, non ? Qu'il se mette en besogne, qu'il gagne honnêtement sa vie, et que l'on en parle plus ! Une pensée bien étriquée pour une jeune fille dont l'univers s'était toujours résumé aux murs recouverts de doreries de son palais bien aimé. Il était presque hypocrite de sa part que de penser ainsi, d'ailleurs, car elle n'avait jamais travaillé de sa vie ni ne devait jamais travaillé, et ce qu'elle faisait au quotidien n'était pas bien différent de ce qu'était en train de faire ce pauvre mendiant. Elle aussi, passait ses journées à quémander, la différence était qu'il lui suffisait d'exiger pour obtenir absolument tout ce qu'elle désirait, la petite princesse capricieuse ne manquait de rien, et on lui accordait l'objet de ses désirs presque à chaque fois, si absurde cet objet pouvait-il bien être. Cet enfant, lui, n'aurait jamais cette chance. Minati ne su trop si elle devait être admirative de la générosité de son interlocuteur ou tout simplement souligner son idiotie quand Gorav vint mettre une pièce entre les mains du gosse.

-Vous feriez bien de vous laver les mains.
répliqua-t-elle, clairement sèche, alors qu'elle imaginait déjà toutes les sortes de saletés et de maladies que ce tas de bactéries sur pattes qui s'éloignait à présent, sourire aux lèvres, pourrait bien véhiculer. Elle en avait déjà assez... L'aventure, c'était bien, mais là, ça n'avait rien d'exaltant, et cela faisait plusieurs minutes que personne ne s'était conformé au moindre de ses caprices, cela lui manquait déjà. J'ai du mal à croire que vous ayez pu être comme lui. remarqua-t-elle d'un ton qui ne dissimulait rien de sa réticence, ne relevant même pas la remarque concernant la nourriture qu'elle pouvait avoir en abondance dans sa vaisselle d'argent. Était-ce donc de sa faute, si son père était un homme riche et méritant ? Si sa famille avait su se hisser vers les sommets de l'échelle sociale ? Pas qu'elle sache, non. Mais vous, vous vous en êtes sorti, vous avez même vécu au palais. Cela prouve bien qu'il suffit de faire preuve de bonne volonté pour s'en sortir. Si ces personnes attendre après la charité des autres pour s'en sortir, ils n'arriveront à rien.

Tant de mépris dans sa voix ! Et une totale hypocrisie, de nouveau, car s'il fallait vraiment, comme elle le disait, mériter sa place au soleil, elle n'avait jamais rien fait pour mériter les privilèges qu'on lui accordait.







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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Ven 5 Déc - 21:53

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Même si Gorav était au courant de l’isolement qu’avait connu Minati lors de toute sa vie de princesse, il était quand même étonné de la voir si ignorante des choses de la vie. Il trouvait cela triste, parce qu’elle ne savait donc rien. Elle avait la vision qu’on lui avait donnée de la vie, vision qui ne ressemblait évidemment pas à la réalité. Il la connaissait, il savait qu’elle était une princesse capricieuse et qu’elle aurait du mal avec ce qu’il lui montrait, cependant Gorav ne s’était pas attendu à ce qu’elle fasse une remarque sur l’hygiène de l’enfant à qui il venait de donner un peu d’argent. L’homme devait bien avouer que pour le coup, elle lui tapait légèrement sur le système. Si elle n’était pas la fille de sa cible, de l’homme qu’il voulait détruire, il aurait peut-être décidé de tourner les talons. Mais il ne pouvait pas perdre de vue son but et il ne prit donc pas la peine de relever la remarque de la princesse.

« Pensez-vous normal qu’un enfant doive travailler pour se nourrir ? » Gorav peinait à croire que la jeune femme puisse avoir un discourt à ce point hypocrite. Il était tellement facile d’affirmer qu’il suffisait de se donner du mal pour obtenir ce qu’on désirait, quand dans sa situation elle n’avait qu’à hausser un peu le ton pour que le monde autour d’elle fasse en sorte qu’elle ait ce qu’elle désire. Dans le pire des cas, elle jouait un peu de ses charmes ou jouait la gamine triste et elle arrivait au même résultat. Elle était tout bonnement incapable de se salir les mains pour sa survie. Enfin, elle n’était pas réellement en faute dans tout cela, c’était son père le responsable. « Un enfant devrait avoir le loisir de profiter de son enfance, pas devoir se salir les mains pour vivre. Mais avec la guerre, les orphelins sont nombreux. » Il n’avait pas spécialement envie de faire la moral à la jeune femme, il se contentait de semer quelques petites idées ici et là, comme ce qu’il s’apprêtait à dire. « Enfin, vous ne pouvez sans doute pas comprendre puisque c’est cette même guerre qui vous permet de jouir de votre statut. »

La guerre avait permis au sultan de monter sur le trône, c’était bien de cela qu’il était question. Gorav ne pouvait pas s’empêcher, à ce moment précis, de repenser aux paroles qu’il avait échangées avec Nathaniel. Cette potentielle guerre qui pourrait permettre au sultan de quitter le trône qu’il avait atteint avec la dernière, il ne savait toujours pas quoi en penser. Gorav savait qu’il prenait un risque en continuant, son but n’était pas de se mettre Minati à dos, mais parfois certaines choses devaient être dites.

« J’ai eu la chance de travailler au palais effectivement, avant de me faire renvoyer comme une chaussette sale, à devoir trouver un moyen de me débrouiller autrement. » Gorav tentait le plus possible de cacher l’amertume qu’il avait pour le père de la jeune femme. « J’ai de la chance de ne pas avoir du recommencer à voler. »

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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Sam 6 Déc - 16:51


Quel drôle de destin
C

e qu'elle pensait ? Minati n'en savait rien. Pour tout dire, elle se sentait complètement perdue. Elle réalisait que, jusqu'alors, on avait tout bonnement bridé sa pensé, ni plus ni moins. Elle n'avait aucun besoin de réfléchir, après tout, il y avait des gens qui étaient là pour réfléchir à sa place, après tout. Elle n'avait pas besoin de se poser de question. À force d'obtenir tout ce qu'elle désirait, de ne jamais se battre pour obtenir quoi que ce soit, elle était devenue comme le plus docile des animaux domestiques, elle n'avait d'autre horizon que les barrières de sa cage dorée, et elle ne songeait même pas à s'en plaindre. Non, c'est vrai, aucun enfant ne devrait avoir à se batte pour obtenir richesses et nourriture, tous devraient avoir cette opportunité qu'elle-même avait eu sans avoir à franchement se battre pour cela : celle de rire, de jouer, de savourer une insouciance propre à l'enfance, de connaître les aléas de l'ennui... Elle était chanceuse, c'est certaine, mais elle avait ds difficultés à s'en rendre compte, même lorsque, pourtant, on la confrontait très clairement à la réalité. Aux faits bruts et incontestables. La misère n'avait jamais été qu'un mot, une notion extrêmement vague, pour lle, mais même alors qu'on la plaçait face à l'inéluctable, elle était capable de vouloir fermer les yux, pourtant, une part d'elle savait quand même qu'elle avait tort... Que se serait-il passée si elle, orpheline, avait été lâchée en pleine nature ? Que serait-il advenu d'elle si, livrée à elle-même, on l'avait contraint de survivre. Ou que se passerait-il si, demain, pour une raison ou une autre, elle se retrouvait à la rue ? Bien sûr, elle était tout à fait incapable de croire que ce puisse arriver, elle se pensait parfaitement immunisée contre les coups du sort et la pauvreté, inconsciente du nombre de personne qui voulait voir l'ordre établi renversé. Et son sultan de père dégringoler de son trône. La prise de conscience serait encore longue à se faire, c'est certain. Guerre, orphelins, vol, mendicité, toutes ces notions étaient vraiment trop nombreuses à assimiler, elles lui donnaient mal au crâne... Gorav l'obligeait à sortir de sa zone de confort, et elle se sentait complètement déstabilisée. Elle ne dit rien pendant plusieurs secondes, cherchant quelque chose à quoi se raccrocher... Réalisant qu'il n'y avait pas grand chose, justement. Du moins ici. Elle avait tant envie de retrouver sa chambre, son lit douillet, son univers doux et asceptisé. Mais quelque chose lui disait qu'elle ne s'y sentirait plus aussi en sécurité qu'avant. Gorav était parvenu à semer en elle un sentiment inconnu, qui ressemblerait presque à de la culpabilité.  Aurait-elle une conscience en fait ? Peut-être, oui... mais cela n'empêcha pas de nier encore un peu, juste assez pour poser cette question.

-Et comment vous faites, alors ? Comment est-ce que vous vous "débrouillez" ?


Si lui y arrivait malgré tout, s'il s'en sortait quoi qu'il en soit, c'était bien la preuve que les autres pouvaient s'en sortir aussi, non ? Oui, elle voulait croire qu tout cela n'était qu'une question de volonté, que le monde pouvait se diviser en deux, entre ceux qui avaient la volonté d'obtenir ce qu'ils voulaient et ceux qui, trop faibles, finissaient irrémédiablement par attendre après la charité d'autrui. Si lui s'en était sorti après avoir quitté le palais, c'est qu'il y avait une autre issu, non ?








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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Sam 20 Déc - 13:53

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Gorav se doutait bien que ce n'était pas simple pour cette princesse de réaliser ce qu'était la vérité. Toute sa vie, la jeune femme avait vécu dans sa cage dorée sans que jamais on ne lui demande de penser, sans qu'on ne lui demande son avis. Elle ne pouvait donc pas réellement penser que sa vie puisse être différente, mais Gorav savait bien que si. Au fond, l'homme se demandait bien ce que cette jeune femme allait devenir si jamais son père était renversé. L'homme avait l'intention de se venger du sultan, de permettre au peuple de se rebeller (et il semblait obtenir l'aide inespéré d'un homme pâle), cela allait avoir des conséquences. La princesse ne serait plus une princesse donc, elle n'aurait plus l'occasion de vivre sa vie si belle et agréable. Il avait un peu honte de lui imposer cela, mais ça ne changerait rien à ses plans. Ce n'était pas parce qu'il considérait que la jeune femme n'était pas responsable, qu'elle ne méritait pas forcément de payer les conséquences des actes de son père, qu'il allait faire marche arrière. Il n'avait aucune raison de brider son désir de vengeance pour les beaux yeux de la princesse (même si ses yeux étaient effectivement très beaux). Il avait même l'intention de se servir d'elle, ce qu'il était en train de mettre en place. Son regard ne la quittait pas, examinant chaque réaction que son visage pouvait lui montrer. Il se doutait bien qu'elle n'appréciait pas réellement ce qu'il lui disait, ce qu'il lui montrait, mais c'était un mal pour un bien. Même si Minati décidait de lui en vouloir, éventuellement qu'elle le dénonce à son père ce qu'il espérait que ça n'arrive pas quand même, il ferait avec. Le but de tout cela, c'était de mettre le doute dans son esprit, qu'elle se pose des questions. Et elle semblait s'en poser, puisqu'elle lui en posait à lui-même. Elle était curieuse de savoir la manière dont il s'en était sorti. L'homme réfléchit quelques secondes avant de répondre, se demandant s'il devait se montrer tout à fait honnête ou non.

« J'accumule les petits travails. » L'homme marqua une pause avant de reprendre. « Je vole aussi. » Dit-il finalement, sans honte parce que ce n'était pas exactement le cas. Il n'était pas blanc comme neige, mais il ne volait pas s'il n'en avait pas besoin. Parce qu'il savait que les personnes qu'il pourrait voler ne se trouvaient pas forcément dans une meilleure situation que lui. « J'ai de la chance de ne pas avoir une famille à nourrir. »

Au point où il en était, l'homme n'avait pas réellement besoin de se montrer honnête. Il ne mentait pas non plus énormément, après tout le vol était la solution de nombreux habitants du royaume. Parce qu'ils vivaient dans la pauvreté de l'après-guerre, pendant que le sultan jouissait de la richesse qu'il avait accumulée.

« Je regrette cependant mon travail au palais. »

Un petit rappel de sa situation au passage et du fait qu'il avait été sauvagement renvoyé du palais par cet homme qui ne méritait pas de diriger le royaume.

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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Mar 23 Déc - 16:23


Quel drôle de destin
C

a réponse de Gorav n'était pas à la hauteur des attentes de Minati. Elle l'invitait, une nouvelle fois, à se remettre en question, à le remettre en question, à tout remettre en question, sans savoir exactement par quoi commencer. Elle ne savait finalement rien, absolument rien des lamentables conditions de vie que devaient supporter ceux qui vivaient hors du palais, à l'écart de sa jolie cage dorée qu'elle avait toujours tenu pour un acquis légitime, qu'elle n'avait aucune raison de remettre en cause. Gorav ne s'en sortait finalement pas si bien que ça, à l'écart des murs de ce palais qui la préservaient de toute idée de misère... Il était obligé de cumuler les travaux. Et même, il volait. C'était l'information qui la choquait et la déstabilisait le plus. Elle n'arrivait pas à concevoir que le larcin puisse être coutumiers de quelqu'un qu'elle savait tant apprécier. Pour elle, c'était un crime parmi les plus graves qui puissent être. Oh, elle n'était pas complètement étrangère à la notion de vol, il lui était arrivé, une fois ou l'autre, de dérober l'une ou l'autre chose sans importance. Et ce n'était jamais grand chose, tout du moins à ses yeux. De la nourriture chippée aux cuisines, par exemple. Mais elle ne le faisait jamais dans ces conditions de survie qui justifierait qu'elle fasse cela... et elle se permettait de juger, oui, ceux qui violauent la loi dans le but, tout simplement, de prolonger leurs existences de quelques jours, avant de trouver une autre solution, qui serait tout aussi précaire que la précédente, puisqu'il n'existait, en fait, aucune solution miracle. Du moins pas quand la naissance ne vous accordait pas l'immense privilège d'obtenir tout ce que vous pouvez bien souhaiter d'un claquement de doigt. Minati restait sans voix. Elle était d'une mauvaise foi manifeste, et elle s'arrangeait toujours pour que l'on s'accorde à penser qu'elle avait raison, même quand elle-même avait pertinemment conscience d'avoir tort et de s'être trompée. Mais cette-fois, le nombre d'informations à assimiler mêlées à leur caractèr pour le moins déplaisant l'empêchait de répliquer quoi que ce soit, et elle en oublierait presque, finalement, d'être désagréable. Ce qui, la concernant, était beaucoup. Finalement, elle préférait oculter ses réflexions pour se concentrer sur sa dernière remarque. Celle qui était plaisante, la ramenait à quelque chose de familier, et pouvait lui laisser croire que ce qu'elle venait d'entendre et d'apprendre n'allait ren changer, qu'elle saurait ignorer la misère de ce pays, et le désarroi de tous ces gens, au profit de son seul confort.

-Je vous regrette aussi.
Dit-elle également. Avec les accents d'une gentillesse qu'on lui trouvait peu en temps normal. Je veux que vous reveniez. Là, déjà, ça lui ressemblait déjà plus. Exiger, toujours exiger, se ficher que ce puisse être impossible. La princesse était l'archétype même de la gamine capicieuse. Je suis sûre que je pourrais convaincre mon père. Même si elle n'avait pas réussi, en fait, la dernière fois qu'elle avait essayé. Mais maintenant qu'elle savait les conditions dans lesquelles vivait Gorav, elle était fermement décidée à le réintégrer au palais.








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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Mer 7 Jan - 12:27

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Gorav envenimait un peu les choses, il exagérait légèrement sa situation. C’était dans le but de faire ouvrir les yeux à la jeune princesse, parce qu’elle ne voyait rien de la vraie vie. Elle vivait dans cette cage dorée, profitant de tout le confort possible. Elle n’avait pas besoin de se battre pour survivre, contrairement aux habitants du royaume. Ce n’était donc pas pour rien qu’il mentionnait le fait qu’il était obligé de voler, il avait besoin de que Minati ouvre un peu les yeux. Ce n’était pas une tâche facile, mais c’était quelque chose d’utile. Il y avait un plan là-dessous, quelque chose qui se mettait doucement en place dans l’ombre. Le sultan ne se rendait pas encore compte, mais il y avait une épée de Damoclès sur sa tête qui s’apprêtait à lui tomber dessus. Il ne s’en rendrait compte qu’au dernier moment sans doute, quand il allait être trop tard pour lui d’agir. Ainsi, il ne pourrait rien faire pour empêcher sa descente en enfer et il allait entraîner tout sur son passage. Même sa fille sans doute. Elle ne le méritait pas, Gorav l’appréciait, mais il ne pouvait pas retenir sa vengeance pour elle. Minati avait la chance d’avoir eu une naissance dans une bonne famille, sa vie était bien mieux que celle d’une enfant du peuple, mais la chance pouvait malheureusement tourner rapidement. Gorav espérait quand même que la jeune femme n’allait pas payer trop les conséquences des actes de son père, mais elle allait tomber de haut tout de même.

Gorav cacha sa surprise d’entendre la jeune femme se montrer gentille avec lui (même si elle n’avait jamais été si méchante avec lui), ce n’était pas son habitude qu’elle annonce regretter quelque chose. Mais elle revint rapidement sur ses habitudes en exigeant quelque chose. C’était son truc, elle demandait et elle avait ce qu’elle voulait. Minati était une jeune femme pourrie gâtée, elle obtenait tous ce qu’elle demandait. Parfois, elle devait simplement faire preuve de plus de caractère, mais elle arrivait quand même à ses fins. Et il semblait qu’elle avait l’intention de demander à son père de le reprendre à son service.


« Vous avez beaucoup d’espoir Princesse. » Dit-il dans un sourire, ne pensant pas une seule seconde que pour le coup, elle allait obtenir ce qu’elle désirait. Même si Minati le demandait, Gorav imaginait mal le sultan le reprendre à son service. L’homme ne savait même pas s’il voulait retourner à son service d’ailleurs. Non, en fait il ne voulait pas, parce qu’il avait été humilié par ce renvoi. Cependant, il ne pouvait pas nier le fait que s’il retrouvait sa place au palais, cela allait lui donner l’occasion d’approcher de nouveau la haute société. « Votre père ne semble pas vouloir me revoir. »

Minati pouvait lui ouvrir de nouveau les portes, afin de permettre au serpent de refaire partie de la danse. Autant dire que c’était dangereux, mais très utile pour Gorav. Encore fallait-il qu’elle parvienne à ses fins, mais ce n’était pas certain.

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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Mer 7 Jan - 22:16


Quel drôle de destin
D

es espoirs, Minati en avait beaucoup, elle vivait d'espoirs, même, et ce pour une raison simple. Il venait toujours un moment, dans la vie de chacun, où les espoirs étaient complètement foulés au pieds par les déceptions et désillusions qui son le lot commun de tout être humain... Mais Minati n'avait pas l'occasion de vivre cela, car sitôt qu'elle avait l'espoir d'obtenir quelque chose (car ne nous leurrons pas, l'espoir reposait la plupart du temps sur la volonté d'obtenir quelque chose, les actions ou pensées désintéressées étaient plus que rares en ce bas monde) , elle l'obtenait aussitôt, son père était incapable de lui refuser quoi que ce soit... ou presque rien, et quand il émettait un minimum de réticence et faisait opposition (ce qui était ma foi très rare), elle l'avait à l'usure. Elle savait s'y prendre, avec lui. Il pouvait bien résister à la multitude de ses autres enfants, mais jamais à elle, et la certitude que ses frères et soeurs (ou demi frères et demi soeurs, pour la plupart) la jalousaient à mort était un prétexte de plus pour en demander encore plus, et se montrer extrêmement exigeante et capricieuse. Alors oui, Minati Raddhal se permettait encore, plus que n'importe qui d'autre, d'avoir de l'espoir, et en l'occurrence, celui de réintégrer Gorav à son ancien poste. C'était un fait, il lui manquait. À part Latika, depuis qu'il était partie, il n'y avait plus personne à qui elle considérait devoir du respect. Et au final, ça lui manquait, quelque part, elle appréciait cet homme plus que la plupart des autres personnes qu'elle pouvait côtoyer au quotidien, c'était encore plus flagrant maintenant qu'ils se retrouvaient.

-Ce que je veux, mon père le veux aussi.
affirma-t-elle, les bras croisés, une lueur décidée dans le regard. Et elle le pensait, même si dans ce cas précis, convaincre son père lui demanderait certainement bien plus que quelques battements de cils et supplications, elle devrait la jouer fine. Mais il s'avérait que ça aussi, elle en était capable. Dans l'art de réclamer (à son père, du moins), elle pensait être la maîtresse. Si vous, vous voulez revenir, alors vous reviendrez, mon père ne peut pas rester éternellement fâché pour... pourquoi vous a-t-il renvoyé, d'ailleurs ?

Minati avait bien entendu une histoire de vase brisé (en terme de coup de sang, son père n'en était pas à son coup d'essai, et cette crise de colère-là était sûrement la plus mémorable dont il ait jamais fait preuve). C'était un faible prétexte. Peut-être y avait-il autre chose, en définitive ? Une autre chose qui échappait complètement à la compréhension de la princesse du royaume du bout de l'océan. Et s'il ne s'agissait effectivement que d'une simple affaire matérielle, il y avait bien moyen de rattraper les choses et de rattraper le coup auprès de son père. Minati reconnaissait des qualités à son père, plus que n'importe qui d'autre, la compréhension et le pardon, pas spécialement. Mais ça pouvait tout à fait lui passer.







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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Jeu 22 Jan - 23:53

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Gorav devait bien avouer qu’il appréciait de voir la princesse espérer son retour dans le palais. C’était justement ce qu’il cherchait, obtenir des alliés. Cela arrangerait bien l’homme que la jeune femme arrive à ses fins et parvienne à convaincre son père de le reprendre, cela lui permettrait de lui ouvrir les portes de cage aux lions. Il n’y avait pas mieux pour atteindre quelqu’un que de s’en rapprocher et donc, pour le serviteur, de servir le sultan. Gorav aurait bien du mal à garder son calme à ses côtés, à ne pas lui faire payer de suite ce qu’il avait vécu, mais c’était pour la bonne cause. L’homme devait mettre en place cette guerre que Nathaniel (l’homme pâle) désirait voir, afin de réellement faire tomber le sultan. Le tuer, clairement il y avait pensé, était bien trop facile au final. Gorav avait besoin de voir l’homme tomber aussi bas que lui, ne plus jouir de sa position. Même si pour cela, il allait entraîner dans sa chute d’autres personnes, comme Minati. L’homme ne voulait pas de mal à la jeune femme, elle n’était responsable de rien, mais elle se trouvait juste être un dommage collatérale. Gorav afficha un sourire quand cette dernière croisa les bras en annonçant que son père voulait ce qu’elle désirait. Elle pensait donc réellement pouvoir convaincre le sultan de le reprendre ? Il devait bien avouer qu’il était curieux de voir ça, il espérait bien qu’elle y parvienne. Cela lui prouverait encore une fois qu’elle était son point le plus faible.

« J’ai cassé un vase. »
Se contenta-t-il de dire, dans le plus grand sérieux. C’était vrai, il s’était contenté de briser ce vase sans faire exprès et le sultan avait agi trop violemment. L’homme ne mentionnait cependant pas le fait qu’il s’était légèrement emporté quand son maître l’avait sermonné pour ce vase idiot, Minati n’avait pas besoin de tout savoir. « Et j’aimerais revenir oui. »

Finit-il par lui dire en plantant son regard dans le sien. Ce n’était pas pour rien qu’il lui disait cela, il voulait qu’elle le fasse pour lui. Il voulait qu’elle se démène pour le faire revenir dans le palais, afin qu’il retrouve sa place auprès du sultan. Evidemment, la princesse ne pouvait pas deviner qu’en faisant cela (si jamais elle y arrivait bien sûr), elle allait conduire son père à sa perte. En même temps, même sans cela, il allait de toute façon perdre. Gorav n’avait dans tous les cas, pas l’intention d’abandonner.

« Mais je ne souhaite pas vous causer d’ennui Princesse. »
Et bien sûr, l’homme se montrait toujours avenant avec la jeune femme. Ce n’était pas bien difficile, il devait bien avouer qu’elle attisait la sympathie. Et au fond, il aurait aimé que cela ne soit pas elle, la fille chérie de son père. « S’il ne veut vraiment pas, n’allez pas trop loin pour moi. »

Ce qui en langage clair signifiait, qu’il espérait qu’elle fasse tout son possible pour faire changer d’avis son père.

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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Lun 26 Jan - 17:52


Quel drôle de destin
I

l avait cassé un vase. Ça avait été la version officielle, celle que son père lui avait donné, celle qui avait été très largement répété par tout le monde au palais. Trois fois rien, en somme. Même si Minati savait son père parfois terrible et surtout très souvent colérique, elle n'avait pu s'empêcher de penser qu'il y avait eu autre chose derrière tout cela. Elle savait ce que c'était que de faire un caprice et de s'emporter pour un rien, elle l'avait fait plus d'une fois, et d'ailleurs avait fait renvoyer un ou deux serviteurs pour un rien du tout qui lui avait déplu, mais tout de même, un vase ! Ils en possédaient tellement, quelle importance ? Son sort aurait pu ne pas l'intéresser, mais Gorav faisait partie des rares personnes que la princesse du royaume du bout de l'océan appréciait sincèrement, si bien qu'elle avait du mal à se contenter d'une excuse qui en avait tous les airs. Mais là, cette fois, ce n'était pas le sultan ou un quelconque serviteur qui lui donnait cette version des faits, mais le principal intéressé... Il fallait donc qu'elle envisage de croire que c'était vrai... Bon, au moins, dans ce cas, il lui serait bien plus simple, pensait-elle, de convaincre son père, s'il n'y avait rien de plus grave derrière tout cela. Mais peut-être refusait-on tout simplement de lui en apprendre davantage sur la situation. C'était très possible, après tout. Enfin, en tous cas, il avait bel et bien envie de revenir, et rien ne pouvait faire plus plaisir la jeune princesse. En même temps, Minati ne pouvait que le comprendre ! Qui voudrait vivre dans ce "monde extérieur" dont elle découvrait tous les aspects désagréables. Elle était bien mieux dans sa cage dorée, quand bien même elle restait une cage, et elle serait ravie d'y retrouver son interlocuteur. Même si elle ignorait alors que les intention de l'ancien serviteur du sultan pouvaient être tout sauf louables. Elle appréciait l'attention de l'homme quand ce dernier lui suggéra de ne pas trop en faire pour autant, et de ne pas s'attirer de problèmes pour lui. Bah, Minati ne voyait vraiment pas en quoi son intervention auprès de son père pour le réhabiliter pouvaient lui causer du tort, ou même lui poser problèmes. Elle était trop naïve, et surtout, encore trop aveuglée par son petit confort pour tout comprendre. Ça viendrait. Sûrement bien trop vite, en fait. Bref, elle se contenta de répondre par un haussement d'épaules qui en disait long sur tout ce qu'elle était encore inapte à comprendre. Pour le moment.

-Ne vous en faites pas. Je connais bien mon père, je sais comment obtenir de lui tout ce que je veux.


Au fond, c'était effectivement plus que vrai. Il suffisait qu'elle batte des cils pour que son sultan de père cède au moindre de ses caprices. Allez savoir si, cette fois, ça fonctionnerait, mais elle comptait y mettre les grands moyens. Que pourrait-il lui arriver, après tout ? Son père lui rappelait sans cesse qu'elle était sa favorite, son diamant précieux, pourquoi lui refuserait-il ce qu'elle considérait comme un moindre service aux vues de ceux qu'il avait déjà pu lui accorder jusqu'alors.




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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Lun 16 Fév - 0:00

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Gorav se contenta donc de la version officielle, il avait cassé un vase et s’était fait renvoyer aussi sec. C’était injuste et la raison qui poussait l’homme à être à ce point en colère contre son ancien maitre. Alors qu’il avait un travail, assez décent quand même lui offrant un salaire pas trop mal, l’ancien serviteur s’était retrouvé soudainement sans rien. Il n’avait plus rien aujourd’hui à cause d’un caprice idiot d’une personne assez fortuné pour se le permettre. Le sort de Gorav était comme celui de nombreuses autres personnes, de nombreux serviteurs s’étaient retrouvés dans son cas. L’homme en avait assez de cette injustice, il en avait assez de ces personnes qui profitaient du malheur des autres. La famille royale avait une vie bien plus belle que celle des autres et cela sans se soucier des petits gens. Il suffisait de voir comme Minati ne connaissait rien de la « vraie » vie pour comprendre le souci. Par chance, Gorav était bien vu par la princesse. Il l’appréciait et il avait connaissance du fait qu’elle l’appréciait également. La preuve, elle affirmait vouloir le réintégrer dans le palais. L’homme savait bien qu’elle était sans doute la personne la mieux placée pour faire changer d’avis au sultan, elle était capable de tout obtenir de sa part. D’ailleurs, ce n’était pas pour rien que l’homme s’était confié de la sorte avec la jeune femme, qu’il avait décidé de lui ouvrir légèrement les yeux. Il comptait sur elle pour faire pression sur son père, ce qu’elle avait l’intention de faire d’ailleurs. Il espérait donc bien qu’il allait bientôt intégrer de nouveau le palais, parce qu’elle allait tout faire pour obtenir cette faveur, quoi qu’il puisse dire. Il jouait les inquiets, afin que Minati ne se rende pas compte qu’il attendait justement qu’elle agisse de cette manière.

« Je n’en doute pas une seule seconde, mademoiselle. » Dit-il dans un sourire, alors qu’elle lui affirmait savoir comment convaincre son père. Il lui faisait entièrement confiance sur ce point. Cela allait peut-être demander un peu plus de temps que d’ordinaire, mais la princesse arriverait sans aucun doute à ses fins. Du moins, Gorav l’espérait plus que tout. « J’espère que nous aurons donc l’occasion de nous revoir très bientôt. »

S’il retrouvait sa place au palais, ils allaient forcément se revoir. Sauf que Minati ne manquerait pas de comprendre son erreur, quand elle allait réaliser les raisons qui poussaient l’homme à désirer retrouver son ancien poste. Gorav n’avait aucune envie de redevenir le toutou du sultan simplement pour le servir, il avait une idée en tête évidemment. Une idée qui risquait malheureusement de toucher directement Minati, même si elle ne méritait pas de subir les conséquences des actes de son père. Elle ne serait qu’un dommage collatéral malheureusement, il ne pouvait rien pour éviter cela. Quand il allait faire tomber le gouvernement (le sultan donc), parce qu’il allait le faire, elle allait perdre sa cage dorée et sa vie si douce et agréable. Un dur retour en réalité.

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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Mar 17 Fév - 16:52


Quel drôle de destin
M

inati était naïve. L'apanage de la jeunesse, sans aucun doute, elle avait trop peu vécu encore pour ne pas se laisser aisément abuser par autrui. Mais le résultat également du comportement de son père vis à vis d'elle, qui lui refusait l'accès à toute forme de réalité, et qui, en lui offrant toujours absolument tout ce qu'elle désirait, la rendait tout simplement incapable de prendre conscience de ce que c'était de manquer de quoi que ce soit, ou de souffrir de quoi que ce soit. C'est l'évidence, si elle savait ce qu'étaient les intentions de Gorav à l'égard de son père, elle ne lui offrirait pas d'être réintégré au palais. Elle aurait pu avoir quelques doutes, pourtant. Il s'était appliqué à lui montrer ce que misère pouvait être, ce spectacle hautement déplaisant, le fait que l'ancien serviteur du sultan l'ait poussé à y assister, n'était-ce pas la preuve formelle qu'il était en désaccord en plusieurs points avec la manière que son père avait de gouverner ? Mais elle ne voyait pas tout cela, non... Elle n'en voyait rien, et demeurait résolument aveugle et sourde à la menace grandissante, et qui grondait chez le bas-peuple. Non, pour elle, la démonstration de Gorav était tout simplement la preuve qu'il vivait misérablement, et un appel au secours pour que l'on sorte de ce triste monde, ce triste monde à l'extérieur du palais où il n'avait manifestement pas sa place. Il appartenait aux gens comme elle, elle en était convaincue, et puisque son désir de regagner sa place semblait si sincère, elle allait vraiment faire absolument tout son possible pour que son voeu soit exaucé, tel un bon génie dont on aurait frotté la lampe. Pour une fois que c'était elle qui pouvait rendre service, elle qui était d'habitude dans la position de celle qui exige qu'on lui rende service.

-J'en suis certaine.
affirma-t-elle avec l'aplomb le plus total, quand Gorav exprima à voix haute l'espoir qu'il avait de la revoir très vite, et donc de réintégrer très vite le palais du sultan.

C'était une idée qui lui plaisait bien, qu'il formule sa remarque comme s'il revenait en partie parce qu'elle lui manquait. Ce ne serait que trop juste. Elle, en tous cas, avait terriblement regretté le départ de l'homme. Serviteurs et hommes de mains venaient et repartaient très vite, au palais. C'était dans le caractère d'Adarsh Radhal, ce caractère impulsif et sanguin, que de s'en prendre à ses subordonnés sous le coup de la colère, et il en avait viré plus d'un dans la même impulsion, sans jamais les reprendre même quand il était excessif, par ailleurs, puisqu'il possédait une fierté clairement mal placée. Dont la princesse du Royaume du bout de l'océan avait manifestement hérité.
Heureusement (ou pas), elle avait aussi hérité des quelques qualités que le sultan pouvait bien posséder : la détermination, notamment, et puisque réintégrer Gorav était son nouvel objectif, elle comptait bien aller au bout de ce dernier. À propos du sultan, d'ailleurs... si elle s'absentait plus longtemps, cela risquait de se remarquer, étant donné la situation, elle préférait que cela n'arrive pas.

-Je ferais mieux de rentrer.




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Message#Sujet: Re: Quel drôle de destin (PV Minati)   Dim 8 Mar - 16:20

Minati & Gorav
Quel drôle de destin.
Gorav savait bien que l’esprit de la jeune princesse qu’il avait sous les yeux était naïve parce que son père avait créé cette naïveté. Il l’avait coupé du monde réel, la laissant s’épanouir dans une cage dorée, loin des soucis de de la vie. Elle avait toujours obtenu tous ce qu’elle voulait dans sa vie, elle avait peu souvent ressentit la frustration. Et si elle avait eu l’occasion de la connaitre, cela ne durait jamais bien longtemps. Gorav le savait et il en jouait bien sûr. Elle ne se rendait pas compte du mal qu’elle pourrait causer en le faisant entrer de nouveau dans le palais. L’homme avait un peu de scrupule à se servir d’elle, mais il n’avait pas le choix. S’il voulait s’approcher de nouveau du sultan, s’il voulait avoir son entrée dans le palais, il devait la pousser à convaincre son père. Cela risquait d’être difficile, quoi que puisse penser Minati, mais il se doutait qu’elle était capable d’y arriver. Quand l’homme avait désiré montrer à la princesse la misère ambiante, il ne pensait pas que cela allait réellement tourner en sa faveur. Il avait simplement eu envie de pousser la jeune femme à se poser des questions, qu’elle se rende compte que le monde n’était pas aussi merveilleux que ce qu’elle voyait dans sa cage dorée. Mais c’était bien mieux ce qu’il venait d’obtenir, le fait qu’elle allait s’arrangeait pour que son père accepte de le reprendre. Et elle avait plus que confiance en elle, elle était persuadée qu’ils allaient bientôt pouvoir se revoir. Si elle parvenait à lui faire retrouver sa place, Gorav devrait une fière chandelle à la jeune femme. Dommage que tout cela soit pour le mal être de la jeune femme. Evidemment, elle allait payer les conséquences de la vie de son père, puisque Gorav avait l’intention de le faire tomber. Et si elle le faisait tomber, il allait forcément l’entraîner dans sa chute. Il la manipulait entièrement et elle ne se rendait compte de rien.

« En effet, il vaut mieux éviter que quelqu’un constate votre absence. » Dit-il en réponse aux paroles de la jeune femme. Qu’elle rentre afin de pouvoir discuter rapidement avec le sultan. Maintenant que Gorav savait que la jeune femme allait l’aider, il ne pouvait pas s’empêcher d’espérer que ça arrive vite. « Je vais vous raccompagner. »

Il l’avait conduit plus loin que les abords du palais, il valait mieux qu’il la raccompagne. Elle ne connaissait pas le monde après tout, en dehors des couloirs du palais de sa famille. Sans plus de cérémonie, l’homme accompagna donc la princesse jusqu’au palais. Il espérait sincèrement pouvoir la revoir prochainement, mais sans doute pas de la manière dont elle l’avait entendu. Il voulait la revoir parce qu’il voulait remettre les pieds dans le palais, il voulait s’approcher du sultan. Quand ils furent arrivés, Gorav salua une dernière fois Minati avant que leurs routes ne se séparent, pour mieux se retrouver bientôt. Il lança un regard vers le palais, avant de se rentrer chez lui.

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