Partagez | 
 

 Deux belles fleurs (Minati)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Deux belles fleurs (Minati)   Mer 14 Jan - 22:19

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Quand on ne connaissait pas le palais, on avait tendance à rapidement se perdre. Les pièces se ressemblaient et surtout il y en avait énormément. Latika se souvenait des premiers instants qu’elle avait passés au palais, elle avait passé beaucoup de temps à se promener et à découvrir les lieux. Mais cela faisait un moment maintenant qu’elle avait posé ses griffes sur le sultan et donc qu’elle avait l’occasion de passer du temps dans le palais, elle ne s’y perdait plus du tout. Elle apprenait vite en même temps, heureusement sinon elle n’aurait pas pu aller bien loin dans la vie. Elle avait eu faire des erreurs dans sa jeunesse (elle le regrettait encore actuellement d’ailleurs), mais elle n’avait pas l’intention d’en refaire. Elle marchait dans les couloirs du palais, affichant des sourires aux personnes qu’elle croisait. Elle essayait de se montrer gentille avec les autres, parce qu’elle devait montrer une bonne image d’elle. Aux yeux de tous, elle devait être la gentille Latika, la potentielle future femme du sultan. Il n’y avait qu’une seule personne avec qui elle n’arrivait pas à « jouer le jeu », c’était la Satya la première femme du sultan. Clairement, les deux femmes ne s’appréciaient pas. Cela ne devait pas étonner grand monde, après tout elles étaient en compétition. Latika tentait de se montrer tout de même cordial avec la femme, mais elle ne lui faisait pas croire qu’elle l’aimait quand même. Latika ne savait pas ce qu’elle allait faire dans les minutes à venir, elle sortait d’un entretien avec le sultan lui-même. Ils n’avaient rien fait de particulier, à part discuter. Cependant, c’était quand même des moments importants, où Latika devait continuer d’influencer l’homme. Elle se montrait aimable, avenante, agréable, tous ce que le sultan pouvait apprécier chez elle. C’était un homme occupé, chaque minute qu’elle pouvait passer en sa compagnie était importants. Latika n’avait donc plus rien à faire maintenant, mais elle ne pensait pas quitter le palais de suite. Elle pouvait bien rentrer chez elle retrouver ses frères, mais elle décidait de flâner un peu avant.

Elle avait faim en plus, elle avait bien envie de profiter de son statut de proche du sultan pour remplir son estomac. On ne pouvait pas dire que sa famille était dans une situation trop délicate, mais il y avait quand même beaucoup plus de nourriture dans le palais que dans la maison qu’elle partageait avec ses frères. Elle décida donc de se rendre dans un petit salon, où elle croisa un domestique. Elle ne tarda pas à lui demander de lui servir de la nourriture, d’une manière plus que cordiale. C’était que même avec les domestiques, elle faisait en sorte d’être une fille sympathique. Elle s’installa dans un canapé, avant que le domestique ne revienne avec de quoi manger. Elle le remercia chaleureusement et ne tarda pas à se remplir l’estomac. Elle pensait passer les prochaines instantes seule, mais il semblait que cela n’était pas le cas. La porte s’ouvrit et ce fut Minati qui entra. La princesse, pas n’importe qui donc.


« Bonjour. » Lança-t-elle en se levant, les deux femmes s’entendaient bien. Latika savait qu’il était important d’avoir de bonnes relations avec la fille préféré de son futur mari. « Tu veux te joindre à moi Minati ? »

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Jeu 15 Jan - 22:17


Deux belles fleurs
M

inati était d'une humeur massacrante, et pour cause, elle faisait face à ce qu'elle détestait le plus au monde : le refus. Elle se targuait souvent de pouvoir tout obtenir de son père, que ce dernier exauçait le moindre de ses désirs, et qu'il n'y avait rien qu'il rejette de sa part, ni idée, ni souhait... Combien de fois s'en était-elle vantée en présence de ses frères et soeurs ? Combien de fois s'était-elle plu à leur rappelait qu'elle était la favorite ? La choyée ? La chouchoutée ? ... Et la plupart du temps, elle parvenait sans mal à ses fins. Après tout, elle n'inventait pas, le sultan cédait tout à la chair de sa chair. Tout... ou presque. Ce jour là, elle lui avait fait une requête toute particulière, celle de réengager Gorav, de lui permettre de vivre de nouveau au palais et de travailler de nouveau à leur service. Elle n'y voyait rien de sorcier, après tout, il avait commis une erreur comme beaucoup pouvaient en faire, où était le problème ? Oui, vraiment, elle avait été convaincue qu'il lui suffirait de poser la question, de battre un tantinet des cils, au pire de réitérer plusieurs fois sa demande, en versant quelques larmes de crocodiles, mais rien n'y avait fait. Pour une fois, son père s'était montré intransigeant, il n'avait pas cédé le moindre pouce de terrain, et elle se retrouvait dans le bec dans l'eau, complètement démunie. Elle ne s'était jamais retrouvée si violemment confrontée à un tel cas de figure, et bien évidemment, elle n'avait pas accueilli la réponse de son père avec calme et diplomatie. Au contraire, elle s'était emportée, le ton était monté, au point que Minati avait bien été tenter de lui cracher à la figure qu'elle savait de quelle misère humaine il était responsable, celle là même que Gorav lui avait mise sous les yeux. Elle s'était abstenue juste à temps. Mais était repartie en claquant la porte, clairement remontée.

Jusqu'à il y a peu, elle n'avait jamais vu en son père qu'un homme digne mais aisément influençable, qui lui passait le moindre de ses caprices sans discontinuer. Dernièrement, son regard sur l'homme et sur le sultan changeait quelque peu. Elle aurait voulu garder ses oeillères, ne pas comprendre de quoi il retournait, mais son expédition hors du palais l'avait quelque peu... bouleversée. Elle ne pouvait pas s'ôter de la tête l'image de cet enfant qui faisait la manche dans sa pauvre tenue, et ça à chaque fois qu'elle avait les yeux fermés. Cette situation la mettait au supplice. Et en ne daignant plus lui accorder tout ce qu'elle désirait, son père n'arrangeait guère les choses. Quand Minati arriva dans ce salon, elle était par conséquent tout sauf de bonne humeur. Mais peut-être que la personne qu'elle venait de rencontrer allait arranger ça. D'ailleurs, un sourire s'était instantanément affiché sur ses lèvres quand elle l'avait vu : Latika ! Oh, comme Minati l'adorait. Des prétendantes de son père, elle était clairement sa préférée. Elle était un modèle, pour elle, et elle adorait chaque seconde passé avec cette jeune femme.

-Avec plaisir !
affirma la princesse avec le plus grand des enthousiasmes avant de venir s'asseoir à côté de la "jeune" femme et de grapiller au passage une grappe de raison parmi toutes les nourritures agréables disposées à proximité. C'est exactement ce dont j'ai besoin maintenant, affirma-t-elle avant de tourner la tête en direction de son interlocutrice. Comment tu vas ?







code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Dim 1 Fév - 20:19

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Quand Latika vit Minati entrer dans le salon, ce fut un sourire qui s’afficha immédiatement sur son visage. Les deux femmes s’entendaient très bien et l’aînée (de beaucoup d’année) était contente de la croiser. Minati était une personne pour laquelle Latika avait énormément de respect, même si cela faisait longtemps qu’elle n’accordait plus réellement de l’affection aux autres. La princesse savait ce qu’elle voulait, même si la plupart du temps elle se contentait de faire des caprices, mais elle était forte de ses opinions. Et surtout, elle savait parfaitement comment s’y prendre avec son père. Latika n’était pas idiote, elle savait qu’en se mettant la fille chérie du sultan dans sa poche, c’était toujours un bon point pour son projet à elle. Dans l’idéal, la « jeune » femme aurait aimé se mettre la première femme de l’homme dans sa poche également, mais il ne fallait pas en demander trop. C’était déjà bien de bien s’entendre avec Minati, qui acceptait d’ailleurs de s’installer avec elle pour partager son léger repas. Latika l’entendit même affirmer que c’était ce dont elle avait besoin. Curieuse, la femme se demandait bien ce qui pouvait arriver à la Princesse. On ne pouvait pas dire qu’elle ait énormément de raison d’être contrarié. Son père lui passait tout, il lui offrait tous ce qu’elle demandait. Parfois, elle avait besoin d’insister un peu, mais elle n’était jamais contrariée bien longtemps. Pour cette raison, Latika se demandait bien ce qu’il lui arrivait, mais elle patienta un peu avant d’entamer la conversation dans ce sens.

« Je me sens parfaitement bien. » Répondit-elle dans un sourire, grappillant un peu dans le panier de nourriture posé sur la table. Cela avait quand même de grands avantages de pouvoir passer du temps au palais. « Et toi ? Tu m’as l’air légèrement sur les nerfs. »

Ses paroles étaient toujours douces, elle espérait que la jeune fille allait l’aiguiller un peu sur ce qu’il lui arrivait. Latika ne pouvait pas s’empêcher d’être curieuse, elle avait envie de connaitre les petits potins du palais. Ce n’était pas pour rien qu’elle appréciait d’y avoir ses entrées, d’être si proche du sultan. Et qu’elle avait bien l’intention de le rester d’ailleurs, même si pour cela elle devait devenir la femme du sultan. Se marier, elle ne le faisait que parce qu’elle avait de l’intérêt dedans, parce qu’elle y gagnait au change. Si elle épousait le sultan, cela n’allait pas changer complètement sa vie de maitresse au final. Elle allait juste s’attirer les foudres d’autres personnes qui ne l’appréciaient déjà pas. Et elle continuerait d’être proche des personnes qui l’appréciaient, comme Minati. Passer du temps avec la princesse était un réel plaisir, en d’autre circonstance, la femme aurait pu la considérer comme sa petite sœur. Mais les circonstances faisaient que c’était impossible, parce qu’il n’y avait plus que les Zaani qui comptait à ses yeux. Les intérêts de sa famille passaient avant le reste, elle avait assez fait l’erreur dans le passé pour ne plus se faire avoir maintenant.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Mar 3 Fév - 17:28


Deux belles fleurs
E

lle allait très bien, lui disait Latika. Et franchement, ça arrangeait la princesse. Pas tant parce qu'elle était contente de savoir que tout allait bien dans la vie de son interlocutrice (quoi qu'elle en était ravie tout de même, elle faisait partie de ces personnes pour qui Minati éprouvait une affection réelle, et un intérêt sincère, elle n'avait pas besoin de se forcer pour s'intéresser à sa vie), que parce que si Latika allait bien, cela signifiait que l'on pourrait se concentrer uniquement sur ses problèmes à elle. Eh oui, elle était égoïste, et aussi, elle adorait être au centre de toutes les attentions. Bon, d'accord, à la vérité, elle n'avait pas forcément de raisons de se plaindre autant. Ok, son père lui avait dit non, mais c'était le rôle de tous les pères, après tout, que d'imposer des limites... même si le sultan ne s'en était jamais jusque là vraiment donné la peine avec sa fille. Ça ne l'empêcherait pas de râler malgré tout, et de donner l'impression que les pires malheurs de l'univers lui étaient tombés sur le coin de la figure. C'était son privilège en tant que demoiselle de haut rang et infiniment capricieuse. Et elle se permettrait donc sans la moindre honte de cracher tout le venin qu'elle avait à l'esprit pour soulager un peu ce dernier. Elle ne connaissait pas meilleure confidence, d'ailleurs, pour ses déboires, que la prétendante du sultan, qui, elle en était sûre, serait d'excellent conseil. Après tout, elle était un modèle pour elle, elle ne pouvait que tirer enseignement de tout ce qu'elle aurait à lui dire et à lui apprendre. Même si, de Latika (comme de Gorav, d'ailleurs), la demoiselle devrait se méfier. Mais elle ne s'en rendait pas compte une seule seconde.

-C'est mon père...
grinça-t-elle d'un ton qui en disait long sur l'agacement qu'il avait su lui inspirer. Pourquoi tu veux l'épouser, déjà ? Bon, Minati pouvait être très naïve, mais elle ne l'était pas tout de même au point de ne pas comprendre qu'il n'y avait pas que l'amour (s'il y en avait) pour dicter le choix de Latika. Elle imaginait que ce mariage qui alimentait bien des rumeurs au palais était davantage une question de richesse et de pouvoir, et Minati ne blâmait pas la jeune femme pour cela. Après tout, c'était normal. Agir par intérêt, la demoiselle était la première à le faire... Enfin, ça ne l'empêchait pas d'imaginer que Latika avait tout de même de l'estime et de l'admiration pour son père. À ce sujet, elle ne réalisait pas combien elle se trompait. Je viens de m'engueuler avec lui. C'est trop bête. C'est rien, ce que je lui ai demandé, en plus.

Enfin si, en vrai, ce qu'elle lui avait demandé, ce n'était pas rien. Réintégrer au palais un employé qui avait été renvoyé pour "faute grave", ce n'était pas anodin, mais ça ne l'empêchait pas de complètement minimiser la situation. Pour elle, ce n'était pas différent que de lui demander un objet de valeur.







code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Lun 23 Fév - 16:49

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Ce qu’il y avait de bien avec Minati, c’était qu’elle était incapable de cacher ce qu’elle ressentait, surtout quand elle était en colère. Latika avait donc vu très rapidement que quelque chose n’allait pas avec la princesse et elle ne manqua pas de tourner la conversation dans ce sens. Une autre des qualités de la jeune femme, c’était qu’elle aimait bien parler d’elle-même. Il ne fallait pas beaucoup de temps pour comprendre que le diamant du sultan était assez égoïste, qu’elle aimait que le monde tourne autour d’elle. Latika aurait pu trouvait cela pénible, parce qu’elle aimait bien aussi que l’intention soit tourné vers elle, mais ce n’était pas le cas. Surtout quand Minati avait tendance à délier sa langue et se confier à la future femme de son père. D’ailleurs, il semblait que le souci de la princesse venait d’ailleurs de son père. Latika voyait bien l’agacement de la jeune femme concernant son père et elle fut amusée par la remarque qu’elle lui fit. Pourquoi voulait-elle l’épouser ? Bonne question, cela n’avait évidemment aucun rapport avec quelques sentiments ou autre. La femme se doutait bien que la princesse n’était pas naïve au point de croire qu’elle avait des sentiments pour le sultan, mais Latika n’avait pas spécialement envie de se pencher sur les raisons de cette union. Elle ne prit d’ailleurs pas le temps de répondre à la question, qui ne demandait pas réellement de réponse. Minati avait simplement besoin d’exprimer son mécontentement vis-à-vis de son père. Elle lui sourit donc, attendant la suite, sachant parfaitement que Minati n’allait pas se contenter de cela.

« Je suis désolée. »
Lui dit-il dans une fausse compassion. Elle se doutait bien que la jeune femme ne supportait pas de se voir refuser quelque chose de la part du sultan, d’ailleurs il y avait très peu de chose qu’il lui refusait. La princesse devait demander quelque chose d’important (contrairement à ce qu’elle affirmait) à l’homme pour qu’il décide de le lui refuser, au point de se disputer avec elle. « Qu’est-ce que tu lui as demandé ? »

Evidemment, il n’en fallait pas plus pour que la maitresse du sultan se montre curieuse. Elle avait bien envie de connaitre ce qui poussait la jeune femme sous ses yeux à se disputer avec son père et elle espérait bien que Minati allait lui répondre. Elle ne pouvait pas la laisser dans le flou tout de même. Latika comptait sur l’envie de la princesse de se plaindre de son père pour parler. Mais dans le doute, elle préféra ajouter quelque chose.

« Je pourrais peut-être lui parler aussi. »

Parce qu’il n’y avait pas que Minati qui avait le droit à l’écoute du sultan, ce n’était pas pour rien que la femme se rendait dans le lit de l’homme et qu’elle avait l’intention de l’épouser. Elle savait qu’elle pouvait lui parler de cette chose, de lui faire changer parfois d’avis. Elle comptait sur ses charmes pour cela et des charmes, elle en avait quand même beaucoup.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Mer 25 Fév - 13:53


Deux belles fleurs
P

our le bien de Minati, il aurait sans doute était juste et avisé de lui faire remarquer, plus ou moins violemment, qu'il fallait qu'elle cesse d'exiger et de croire que tout lui était dû sous l'unique prétexte qu'elle le réclamait. Une personne soucieuse de la recadrer (pour son propre bien) lui aurait certainement fait remarquer que c'était sans le moindre doute une excellente chose que, pour une fois, son père n'ait pas cédé à l'un de ses caprices. Sur le moment, ça ne serait pas agréable pour elle, mais au final, ça lui servirait de leçon, et elle comprendrait que c'était pour le mieux, y compris pour elle. Sauf que les gens qui lui tenaient ce genre de discours (sa mère, notamment), recevait de la part de Minati un accueil des plus froids et agacés de la part de la princesse du royaume du bout de l'océan. Pourquoi devrait-elle s'épargner d'exiger si cela était payant ? Et pourquoi tout ne lui serait pas dû sous l'unique prétexte qu'elle le réclamait ? Jusqu'ici, la stratégie avait été payante, après tout. D'aucuns la qualifiaient de capricieuses, elle, elle préférait se dire qu'elle était ambitieuse. Tout de même ! Ce n'était pas un tort. Oui, elle rembarrait toujours assez violemment ceux qui osaient lui faire la morale, et c'est pour cette raison qu'elle n'en appréciait que plus Latika de compatir à ce qui lui arrivait plutôt que de lui faire une remarque de plus. Elle n'avait vraiment pas besoin qu'on la contrarie davantage ou qu'on s'emploie plus encore à lui mettre les nerfs en pelote, son très cher père s'en était dors et déjà très bien chargé comme cela, inutile, vraiment, d'en rajouter. La jeune femme lui demanda quelle avait été sa requête, Minati n'hésita pas un seul instant à lui répondre, quand bien même ce n'était sans doute pas la démarche la plus avisée possible. Elle ne se rendait pas compte qu'elle s'engouffrait plus profondément encore dans un brèche qu'elle avait elle-même ouverte en acceptant de réintégrer Gorav au palais.

-Il y avait un serviteur qui travaillait au palais, Gorav, je sais pas si tu le connais.
En fait, elle était si peu attentive aux détails qu'elle n'était même pas certaine qu'ils aient pu se croiser. Peut-être Latika était-elle arrivée après que Gorav soit parti ? Elle était incapable de le dire. Tout ce qui la concernait d'un peu trop loin, il faut bien le dire, avait la fâcheuse tendance à passer au second plan, avec elle. Papa l'a viré pour une raison stupide, je voulais juste qu'il revienne, mais il s'est énervé. Je l'ai jamais vu dans cet état là...

Et franchement, elle ne comprenait pas. Non mais sérieusement, l'ancien serviteur du sultan n'avait jamais que cassé un misérable vase, s'il refusait de le reprendre, c'était vraiment que sa fierté sans bornes était mal placée... Bon, ceci dit, elle avait hérité ça de lui, elle aussi, elle était normalement la seule à qui il cédait tut. Normalement... quoique Latika, dans son genre, savait avoir sa petite influence dans son genre. C'est vrai, peut-être qu'elles parviendraient à quelque chose, à elle deux. La proposition de la "jeune" femme n'était en tous cas pas tombée dans l'oreille d'une sourde.

-C'est vrai ? Tu serais d'accord d'aller lui parler ? Ce serait génial !










code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Mar 24 Mar - 23:08

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Latika avait en tête le bien être de Minati, parce qu’elle avait plus qu’envie de s’en faire une alliée de taille. Et pour cela, il fallait aller dans son sens. La femme avait bien compris que la princesse était très capricieuse (qui ne l’avait pas compris ?), et qu’elle cherchait souvent à obtenir des choses de la part de son père. Certaines personnes, comme sa mère, tentaient de lui faire ouvrir les yeux afin qu’elle ait un comportement plus correct. Sauf qu’il était évident que la princesse n’aimait pas qu’on lui fasse la morale. Ce que Latika n’avait évidemment pas l’intention de faire. Elle souhaitait être bien vue du diamant du sultan, parce qu’elle savait à quel point ce petit bout de femme avait de l’influence sur son père. Quoi que parfois, elle ne parvenait visiblement pas à obtenir ce qu’elle désirait de l’homme. C’était le sujet de leur conversation d’ailleurs. Mais au lieu d’être celle qui expliquerait à Minati qu’elle ne peut pas tout avoir dans la vie, Latika avait plus envie de l’aider. Un petit coup de pouce pour la fille préférée de l’homme qu’elle avait bien l’intention d’épouser, ainsi dans le futur cette dernière lui en donnerait peut-être un en retour. Elle préféra donc aller dans son sens et se montrer curieuse sur ce qu’elle cherchait à obtenir, ça pouvait peut-être lui servir.

Minati mentionna donc un serviteur qui travaillait autrefois au palais, un certain Gorav. Ce nom ne parlait pas vraiment à Latika, mais elle ne connaissait pas non plus le nom de tous les serviteurs qui travaillaient au palais, il y en avait tellement. Elle ne connaissait donc pas l’homme que mentionnait Minati, mais au final ce n’était qu’un détail. L’important dans l’histoire, c’était de savoir que le sultan l’avait renvoyé. Il avait dû faire quelque chose de vraiment grave pour que le sultan décide de le renvoyer et surtout, de ne pas le récupérer alors que son diamant le lui demandait. Evidemment, Latika ne se rendait pas compte qu’il s’agissait finalement que d’une histoire de vase cassée, même si elle était bien au courant du caractère explosif de l’homme qu’elle comptait épouser.

« Bien sûr, ça me fait plaisir de t’aider. »

Il y avait forcément un peu de jeu là-dessous comme d’habitude. Au fond, Latika appréciait sincèrement Minati, elle n’avait rien contre elle surtout. Cependant, elle agissait toujours avec une idée derrière la tête. Son but principal était bien d’atteindre les sommets afin de pouvoir imposer son influence. Elle ne savait pas si elle pouvait réellement faire changer d’avis au sultan, parce qu’il était quand même plus que têtu. Sauf que c’était un défi que Latika appréciait vraiment. Elle allait le relever avec plaisir, faire tout pour le réussir en tout cas.

« A deux, on doit bien réussir à convaincre ton père de reprendre Gorav à son service. »

Si la « jeune » femme et la princesse s’y mettaient ensemble, il y avait quand même peu de chance que l’homme continue de refuser cette requête.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Jeu 26 Mar - 19:05


Deux belles fleurs
A

ux yeux de Minati, c'était un aveu de défaite que de demander de l'aide à son interlocutrice, mais elle n'avait pas le choix. Gorav lui avait manqué, mais après que son  père lui ait refusé une première fois son retour, elle avait réussi à vivre avec, et avait presque oublié. Jusqu'à ce qu'elle le revoit, jusqu'à ce qu'il lui montre un aspect de son royaume qu'elle n'avait jamais trop eu le loisir (si on peut qualifier cela de "loisir") d'observer jusqu'alors... et ça l'avait marqué... Chamboulé suffisamment en tous cas pour qu'elle réclame le retour de l'ancien serviteur du sultan à nouveau... qui le lui avait refusé de nouveau... Dans le genre contrariant, son père en tenait une bonne couche, dernièrement, et il obligeait la princesse à allait réclamer de l'aide en mettant de sa fierté de côté. En même temps, puisque cette aide venait de Latika, devoir ranger un peu son orgueil était quand même un peu plus supportable. Elle l'aimait bien, et surtout, elle était certaine qu'elle pourrait plus aisément convaincre son géniteur si elles s'y mettaient toutes les deux. Il hurlerait peut-être au harcèlement, ça c'était fort possible. Mais il cèderait. Il faudrait qu'il cède. Elles étaient ce qu'il avait de plus précieux (avec la mère de Minati, tout de même), il le leur rappelait assez souvent pour qu'elles puissent être confiantes sur ce point. D'accord, Minati ne savait pas trop quel était l'intérêt de la future épouse de son père dans tout cela, mais cela lui était égal, elle voulait croire qu'elle le faisait par amitié, c'était une excuse qui lui convenait parfaitement. Tant qu'elle obtenait ce qu'elle voulait, de toute manière...

-Merci ! Heureusement que tu es là pour moi !

Sous-entendu, trop d'autres personnes ne se montraient pas assez conciliantes avec elle à ses yeux. Minati aimait, bien évidemment, les gens qui cédaient à ses caprices, puisque sa nature première (celle qu'elle avait à merveille su cultiver tout du moins), était d'être capricieuse au possible.

-Je regrette que tu n'aies pas eu l'occasion de rencontrer Gorav encore, tu comprendrais pourquoi mon père a été injuste envers lui.
Et elle comprendrait peut-être également de quelle manière il était parvenu à insuffler en elle une idée qui ne la lâchait plus à présent. Celle que son père lui cachait peut-être des choses, et n'était pas complètement honnête envers elle. D'accord, Minati n'en était que d'autant plus convaincue qu'il n'y avait pas meilleure place dans le royaume que la sienne, à l'abri de sa cage dorée, mais cela l'obligeait bel et bien à réfléchir même si cela lui était désagréable que de ne pas pouvoir seulement se reposer sur ses acquis. Dis... si je t'avoues quelque chose, tu promets de ne pas le répéter à mon père ?

Minati avait confiance en Latika, mais l'on est jamais trop prudent. La princesse ne voulait pas s'attirer les foudres de son père parce qu'elle aurait trop parlé à la mauvaise personne. Il y avait des choses dont elle préférait vraiment ne pas informer son géniteur.








code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Ven 17 Avr - 10:34

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Latika devait avouer qu’elle appréciait énormément que Minati lui demande de l’aider pour convaincre son père de quelque chose. Venant du petit diamant du sultan, c’était quand même un grand compliment. Cela signifiait que la « jeune » femme avait beaucoup d’influence sur l’homme, au point d’être capable de réclamer quelque chose qu’il n’accordait pas à sa fille chérie. Latika ne savait pas si elle pouvait convaincre le sultan de changer d’avis à elle seule, mais en s’y mettant à deux elles pouvaient faire bien plus. L’homme n’allait quand même pas refuser une chose à sa fille chérie et sa maîtresse (qui allait sans nul doute bientôt devenir l’une de ses femmes d’ailleurs). Ce que Latika appréciait dans cette situation, c’était que Minati lui faisait à ce point confiance. Il n’y avait pas que le sultan à se mettre dans la poche, bien au contraire. Elle faisait tout pour se faire bien voir par d’autres personnes aussi, Minati était l’une de ces personnes. Et cela même si Latika avait une sincère affection pour elle. Le summum serait sans nul doute que Latika parvienne à mettre la mère de Minati dans sa poche, mais elle avait abandonné l’idée depuis un moment déjà.

« Tu sais bien que je serais toujours là pour toi. »

Lui répondit-elle doucement. C’était sincère, mais forcément il y avait toujours le jeu derrière. Si Latika s’était intéressée à la jeune femme en premier abord, ce n’était vraiment pas par gentillesse. Aujourd’hui, elle devait bien avouer qu’il y avait un mélange. Mais ses propres intérêts passeraient toujours avant ceux de la princesse, c’était un règle d’or dans la vie de la « jeune » femme maintenant. Elle ne laisserait jamais plus quelqu’un, en dehors de ses frères, passer avant elle. Elle cherchait simplement à obtenir ce qu’elle devait obtenir, ce qui lui revenait de droit. Et Minati cherchait pour le moment à obtenir aussi ce qu’elle voulait et ce qu’elle voulait, c’était le retour de ce fameux Gorav. Latika devait bien avouer qu’elle se sentait de plus en plus curieuse vis-à-vis de ce serviteur. Elle se demandait bien pourquoi la princesse cherchait à ce point à lui faire retrouver sa place, ce que cet homme avait de si important à ses yeux. Latika aurait sans nul doute commencé à questionner la jeune femme, si cette dernière ne s’était pas lancée en première.

« Bien sûr Minati, tu peux me faire confiance. » Elle en rajoutait un peu, juste un peu. « Je ne dirais rien à ton père. »

Elle n’avait aucun mal à faire cette promesse, parce qu’elle avait plus qu’envie d’entendre ce que la belle fleur pouvait avoir à lui dire. S’il y avait quelque chose que son père ne devait pas apprendre, c’était important. Surtout quand cela venait de la princesse elle-même. Latika n’avait aucune envie de perdre l’occasion d’en apprendre plus. Est-ce qu’elle pensait sincèrement ne rien dire au sultan ? Cela allait surtout dépendre de ce que Minati allait lui avouer, donc elle verrait cela en apprenant ce qu’elle avait sur le cœur.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Sam 18 Avr - 20:49


Deux belles fleurs
E

st-ce que Minati savait véritablement que Latika serait toujours là pour elle ? ... Quelque part oui, même si elle ne l'avait jamais exprimé concrètement comme elle le faisait maintenant. Après tout, à force de croire que tout lui était constamment dû, la princesse avait également le sentiment que les gens qui l'entouraient, même ceux qu'elle aimait et estimait, étaient à son entière disposition. Ceci dit, cela faisait du bien à la princesse que d'entendre la prétendante de son père prononcer ces mots. Ces derniers temps, elle avait un peu besoin d'avoir ce genre de confirmations, et d'entendre que certaines personnes l'aidaient, la soutenaient, et étaient de son côté. Ce que Gorav lui avait fait voir du monde, ce dont elle était totalement protégée depuis sa jolie cage dorée, Minati n'arrivait pas à se l'ôter de l'esprit, et ce quoi qu'elle fasse. Ajoutez à cela le fait que, pour la toute première fois de sa vie, le sultan refusait quelque chose à sa propre fille, et vous comprendrez que la demoiselle était en pleine perte de repères. La moindre marque d'affection et de confiance devenait alors une nécessité et quelque chose de plus que bienvenue. Latika était là pour la soutenir, et même si elle devait sa place au sultan, elle semblait préférer se ranger du côté de sa fille. Comme quoi, tout espoir n'était pas perdu. Peut-être que le sultan comprendrait que quelque chose n'allait pas. Et il parviendrait alors à rétablir la situation, et à faire en sorte que tout redevienne comme avant... Quand Minati n'avait d'autres préoccupations que celle d'attendre patiemment de recevoir le dernier cadeau qu'elle avait réclamé à corps et à cris...

On en était loin, pour le moment. Son univers dans son entier était profondément chamboulé, et elle était en quête de choses auxquelles se raccrocher. En attendant, la demoiselle, entendant la jeune femme lui dire qu'elle pouvait compter sur elle, et qu'elle ne répèterait rien à son père, Minati décida de lui parler directement de ce qui la troublait, lui accordant toute sa confiance. C'était peut-être une chose qu'il lui faudrait apprendre un jour : ne pas accorder sa confiance à ce point facilement, et ne faire finalement confiance qu'à elle-même. Elle n'en était pas là... Et elle décida donc de parler à Latika de sa petite expédition avec Gorav.

-J'ai revu Gorav il n'y a pas longtemps...
Elle marqua une légère pause. Il m'a emmené en dehors du palais... Ce que j'ai vu... Tout était si sombre, si misérable.

Elle frissonna. Ce bref contact avec la réalité l'avait au final plus marqué qu'elle n'avait voulu l'admettre au début. Il lui avait fallu un certain temps, à vrai dire, pour assimiler toutes ces informations. Et maintenant que c'était fait, elle se sentait un peu, même complètement perdue. Elle devait comme... Tout réapprendre, et c'était loin d'être simple.

-Toi qui connais le monde, dehors... Est-ce que tout est vraiment aussi sombre, aussi triste ? ... Il n'y avait que des ruines...








code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Mer 13 Mai - 21:41

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Latika n’avait aucune raison d’aller contre les paroles de la fille du sultan, parce qu’elle avait envie de savoir ce qu’elle avait sur le cœur. La « jeune » femme avait de l’affection pour Minati, même si elle n’avait aucune envie de passer ses intérêts après les siens. Elle l’appréciait parce qu’elle reconnaissait ses qualités, mais cela ne changeait pas le fait qu’elle devait d’abord s’occuper d’elle-même. Minati restait en premier lieu un moyen de parvenir à ses fins, de se rapprocher du sultan. Parce qu’il était plus qu’évident, qu’elle devait avoir le diamant de ce dernier dans la poche pour monter au sommet. Surtout qu’on ne pouvait pas dire que la femme du sultan l’appréciait, elle avait besoin de l’affection de Minati. Et de sa confiance aussi, ce qu’il semblait qu’elle avait réussi à avoir. Sinon, la princesse ne se confierait pas à elle en cet instant, lui parlant d’un secret qu’elle ne devait surtout pas divulguer. Latika se demandait bien ce que l’oiseau enfermé dans sa cage dorée avait de si important sur le cœur, même si elle se doutait bien que cela avait un rapport avec l’homme qu’elle essayait de faire réengager dans le palais. Sinon, ça ne serait pas venu ainsi sur le tapis.

Quand Minati prit la parole, Latika l’écouta donc attentivement. Elle fut surprise quand elle mentionna le fait que le fameux Gorav l’avait emmené en dehors du palais. Elle n’avait jamais cru un seul instant que la princesse puisse sortir de sa cage dorée et partir se promener dans les rues du royaume. Ce n’était pas normal, du moins elle n’avait aucun droit logiquement de sortir en dehors des murs du palais. Latika aurait très bien pu se montrer offusquée d’apprendre que Minati avait ainsi enfreint les règles, mais ce n’était pas le cas. Parce qu’elle était quand même très impressionnée par ce que la princesse avait osé faire. Même si pour cela, elle devait se rendre compte de la gravité de la situation du royaume. Latika n’était pas vraiment étonnée qu’elle soit à ce point perturbée, c’était normal. Parce qu’elle voyait dans quel monde elle vivait et à quel point c’était différent du vrai monde.

« Minati… » Dit-elle dans un souffle, baissant son regard vers le sol. Evidemment, elle jouait un peu trop la comédie, mais c’était pour mettre un peu plus de drame dans la situation. « C’est vraiment comme ça. Malheureusement, j’aurais aimé pouvoir te dire le contraire. »

En réalité, ce n’était pas complètement vrai. Evidemment, la « jeune » femme aurait quand même aimé que la situation ne soit pas comme ça aujourd’hui, parce qu’au fond cela avait un rapport direct avec son erreur du passé. Mais elle n’avait pas pour autant de la peine pour ceux qui vivaient dans la misère, parce qu’ils n’avaient pas ce qu’ils devaient faire pour s’en sortir. Elle y était arrivée elle, elle était parvenu à s’en sortir. Et à ses yeux, elle s’en sortait quand même pas trop mal.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Lun 18 Mai - 16:20


Deux belles fleurs
M

inati n'avait jamais autant espéré que quelqu'un lui mente. Elle avait eu beau voir la vérité en face, par l'intermédiaire de Gorav, elle peinait toujours à croire que la vie en dehors des murs de ce palais puisse être aussi triste, aussi misérable, elle avait envie de croire que le spectacle auquel elle avait assisté n'était en rien représentatif des conditions dans lesquelles vivaient la plupart des habitants du Royaume du bout de l'océan, qu'elle n'avait pas à éprouver ce sentiment nouveau pour elle, et par ailleurs hautement désagréable qu'était la culpabilité, mais l'attitude et les propos de la prétendante de son père ne devaient qu'appuyer la petite démonstration que lui avait faite Gorav quand il l'avait menée à l'extérieur dans l'espoir de lui faire ouvrir les yeux sur ce qu'était vraiment la vie pour certains, pour ceux qui, contrairement à elle, n'avaient pas eu la chance de naître avec dans les veines un sang suffisamment bleu pour ne jamais craindre la douleur ou la pauvreté... Latika se contentait de confirmer le propos de Gorav, et si deux des individus qui avaient le plus d'importance aux yeux de la jeune demoiselle, si deux des personnes qu'elle estimait le plus en ce bas monde étaient bien incapable de lui montrer la vie ailleurs ainsi qu'elle se l'était figurée, il était peut-être temps qu'elle accepte la fatalité et qu'elle reconnaisse qu'elle s'était laissée duper par sa cage dorée, par toutes les richesses qui se découvraient dans ce palais qui l'avait jusque là préservé de tout sentiment désagréable et lui avait accordé, au jour le jour, tout, absolument tout ce qu'elle désirait, sans la moindre exception.

-Mais... mais si le peuple va mal à ce point, pourquoi mon père ne fait-il rien ? Ne pourrait-il pas distribuer un peu de ses richesses pour que les pauvres soient moins pauvres ?


Oui, Minati avait beau être princesse, elle n'y entendait absolument rien à la politique, ni à la manière dont l'on devait gouverner un peuple, si bien qu'il était plus qu'heureux que les femmes n'aient de toute façon pas leur place parmi la longue lignée de sultans qui s'étaient succédés à la gouvernance de ce monde autrefois prospère et aujourd'hui en ruine. Elle imaginait les richesses que possédait son père infinies, et pour cause, à force d'obtenir tout ce qu'elle demandait (ou presque), Minati était partie du principe que son père avait tout, ce qu'elle ne réalisait pas, c'était que sa propre richesse lui venait des poches que, par un soudain accès de conscience, elle cherchait tout à coup à remplir. Elle ne comprenait pas les enjeux derrière tout ça. Elle parlait avec l'innocence de l'enfant qui a toujours vu tous ses désirs être exaucés sans avoir besoin de faire l'ombre d'un effort pour cela, juste à lever le petit doigt, elle n'avait aucune idée du passé sur lequel se dressait fièrement ce palais, sur un champ de ruine misérables, que le sultan observait depuis son séant sans réagir plus avant, sans intervenir. Plus dure sera la chute...







code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Dim 7 Juin - 14:10

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Latika aurait très bien pu mentir à la princesse et la laisser continuer de rêver dans sa cage dorée. Elle aurait pu oui, mais elle n’avait pas envie de le faire. Depuis sa tendre enfance, Minati vivait dans l’illusion que le monde était beau et merveilleux. Elle était évidemment bien loin de la réalité, ce qui n’était pas étonnant quand on voyait à quel point le sultan s’arrangeait pour qu’elle obtienne tous ce qu’elle désirait. La jeune femme devait être particulièrement bouleversée par ce qu’elle venait de découvrir, par la nouvelle vision du royaume qu’elle avait. Latika n’avait aucun intérêt à ce qu’elle continue de croire au bonheur parfait, qu’elle pense que ce Gorav lui mentait. Quoi qu’en même temps, elle n’avait aucun intérêt à ce qu’elle se rende compte de la réalité aussi. Dans tous les cas, ça ne changeait rien pour elle. Donc, elle choisissait de confirmer ce que Minati venait de découvrir. Le monde était loin d’être parfait, d’être beau et il y avait énormément de pauvre dans le royaume. Cela résultait de la guerre, il y avait énormément de trace encore de cette guerre dans le royaume. Ce dernier n’avait jamais connu la pauvreté autrefois, pour une bonne raison, il était difficile de vivre avec maintenant. Il était difficile de l’arrêter surtout. Latika sourit à la remarque de Minati, elle était si jeune et si naïve. Mais en même temps, on ne pouvait pas le lui reprocher. S’il y avait quelqu’un à blâmer dans l’histoire, c’était son père.

« Ce n’est pas si facile que cela Minati. »
Dit-elle doucement, même si elle n’avait techniquement pas son mot à dire en politique. Techniquement bien sûr, parce qu’officieusement la « jeune » femme ne se dérangeait pas de donner son avis sur différent point de gestion du royaume. « S’il fait cela, les riches seront moins riches. »

Il ne fallait pas se leurrer, il était difficile quand on avait accès à la richesse de s’en séparer pour les autres. Latika imaginait mal le sultan commencé à répandre sa richesse pour son peuple, peuple dont il n’avait pas grand-chose à faire au final. Sinon, il ne vivrait pas dans l’opulence comme actuellement. La guerre n’avait pas fait que des malheureux dans l’histoire, il y en avait certain qui s’était très bien sortie. Latika trouvait qu’elle ne s’en sortait pas si mal finalement, mais elle avait quelques atouts de son côté en même temps. Pour que tout le monde puisse s’en sortir, il faudrait sans doute que chaque personne fasse des efforts. Mais la femme n’imaginait vraiment pas le sultan se séparer de ses biens pour son peuple. Elle se demandait cependant ce qu’il en était pour Minati. Est-ce qu’elle serait capable de troquer sa cage dorée contre une cage en fer afin que le peuple meurt moins de faim ? Il était facile d’affirmer ce genre de chose, d’avoir de bonnes volontés, mais bien plus difficile de les mettre en place. Vraiment plus difficile.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Lun 8 Juin - 18:52


Deux belles fleurs
L

a politique, l'économie, le social, et toutes les subtilités qui leur étaient inhérentes, clairement, ce n'était pas dans les cordes de Minati, qui savait à peine la définition de tous ces termes. Tout cela était flou, à ses yeux. Elle n'avait jamais eu à avoir des considérations aussi complexes, en ce qui la concernait. Tout était si simple, dans son petit monde d'illusions. Elle avait tout ce qu'elle désirait, et ce qu'elle ne possédait pas, il suffisait qu'elle l'exige pour finalement l'obtenir, n'était-ce pas d'une simplicité enfantine ? Aussi enfantin qu'elle-même, qui venait d'être exposée frontalement à un monde d'adultes dont les enfants étaient pourtant eux aussi victimes. Oh, comme elle aurait voulu s'illusionner encore un peu ! Latika aurait eu deux mots à prononcer pour que la fille du sultan oublie ses considérations et ses craintes, et fasse comme si elle n'avait rien vu, comme si Gorav ne lui avait rien montré... Mais là, c'était trop tard. Elle était obligée de se poser des questions, de se remettre en cause. C'était bien sa veine, elle détestait ça. Ou tout du moins, elle réalisait qu'elle détestait ça. Elle n'avait jamais eu l'occasion de s'en rendre compte avant ce jour.

Les propos de Latika étaient logiques, distribuer ses propres richesses, c'était s'appauvrir, mais son père avait tant et si bien su lui donner l'illusion que leur fortune était intarissable qu'il lui était difficile d'admettre qu'en donner un peu puisse changer quoi que ce soit. Et en même temps, elle serait sûrement la dernière à supporter que l'on accède plus à toutes ses requêtes sous prétexte que les fonds manquaient. En gros, il ne semblait pas y avoir de situation profitable à tout le monde. Minati ne comprenait pas. Elle avait manifestement bien des choses encore à apprendre du monde, de son monde, ainsi que des multiples rouages qui le constituaient. Et elle ne s'en sortirait pas seule... Si elle parlait à son père, il allait se braquer. Alors, puisque Latika était là, et puisque la demoiselle voyait en elle un modèle et un exemple à suivre, c'était vers elle qu'elle se tournait, et elle qui devait supporter sa multitude de questions. Et ce n'était qu'un début, bien sûr.

-Mais comment est-ce que ça a pu arriver ? Est-ce que ça a toujours été comme ça ?


Si oui, c'était injuste, profondément injuste. Si non... Pourquoi, alors ? Comment ? Comment pouvait-on passer d'une situation équilibrée à ce véritable bordel auquel elle se voyait à présent confrontée. Un bordel pas complètement visible encore, mais dont son esprit commençait à avoir la pleine conscience, grand mal lui fasse. Et allez expliquer un concept aussi absurde que pouvait l'être celui de guerre ! C'était sûrement à en devenir fou avant même que d'avoir commencé à essayer... Sauf que Minati insisterait jusqu'à avoir ses réponses. Elle pouvait être très agaçante pour cela. C'était quelque chose que l'on pouvait qualifier de qualité ou de défaut chez elle. Elle était obstinée, trop habituée à avoir absolument tout ce qu'elle pouvait bien réclamer.







code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Lun 29 Juin - 22:33

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Minati ne connaissait rien de la « vraie » vie. Elle avait grandis dans sa cage dorée et découvrait seulement maintenant ce qu’était la vie en dehors de ces barreaux. Latika ne savait pas pourquoi cet homme avait pris la peine de révéler la vérité à la jeune princesse, mais cela la perturbée grandement visiblement. La « jeune » femme n’était pas contre l’idée que la fille du sultan soit au courant de la vérité du dehors, qu’elle se rende compte de la vie. Cependant, elle ne s’attendait pas au flot de question qu’elle poserait. Elle savait que Minati aurait besoin de réponse, mais elle ne pensait pas être celle qui répondrait à ces interrogations. En même temps, la jeune fille n’avait pas vraiment grand monde à qui poser ces questions. Latika se doutait bien que ses parents n’allaient pas s’amuser à lui répondre et à lui donner des explications, même si elle jouait les filles capricieuses comme elle savait si bien le faire. Evidemment, Minati voulait savoir comment les choses étaient arrivées. Latika savait parfaitement comment les choses s’étaient déroulées, puisqu’elle avait été aux premières loges à l’époque. Sauf qu’elle pouvait difficilement parler par expérience, elle n’était pas censée être aussi âgée qu’elle semblait l’être. Elle laissa planer le silence entre elles pendant quelques secondes, repensant à ce qui avait été volé, à la manière dont cela avait été volé et à toutes les conséquences qui avaient suivis, la guerre, la pauvreté, ces années de jeunesse.

« Non bien sûr que non. » Dit-elle finalement, son regard tourné vers Minati. « Autrefois, le pays était riche, avant la guerre. » Cette guerre qui avait causé tant de ravage, avec le royaume de féerie. Latika aurait très bien pu se contenter de cela dans son explication, elle l’aurait sans doute fait en temps normal. Cependant, elle savait parfaitement à qui elle avait à faire et elle se doutait que Minati n’allait pas en rester là. Elle avait un caractère qui la laissait présager qu’elle n’abandonnerait pas et elle était capable de se montrer très têtue quand elle le voulait. Une qualité en temps normal, mais c’était parfois problématique. « Les féeriens ont causé énormément de ravage quand ils sont venus sur nos terres. Et ils sont repartis en laissant le royaume tel qu’il était devenu. »

C’était une manière assez simple de résumer la situation. En même temps, Minati n’avait pas forcément besoin d’en savoir plus et Latika pouvait justifier ses courtes explications par une ignorance. La « jeune » femme ne voyait pas de raison d’en dire plus de toute façon. Elle imaginait mal la petite princesse changé quoi que ce soit à la situation. Elle pourrait le désirer, mais elle n’y parviendrait sans doute pas. Parce qu’elle n’était pas encore assez mature et surtout, elle ne savait rien de la vie. Mais cela, c’était quelque chose qu’il était possible d’améliorer avec le temps. L’apprentissage demandait du temps, concernant Latika, elle avait visiblement tout le temps qu’elle voudrait.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Mar 30 Juin - 17:32


Deux belles fleurs
L

a guerre.. Minati en avait entendu parler, bien sûr, mais son précepteur, chargé de son éducation ne s'était guère attardé bien longtemps sur ce point de l'histoire, il s'était contenté de lui parlé du peuple des Féeriens, à l'autre bout de l'océan, qui avaient finalement su être boutés hors de leur royaume grâce à l'intervention magistrale de son père. Pour le reste, elle ne savait pas le moins du monde quelles étaient les horreurs qui s'étaient alors déroulées, elle ne comprenait pas combien violente avait pu être la bataille. Tout était découverte pour elle, et on ne pouvait pas dire que ces découvertes étaient des plus simples à assimiler. Le pays était riche, autrefois ? Et comment avait-il pu à ce point s'appauvrir si tous les Féeriens étaient partis ? Est-ce qu'ils s'étaient enfuis avec toutes leurs richesses ? Et dans ce cas, pourquoi, elle, pouvait-elle vivre dans l'opulence ? Tant de questions se bousculaient dans son esprit. Elle n'arrivait pas à croire que tout un peuple ait pu assisté à cela et qu'il n'ait rien fait. Mais bien sûr, elle n'était pas à même de comprendre la complexité de la situation. Pour cause, toute chose avait toujours été très simple pour elle, elle n'avait pas besoin de se poser de questions, elle demandait et obtenait, elle réalisait seulement maintenant que la vie n'était pas toujours simple, et que les privilèges qu'on lui accordait si régulièrement ne l'étaient pas à tous. Minati hésita, elle ne savait même pas par quoi commencer tant elle portait d'interrogations en elle, tant elle était prise au dépourvu. C'est comme si toutes ces certitudes qui lui avaient si bien servi jusque là la lâchaient, et il était difficile pour elle de savoir à quoi se raccrocher. Et oui, elle voulait encore croire que ce qu'on lui disait de plus terrible était facilement récupérable. Sa naïveté ne connaissait vraiment pas de frontières.

-Je ne comprends pas. répliqua-t-elle très innocemment, car oui, pour sûr, elle était innocente, et il était de plus en plus flagrant qu'elle ne savait absolument rien de la vie. Si les Féeriens ont tant pris à notre royaume, s'ils sont partis en y laissant tant de ravages, pourquoi ne pas les avoir trouvé pour exiger qu'ils nous rendent ce qui nous appartient ?

Eh oui, elle posait cette question immensément naïve avec la plus totale des sincérités, et sans se rendre compte de la candeur dont elle faisait preuve. Elle était convaincue qu'exiger suffisait à obtenir, et elle avait du mal avec la notion d'échec. Pour elle, la guerre n'était rien d'autre qu'un conflit banal, qui rassemblait seulement plus de personnes, un nombre conséquent... aussi, elle n'était pas cohérente. Pour que quelqu'un y gagne, il fallait bien que quelqu'un y perde, mais allez le lui expliquer. Certes, ils avaient perdus une première fois, mais elle ne comprenait pas pourquoi, puisqu'ils étaient encore en vie, donc aptes à se battre (douce rêveuse), ils n'allaient pas réclamer leur dû. Elle avait encore bien des choses à apprendre de la vie de manière générale.







code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Mar 21 Juil - 17:57

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Latika ne s’était vraiment pas attendu à parler de la guerre et des richesses du pays avec Minati. La jeune femme d’ordinaire ne s’ennuyait vraiment pas avec ce genre de chose, elle se contentait de vivre sa vie de princesse gâtée. Mais visiblement, elle avait découvert que le monde n’était pas aussi rose qu’elle le pensait. Latika ne savait vraiment pas si c’était une chose qu’elle en sache plus sur l’histoire du pays, mais en même temps elle ne se voyait pas ne pas répondre à ses questions. Minati était du genre têtu, elle savait réclamer encore et encore quand elle voulait quelque chose. C’était sans doute mieux que ce soit la « jeune » femme qui réponde à ses questions, ainsi elle l’avait un peu plus dans la poche. Et la princesse était un bon atout quand on voulait avoir le sultan dans sa poche, même si Latika n’avait pas vraiment besoin de Minati pour l’avoir dans sa poche. Enfin, il semblait évident que la conversation entre les deux fleurs allaient durer un moment. Minati ne connaissait rien du monde, elle vivait dans une bulle depuis dix-sept ans, elle avait tout à apprendre. Et même si Latika ne semblait pas beaucoup plus vieille qu’elle, elle avait vu tellement plus de chose dans sa vie. Comme la guerre, qu’elle avait vue et subit à l’époque. Mais justement, Latika n’était pas censé avoir vécu et savoir autant de chose, alors elle avait bien l’intention de rester quand même évasive. En tendant quand même d’expliquer au mieux la situation.

« C’est n’est pas aussi simple. » Dit-elle doucement, toute la patience du monde en action. Elle adressa un sourire triste à la princesse avant de reprendre. « Si cela avait été possible d’aller là-bas récupérer nos bien, nous aurons déclenché une nouvelle guerre. Une guerre est quelque chose d’horrible. Les féeriens en venant chez nous ont causé énormément de victime innocente. Si nous y allons, nous allons faire de même chez eux, sans avoir de garantir de parvenir à gagner. Les innocents à payer le prix sont bien trop nombreux. » Est-ce que le sort des innocents comptaient vraiment pour la femme ? Pas vraiment non, elle se contentait simplement d’exposer les faits à la princesse. Elle n’avait pas non plus envie de trop ternir son image. Si elle avait eu la possibilité, la jeune femme serait retournée elle-même chercher ce qu’on lui avait volé à l’époque. « Mais dans tous les cas ce n’est pas possible. » Latika ne savait pas si elle pouvait mentionner ce détail, même si ce n’était techniquement pas un secret. « Il y a une barrière magique qui empêche quiconque de se rendre d’un monde à l’autre. »

Et dire que le sultan actuel avait passé ce marché avec le roi de Féerie, afin que la fin de la guerre ait lieu. Si cette guerre avait eu lieu, il y avait bien une raison. C’était parce qu’ils étaient des voleurs, il était un voleur.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Jeu 23 Juil - 16:52


Deux belles fleurs
M

inati songea à contester les premiers propos de Latika. Adepte de la loin du Talion. Aller trouver les Féeriens et envahir leurs terres allait faire des victimes innocentes, soit, mais c'était une juste compensation pour les victimes innocentes qui avaient été faites dans leur royaume. Minati le savait pas grand chose de la guerre, mais la guerre, après tout, entraînait forcément des dommages collatéraux, il fallait faire avec non ? Si cela pouvait permettre d'obtenir une juste revanche... Mais apparemment, tout projet de revanche n'était de toute façon pas possible, puisqu'une barrière magique empêchait tout contact entre les deux mondes. Vraiment ? Il y avait décidément bien des choses qu'on lui avait caché. Il serait peut-être grand temps qu'elle ait une conversation, et non des moindres avec son paternel. Il semblait qu'il avait prit grand soin à lui donner certaines informations et à en occulter d'autres. Cela pouvait fonctionner tant qu'elle était encore une enfant, mais elle quittait progressivement le monde de l'enfance, justement, et on ne pouvait pas l'abuser si simplement... Enfin si, on le pouvait encore. Minati avait le tort d'être vraiment trop naïve... Mais tout de même, il y avait des couleuvres qu'elle n'était plus à même du tout d'avaler, comme elle aurait pu le faire autrefois... Latika, Gorav, l'un et l'autre à leur manière lui avaient ouvert les yeux sur ce qu'elle avait réussi à ne pas voir jusque-là, le réveil était amer, brutal, et encore, elle ne savait pas à quel point elle était au bout de ses peines, quand elle allait s'en rendre compte, ça allait faire terriblement de mal. Heureusement, elle avait encore un peu de répit.

-Et il n'y a aucun moyen d'abattre cette barrière ? Si elle a été dressée, elle doit pouvoir être détruite, non ?


Minati ne savait pas grand chose de la magie. Ce qu'elle en savait appartenait aux histoires qu'on lui racontait, petite, pour s'endormir, ou alors à ces amuseurs qui venait leur donner des spectacles dignes de ce nom, en usant d'artifices magiques qui servaient à la distraction, certainement pas à l'attaque ou à la défense. Elle ne savait pas grand chose de son fonctionnement, sans compter le fait qu'il existait en Féerie des individus magiques tels que le Royaume du bout de l'océan n'en connaissait pas... et réciproquement, d'ailleurs. Elle ne savait de la magie ni les limites, ni les subtilités, ni les frontières. Tant que celle-ci ne s'orientait pas contre elle, elle choisissait tout simplement soit de l'ignorer, soit de s'en émerveiller. Ce ne serait sans doute pas si simple, au final. La vie n'était pas simple. C'était une chose qu'elle commençait seulement à découvrir. Cette barrière, qui l'avait érigée ? Elle croyait, à tort, que c'était ceux de son royaume qui l'avaient fait, pour se débarrasser définitivement de leurs ennemis, et pour se protéger de ceux qui avaient semé tant de destruction et de douleur dans leur royaume. Dans ce cas, elle se disait qu'il n'y avait rien qui soit fait qui ne puisse être défait. Comme toujours, elle pensait qu'elle serait capable d'obtenir tout ce qu'elle désirait avoir, on l'avait en tous cas habituée à ne rien croire impossible. Elle tomberait sans nul doute des nues.







code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Sam 15 Aoû - 11:49

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Latika devait reconnaitre que Minati avait une toute nouvelle ouverture d’esprit plus qu’agréable. La jeune femme se posait enfin des questions et elle souhaitait comprendre le monde. C’était arrivé tardivement, mais ça avait le don d’être bien présent maintenant. Nul doute que la princesse allait continuer de tomber de haut en apprenant tout ce qu’elle ne savait pas. Protégée dans sa cage dorée, la jeune fille n’avait pas du tout conscience du monde qui l’entourait. Visiblement, elle avait découvert un peu l’extérieur, mais ce n’était rien comparé au reste. Elle n’avait aucune idée de ce que cela faisait de vivre dans pauvreté, dans la misère et de devoir travailler pour survivre. Actuellement, Latika s’épargnait pas bien ces soucis d’ailleurs, même si elle travaillait avec son corps pour ne pas les avoir. Il y avait tellement de chose que Minati ne savait pas sur le monde, sur son père, sur toutes les personnes qui habitaient dans ce royaume et dans l’autre royaume. Elle pensait qu’une nouvelle guerre ne pourrait que sauver la situation. Ce n’était en soit pas complètement faux, mais elle ignorait encore tellement de chose. Comme le fait que son père avait largement profité de la situation à l’époque pour prendre le pouvoir, avant de faire cet accord avec le roi de Féerie pour que leurs peuples ne se rencontrent plus. Latika devait bien avouer qu’elle appréciait d’être celle qui apprenait à la princesse ce qu’était vraiment la situation, qu’elle lui parle elle-même de cette barrière qui se trouvait entre leurs deux mondes. Actuellement, la « jeune » femme ignorait encore que cette barrière comportait une faille et que le chemin n’était plus bloqué, elle le découvrirait prochainement quand elle recevrait une visite inattendue.

« Je suppose que c’est faisable. » Dit-elle en réponse à Minati, se demandant s’il n’était pas possible d’enlever cette barrière magique entre les deux mondes. « Mais comme cela vient de l’autre côté, je ne suis pas certaine que nous soyons capable de l’ouvrir d’ici. »

Et oui, la barrière n’était pas du ressort (ou pas complètement) du Royaume du bout de l’océan. Même s’il ne fallait pas qu’elle en parle à Minati, puisque son âge était un secret bien garder, elle se trouvait aux premières loges lorsque les deux royaumes avaient définitivement été séparé, l’empêchant par conséquence de retrouver ce qu’on lui avait pris (ce qu’on avait pris au royaume, mais elle en faisait une affaire personne et pour cause, cela en était une). Latika ne savait donc vraiment pas s’il était possible d’ouvrir la barrière, elle se retrouvait autant dans la flou que la princesse. En même temps la « jeune » femme devait bien avouer qu’elle avait eu d’autres choses à penser jusqu’à maintenant. Même si elle ne pouvait clairement pas occulter ce qui s’était passé lors de cette guerre, elle avait bien du se concentrer sur autre chose pendant ces années. Comme le fait de parvenir dans le lit du sultan afin de lui dicter sa conduite.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Dim 16 Aoû - 13:13


Deux belles fleurs
T

outes ces histoires avaient davantage l'air de tenir du conte, du mythe, que de la réalité, aux yeux de Latika, mais elle était bien contrainte d'y croire, parce qu'elle pensait la prétendante de son père bien incapable de lui mentir. Et la guerre, on lui en avait parlé, mais l'Histoire lui avait semblé tenir de la légende tant nul ne l'évoquait autrement. Latika disait forcément la vérité, où serait-elle allé chercher une histoire pareille ? Il était tout simplement impossible que ce ne soit pas vrai, même si la réponse ressemblait très clairement à de l'impossible. Une barrière enchanté les séparait d'un tout autre monde, dont les habitants les avait plongés dans la misère la plus totale. Et à présent, ils ne pouvaient pas récupérer ce qui leur était dû parce que les Féeriens s'étaient planqués, tout simplement. C'était à peine croyable, et complètement injuste. Minati espérait bien que, un jour, les Féeriens recevraient la monnaie de leur pièce. En attendant, il semblait qu'ils ne pouvait rien faire. C'était eux, ces étrangers, qui avaient mit tout en oeuvre pour qu'ils n'aient aucun contact. Et, au sein du royaume du bout de l'océan, ils ne pouvaient rien faire, si ce n'est peut-être de tenter des méthodes hasardeuses, et qui ne porteraient aucun fruit. En attendant, la situation était bloquée. Et ça ne posait pas de problème quand on ne s'en rendait pas compte. Sauf qu'elle s'en rendait forcément compte, maintenant, et donc, ça lui posait un très sérieux problème.

-Et Féerie, tu sais à quoi ça ressemble ?
demanda-t-elle, elle qui essayait d'imaginer ce que pouvait être cet autre monde, et à quoi ressemblait ces habitants.

C'était plus qu'étrange de se dire que, quelque part, au-delà de la partie visible de l'océan, il y avait tout un monde comme ici, avec son propre sultan, sa propre organisation, ses propres règles... Minati le savait, mais elle ne s'y était jamais intéressé avant ce jour. La princesse agrandissait, très progressivement, sa vision du monde et des autres. Son monde à elle avait été longtemps réduit aux murs de ce palais, à ces frontières de pierre qu'elle n'avait même pas eu la curiosité de franchir. Puis il s'était agrandi à ce qu'il y avait au-delà, cet espace que son père gouvernait, et dont elle ne savait, en définitive, absolument rien, pour ne pas dire qu'elle était purement et simplement ignorante. De sa misère en particulier. Et maintenant, elle devait agrandir plus encore la carte pour y loger un pays nouveau, et elle était saisie de curiosité. Qui que puissent être ces Féeriens, et même si elle ne savait absolument rien d'eux, elle les détestait par principe et par commodité. Mais elle avait tout de même envie d'en savoir et d'en apprendre plus. Elle ne savait pas si Latika pourrait vraiment la renseigner, puisque cette barrière avait été fermée depuis si longtemps, il était bien probable qu'elle n'en sache pas plus que ce qu'elle venait tout juste de lui apprendre, mais elle semblait tout de même au fait d'informations qu'on n'avait jamais laissé parvenir jusqu'aux oreilles de la princesse, ou alors très partiellement et sans détails. Elle voulait en savoir plus.







code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Mer 16 Sep - 16:02

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Latika appréciait de voir la curiosité dans les yeux de Minati, cela prouvait que la princesse avait maintenant ouvert les yeux sur le monde. Cependant, elle devait faire attention quand elle lui parlait et quand elle lui donnait des informations. Techniquement parlant, Latika ne savait pas autant qu’elle devrait le savoir. Normalement, elle n’était pas censée être l’une des gardiennes de ce que les féeriens avaient osés voler (un en particulier, qu’elle ne nommerait pas), elle n’était pas censée avoir été présente lors de l’installation de cette barrière entre les deux mondes. La maîtresse du sultan devait donc se montrer prudente, même si elle avait quand même à cœur d’aider la princesse. Minati méritait de savoir ce que son père lui cachait, surtout si cela pouvait lui être bénéfique. Latika avait évidemment conscience de la confiance que la princesse lui accordait et elle avait bien l’intention d’en jouer. Elle avait la confiance du sultan (et en même temps, elle se donnait du mal pour cela) ainsi que celle de son diamant de fille, c’était forcément une bonne position pour la « jeune » femme (ce qui au passage, devait ennuyer grandement la mère de la princesse). Latika n’avait rien contre Minati, mais en même temps elle n’avait aucun scrupule pour se servir d’elle. Parce qu’elle n’avait pas spécialement d’affection non plus. Tant que Minati le croyait pas contre, c’était bien pour tout le monde. Quand la princesse lui demanda si elle savait à quoi ressemblait Féerie, Latika lui répondit d’un signe de la tête avant de prendre la parole.

« Je n’en sais rien. » Elle afficha un léger sourire. « C’est bien trop vieux pour moi tout ça. »

Officiellement en tout cas, puisqu’en réalité la jeune femme avait été aux premières loges pour vivre la guerre et les conséquences. Il n’était pas question que la princesse découvre son petit « secret » ainsi que celui de ses frères, le fait qu’ils ne vieillissaient pas depuis ces évènements. Sans qu’il ne sache pourquoi d’ailleurs. Evidemment, ils avaient une petite idée de comment cela était arrivé, d’autour de quoi ça tournait, mais ils ne connaissaient vraiment pas les détails. Mais tant pis, Latika profitait de cette jeunesse qu’on lui avait offert du mieux qu’elle pouvait.

« Certaine personne ont peut-être eu l’occasion d’aller là-bas avant la guerre. » Dit-elle doucement à la jeune femme, simplement pour attiser un peu plus sa curiosité. Latika aimait vraiment que la jeune princesse se pose des questions (elle était une fille intelligente quand on lui en donnait l’occasion). « Par contre Minati, s’il te plait, ne dis pas à ton père que je t’ai raconté tout ça. »

Puisque le sultan s’était donné du mal pour ne pas montrer l’horreur de son monde à sa fille chérie, Latika n’avait pas envie d’être responsable si jamais il découvrait qu’elle avait une toute nouvelle ouverture d’esprit. Ce n’était pas le moment de perdre l’influence qu’elle avait sur le souverain de ce royaume. Alors, elle ne devait pas briser son image aux yeux de son père.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Dim 20 Sep - 9:29


Deux belles fleurs
L

a curiosité de Minati concernant ce pan de l'histoire qu'elle avait pourtant su, jusqu'ici, parfaitement ignorer, et sans une once de scrupule, bien au contraire, se moquant bien des personnes qui avaient pu souffrir et des dégâts qui avaient bien pu être engendrés (n'ayant pas conscience, à vrai dire, que ces dégâts avaient bel et bien eu lieu), était devenue intarissable. Comme bien d'autres choses, qu'elle se découvrait vouloir, elle exigeait la vérité et un maximum de détails. Mais toute adulte Latika était-elle, elle ne pouvait pas lui donner autant d'informations que ce que la jeune fille avait espérer. En même temps, c'était tout à fait logique. Cette grande guerre, si elle se fiait aux vagues cours d'histoire de son précepteur (auxquels elle n'avait malheureusement jamais adressé une oreille bien attentive - encore que ce qu'on lui apprenait de l'histoire ne manquait pas d'être un récit coloré, et surtout édulcoré), avait eu lieu avant sa naissance. Si Latika l'avait connue, elle n'était encore qu'une enfant, alors, elle ne pouvait pas parfaitement comprendre les tenants et aboutissants de tout cela, et moins encore avoir découvert Féerie. Dommage. Minati se sentait frustrée de ne pas pouvoir en apprendre davantage. La princesse hocha la tête quand elle entendit son interlocutrice lui demander de ne rien répéter à son père. Elle n'en avait pas eu l'intention. Elle le connaissait suffisamment bien pour savoir que ça finirait mal. Le sultan du royaume du bout de l'océan était prêt à tout pour sa fille chérie. Mais il y avait des sujets au sujet duquel Addarsh Raddhal poursuivait d'être intransigeant. Preuve en était des supplications de Minati pour ramener Gorav au palais, et qu'il n'entendait pas, pour le moment.

-Je lui dirai rien, t'en fais pas, je suis pas folle.
Ça l'agaçait profondément de ne pas pouvoir tout obtenir de son paternel, mais elle avait bien dû finir par se résigner. Sur certains points, du moins. Pas trop quand même. Tu crois que je pourrais en rencontrer ? Des gens qui sont allés là-bas ?

Elle n'était pas encore complètement satisfaite, non, de cette discussion, parce que, si elle avait soulevé bien des questions, les réponses étaient elles bien peu nombreuses, et Minati brûlait d'en apprendre davantage. Elle comprenait bien que Latika lui avait appris tout ce qu'elle savait (ou en tous cas, la princesse commettait l'erreur de le croire, et elle déchanterait bien rapidement, cela va sans dire), mais ce n'était pas parce qu'elle ne pourrait pas obtenir plus de réponses de sa part qu'elle ne voulait pas en apprendre davantage, qu'elle renonçait à l'opportunité de trouver la réponse à ses questions. Elle finirait bien par lever le voir sur tout ce qu'on lui avait caché. Pas sûr, par contre, qu'elle apprécie la réponse qui serait donnée à ses interrogations. Mais elle ne se rendait pas comptes des conséquences que cela pourrait bien avoir sur son moral et sur sa perception de la vie de manière général. Tout ce qu'elle avait cru simple allait se compliquer. Tout ce qu'elle pensait acquis allait être à reconsidérer.



code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Jeu 15 Oct - 20:09

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Latika se doutait bien qu’elle n’avait pas besoin de préciser à Minati de ne pas parler de leur conversation à son père, afin qu’elles n’aient pas d’ennui toutes les deux. La « jeune » femme avait beau avoir beaucoup d’estime pour la fille du sultan, ainsi qu’une certaine affection également, elle n’avait aucune envie de perdre ses privilèges pour elle. Elle avait bien trop à perdre à se mettre à dos le sultan, ce n’était pas maintenant qu’elle avait envie de se retrouver avec des bâtons dans les roues. Latika n’avait pas décidé de séduire le sultan (pour qui elle n’avait vraiment aucun respect ou affection, il fallait bien l’avouer) pour rien, c’était important pour elle de continuer d’avoir ses privilèges. Minati ne devait donc pas mentionner leur conversation et il était évident que la princesse s’en rendait bien compte. Mais Latika n’était pas du genre à ignorer les détails, elle préfère largement s’arranger que celle avec qui elle discutait comprenait bien les risques. Parce qu’il y avait bien des risques, pour toutes les deux. Si Minati voulait rester la petite préférée de son père, il ne fallait pas qu’il se rende compte qu’elle commençait à s’intéresser de trop à quelque chose qu’elle n’est pas censé savoir. Latika se contenta d’adresser un signe de la tête à la jeune femme pour la remercier de garder secret ce qu’elles venaient de se dire. Et son sourire réapparu en entendant la demande de Minati. Elle se montrait vraiment curieuse comme jamais, Latika ne l’avait jamais vu se poser autant de question. Ce n’était vraiment pas une mauvaise chose à ses yeux, c’était même très bien. Il était temps que la vision de la princesse s’ouvre enfin sur le monde.

« Si tu veux, je peux en chercher. » Dit-elle dans le but évident de continuer de l’avoir de son côté et qu’elle continue de l’apprécier (c’était important de se mettre la fille dans la poche quand on avait envie d’obtenir ce qu’on voulait de son père). « Et si j’en trouve, j’arrangerais pour que tu les rencontres. » Elle marqua une pause avant de reprendre. « Je ne te garantit rien bien sûr, mais je peux quand même essayer. »

Evidemment, Latika savait qu’elle avait une grande chance de réussir faire ce qu’elle promettait à la jeune fille. Mais en même temps, elle devait continuer de jouer le jeu de la jeune femme qui n’avait pas vécu cette époque de la guerre, parce qu’elle semblait être bien plus jeune que ce qu’elle était en réalité. Si Minati voulait donc, elle ferait cela pour elle. Simplement parce qu’elle avait envie que cette dernière continue de voir en elle une personne sur qui elle pouvait compter (pas comme sa mère par exemple - autant faire d’une pierre deux coups) et à qui elle pouvait tout confier. Il n’y avait pas que celui qu’elle parvenait à rejoindre dans son lit qu’elle devait avoir dans sa poche, bien au contraire. Et Latika faisait tout son possible pour que ses efforts aboutissent à quelque chose.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 900
Date d'inscription : 04/10/2014

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Sam 17 Oct - 11:09


Deux belles fleurs
U

n large sourire, témoignant du plus total enthousiasme, s'afficha sur les lèvres de la fille du sultan quand Latika lui dit qu'elle pourrait essayer de chercher et de trouver quelqu'un qui avait mis les pieds sur ces terres fascinantes que sont celles de Féerie. Elle ne savait pas exactement à quoi ça lui servirait... à avoir le témoignage d'un temps et d'un lieu révolus. D'un pan de l'histoire auquel on refusait de lui donner quelque accès que ce soit. Elle ne pouvait s'empêcher de se sentir concernée par tout cela, même si la jeune femme ne pourrait sûrement pas en faire grand chose. Après s'être cantonnée aux barreaux de sa cage dorée, et avoir seulement apprécié de voir à travers les murs de sa cage une illusion d'horizon, elle avait d'un seul coup envie de tout explorer. Elle ne se mentait pas, elle savait pertinemment que ce monde était cruel, Gorav le lui avait définitivement fait comprendre, mais elle en avait trop vu pour ne pas vouloir en voir davantage. C'était impossible de fermer les yeux une fois qu'ils avaient été si grands ouverts, même si c'était déstabilisant, et pas aussi heureux que cela pouvait bien être. Alors oui, elle ne serait jamais aussi reconnaissante envers Latika pour l'effort qu'elle lui promettait de faire. Elle ne parviendrait peut-être pas à ses fins, oui (ce qui décevrait beaucoup Minati, qui était habituée à obtenir tout ce qu'elle désirait, certes), mais au moins, Latika faisait des efforts, cherchait à lui rendre service... Des efforts que son père n'avait pas l'air de vouloir faire vis-à-vis d'elle. Leur conversation lui restait complètement en travers de la gorge, elle ne comprenait toujours pas qu'il se soit montré si véhément quand elle avait suggéré de réintégrer Gorav au palais. Elle espérait bien que les efforts combinés de Latika et elle parviendraient à lui faire changer d'avis. Beaucoup de services que Latika offraient de lui rendre d'un coup, décidément, Minati bénissait le jour où la jeune femme était entrée dans la vie de son père. Sans se rendre compte un seul instant, bien sûr, de ce en quoi elle pouvait chercher à lui nuire.

-Merci !
dit-elle dans un grand sourire, heureuse de s'être trouvée une alliée au moment où son père, qui lui accordait tout, lui adressait tout à coup un refus vif, et qu'elle tenait pour être sans appel. Heureusement que tu es là, Latika, avec mes parents, c'est l'enfer en ce moment. Oui, parce que sa mère n'était pas exemptes de défauts et de responsabilités non plus aux yeux de Minati. Ça fait du bien d'avoir quelqu'un sur qui je peux compter entièrement.

Elle pensait chaque mot qu'elle prononçait et les compliments, chez elle n'étaient pas bien nombreux, à moins qu'elle les utilise dans le but d'attendrir son interlocuteur afin d'obtenir de lui quelque chose.



code by Mandy

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Royaume du bout de l'océan
Messages : 810
Date d'inscription : 11/01/2015

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   Sam 7 Nov - 13:27

Minati & Latika
Deux belles fleurs.
Quand Latika agissait, il y avait toujours une raison pour elle de le faire. Elle ne prenait pas la peine de venir en « aide » ce point à Minati sans avoir une bonne raison de le faire. Evidemment, elle cherchait surtout à l’avoir dans sa poche, d’avoir un atout supplémentaire dans sa manche. La « jeune » femme avait vite compris qu’il était important pour elle d’avoir le diamant du sultan dans ses fréquentations, dans ses amies mêmes. Latika ne pouvait pas nier avoir un peu d’affection pour la princesse quand même, elle avait un caractère qu’elle appréciait. Cependant, elle n’hésitait pas à se servir d’elle afin d’obtenir ce qu’elle désirait, parce que Minati avait le don d’obtenir tous ce qu’elle voulait de son père (du moins, en règle général). Elle la manipulait donc, comme elle avait été manipulée autrefois. De nombreuses choses avaient changés au cours des longues dernières années, comme son cœur qui était devenu une pierre dans sa poitrine. Mais elle appréciait quand même Minati, par moment elle ne pouvait pas s’empêcher de se reconnaitre en elle. Alors elle allait lui venir en aide, pour qu’elles puissent être du même côté, afin qu’elle apprenne le plus de chose de Féerie, sans que cela ne vienne directement d’elle. Latika devait quand même préserver son fardeau secret, qui au fil des années n’avaient pas été si difficile que ça à porter. C’était certes une malédiction pour elle et ses frères, mais en même temps la « jeune » femme avait bien réussit à profiter de cette jeunesse éternelle qu’elle possédait.

« Tu pourras toujours compter sur moi. »
Elle en profitait évidemment pour en ajouter une couche, montré qu’elle était vraiment du côté de la jeune femme. Contrairement à ses parents qui apparemment, se montraient difficile avec elle et pas seulement le père de la jeune fille. En même temps, Latika n’était pas spécialement étonnée concernant sa mère, même si elle n’était pas vraiment objective la concernant. « Je suis sûr que tes parents ne veulent pas mal agir, ils cherchent simplement à te protéger. » Forcément, ce n’était pas vraiment ce que pensait la « jeune » femme, mais elle préférait jouer le rôle de la fille compréhensive avec tout le monde. Même si elle n’aimait vraiment pas la mère de Minati et qu’elle se contentait de se servir de son père. « Tu comptes énormément pour eux. »

Et il ne fallait pas longtemps pour le comprendre. Il suffisait de voir comment le sultan traité la jeune femme, lui offrant tout ce qu’elle voulait (même s’il semblait y avoir des choses plus difficile à obtenir). Et c’était bien parce que la princesse était la favorite que Latika prenait autant de peine pour se faire apprécier d’elle. Elle avait vraiment tout à y gagner.

_________________
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message#Sujet: Re: Deux belles fleurs (Minati)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Deux belles fleurs (Minati)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Deux belles fleurs (Minati)
» Même les plus belles fleurs finissent par se faner... [PV Ana - Margot]
» Les belles fleurs s'épanouissent à la nuit tombée [Solo|Modéré] 09/08/2020
» Les retrouvailles de deux jeunes fleurs [pv Hikari]
» L U L L A B Y •• faire l'amour dans les champs excite les fleurs.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feerie Tales :: Le royaume du bout de l'océan :: Le palais de Barbãda :: Les chambres & autres pièces-